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L'après Libre Journal

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Nos adieux à la matrice
par Nicolas Bonnal

D’un commun accord, nous avons décidé avec Hervé, le créateur et le manipulateur de ce site, de mettre fin à nos chroniques historiques, philosophiques, politiques et cinématographiques. J’avais été enchanté de pouvoir envoyer mes textes au site, ouvert avant la mort de Serge, et que je lisais lorsque je vivais au loin, là-bas, entre les Andes et les pampas - ce loin est devenu tout près, depuis. J’ai ensuite fourni d’autres sites du web grâce à la France courtoise. [...]

6 octobre 2013, 6e anniversaire de la mort de Serge - informations temporaires
C’est à lire
Les Ombres des ancêtres oubliés
par Mykhaylo Kotsubynskiy

Tatiana Bonnal, l'épouse de Nicolas, propose à nos lecteurs la traduction d'un classique de la littérature ukrainienne qui a inspiré le film Les Chevaux de Feu de Sergei Paradjanov.

7 novembre 2014 - lien permanent
C’est à lire
Commentaires sur mon oeuvre diffusée en PDF
par Nicolas Bonnal

Récemment à Paris, je me suis retrouvé sous le feu des pieux conseils d’anciens amis qui me reprochent de ne pas écrire d’oeuvre (???) ou de ne pas avoir de site Internet. Je n’ai jamais pensé que je puisse devenir Victor Hugo (comme il disait avec orgueil, donc avec justesse, il faut être Chateaubriand ou rien) et pour dire vrai, je ne suis pas très prêt à satisfaire les dix, vingt ou cent lecteurs qui ont pu m’apprécier, et que je n’ai jamais pu « sentir » non plus. On n’écrit que pour soi, comme dit Borges, pour oublier le temps qui passe, et pour quelques esprits proches. Mes essais les plus connus ont des dizaines de milliers de lecteurs, et cela n’a servi bien sûr à rien.

La technologie aura permis deux choses : prolétariser 99 % des écrivains (il faut acheter de l’action Amazon, elle vaut cent fois son chiffre d’affaires), faire que tout le monde se sente écrivain et que plus personne n’ait la patience et l’humilité d’être lecteur. Elle permet de jeter son texte en PDF comme une bouteille à la mer. Pourquoi pas ? C’est la nouvelle voie initiatique que j’ai évoquée avec peur et humour il y a de cela quinze années.

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7 novembre 2014 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Nos adieux à la matrice
par Nicolas Bonnal

On voit poindre, en effet, un âge où l’homme
n’attachera plus beaucoup d’intérêt à son passé.

Renan

D’un commun accord, nous avons décidé avec Hervé, le créateur et le manipulateur de ce site, de mettre fin à nos chroniques historiques, philosophiques, politiques et cinématographiques. J’avais été enchanté de pouvoir envoyer mes textes au site, ouvert avant la mort de Serge, et que je lisais lorsque je vivais au loin, là-bas, entre les Andes et les pampas - ce loin est devenu tout près, depuis. J’ai ensuite fourni d’autres sites du web grâce à la France courtoise. Pour parler comme le docteur Plantey, j’aurais peut-être dû écrire sur des sujets plus limbiques, la bouffe, la santé, le sexe, la psychologie, les piscines... Mais on ne se refait pas. On croyait comme toujours que de grandes heures approchaient. Le Grand Soir quand... Où êtes-vous, Jean Phaure, Serge, Jean Parvulesco, prophètes endormis du retour des grand temps ?

***

A propos de grand temps, ne surtout pas se faire des illusions sur notre cher passé, notre bel âge d’or. Prenez ces Grecs, si chers à Heidegger et à tout le monde !

« Il s’échauffe ensuite dans la conversation, déclame contre le temps présent, et soutient que les hommes qui vivent présentement ne valent point leurs pères. De là il se jette sur ce qui se débite au marché, sur la cherté du blé, sur le grand nombre d’étrangers qui sont dans la ville... puis il dit que le siècle est dur, et qu’on a bien de la peine à vivre... il lui annoncera comme une chose nouvelle que les Mystères se célèbrent dans le mois d’août, les Apaturies au mois d’octobre ; et à la campagne, dans le mois de décembre, les Bacchanales. Il n’y a avec de si grands causeurs qu’un parti à prendre, qui est de fuir. »

C’est de Théophraste, IVe siècle avant notre Ere, et c’est traduit par La Bruyère. Quand Kojève vous dit d’apprendre le Grec ! Presque aussi sots que nous sans la presse !

***

Mais parlons donc de notre mise en veille. Six ans après la mort de Serge, il fallait bien que cette décision arrivât, qui a été encouragée par les analyses de nos chroniques (tout est insupportablement la même chose depuis Juvénal, Montesquieu, Tocqueville, et l’excellent François Hollande ne mérite pas plus les critiques que la moyenne de ses prédécesseurs royaux et républicains) et par notre besoin de nous éloigner de la matrice. J’ai aussi arrêté la radio et mes contributions aux autres médias francophones. Ne plus transmettre, c’est ne plus se connecter ; ne plus se connecter, c’est ne plus se faire posséder par le système ; on ne doit garder le contact qu’avec le courrier électronique, seul nécessaire en fait (je me suis marié grâce à lui), mais qui est un genre tombé en déshérence (Facebook excite plus l’hyper-ego gonflé de mes contemporains). Pour le reste le réseau se limite pour moi à <archive.org>, <ebooksgratuits.com>, <uquac.ca>, car c’est là qu’on trouve gratuites les valeurs sûres. Pourquoi se fatiguer à s’informer ?

« S’il est permis à qui rarement regarde les journaux de porter un jugement, rien de nouveau jamais n’arrive à l’étranger, pas même une Révolution française. »

C’est ce qu’on appelle prendre le Thoreau par les cornes !

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6 octobre 2013, 6e anniversaire de la mort de Serge - lien permanent
Ma dernière chronique
La chasse au Delon est ouverte
par Nicolas Bonnal

J’ai redécouvert à Trevelez cet été qu’il y avait une vie hors de la matrice ; et que pour sortir corps et âme de la matrice techno et culturelle, il me fallait ne plus écrire de chroniques en français. Il ne faut plus être français du tout ; il me semble d’ailleurs que la France hollandaise, même mécontente dans les sondages, mérite ce qu’elle a, et qu’elle en redemande. Les chroniques, souvent incomprises, que j’ai faites depuis deux ans sur son histoire intellectuelle ne l’auront que trop confirmé : après 1870 les jeux sont faits en France pour le pire et l’encore plus pire. La France aime l’étranger, les droits de l’homme, le socialisme, le métissage, l’universalisme et l’Amérique post-WASP en guerre éternelle et inutile. C’est BHL qui a raison, BHL son saigneur et mentor officiel. La France postmoderne adore encore plus l’interventionnisme, le fun, les surgelés Picard et la fiscalité. Jules Verne même, ai-je appris récemment dans son excellent "Clovis Dardentor" explique que l’on perdra l’Algérie à cause de l’absence de vrais colons et de la sur-présence du fonctionnaire. Le dernier coup de grâce - ou de race - aura été donné en Mai 68 par le petit peuple néanderthalien, guidé par ses instits’ festifs et nihilistes, et toujours si soucieux de donner la chasse au restant des germains épargnés en 1789 ou sur les charniers républicains (pour 89 ce n’est pas de moi, c’est de Renan). Le mauvais pli pris par la droite molle ou faussement dure suit logiquement l’involution de cette terre fatiguée - et fatigante à plus d’un trait.

Pour le reste, comme me le recommande un commentateur désagréable à souhait (Jaurès, je crois, qui semble payé pour ça), je vais me consacrer de plus près à la grande littérature ou à quelque essai ambitieux ; je l’ai pourtant déjà fait, voyez mon catalogue, mais parfois en pure perte car les temps et les lieux ne s’y prêtaient pas. Mais j’ai été heureusement traduit en russe (mon "Tolkien" - ce n’est pas le seul traduit de mes opus), ce qui m’a permis de rencontrer ma merveilleuse femme. J’ai depuis viré à l’orthodoxie, laissant aux cathos réacs le soin de conspuer leur pape comme à l’époque de Léon Bloy.

Mes amitiés à mes rares mais suffisants lecteurs, mes Happy Few, comme disait l’Autre. Je leur recommande de réapprendre le latin pour lire les vrais classiques dans le texte, rien n’est meilleur pour l’esprit et sa santé. Virgile ou bien Tacite, quel pied de nez au système social ; quelle lumière aussi pour se préparer à la vieillesse et au sommeil éternel qui nous attend bien plus sûrement que la faillite de la presque Hollande ou la baisse des actions Facebook.

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3 octobre 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Le pape François et le tournant postmoderne du Vatican
par Nicolas Bonnal

On a parlé d’un blocage des cartes bancaires du Vatican peu avant le départ du précédent pontife, blocage qui aurait déterminé et accéléré l’élection du premier pape postmoderne, cool, ouvert au sens de Bergson ou Georges Soros.

Car depuis qu’il a été élu pape, alors qu’un bel éclair frappait le dôme de la basilique Saint-Pierre, le prélat italo-argentin Bergoglio n’a cessé de multiplier les provocations : c’est un rebelle. Cela se fait dans une certain indifférence toutefois, comme si déjà le troupeau endormi des brebis catholiques avait autre chose à faire. Comme ce pape se targue d’aimer Léon Bloy, on pourra lui citer ces propos du grand écrivain Français qui attendait surtout les cosaques et le Saint-Esprit :

« Et ce cortège est contemplé par un peuple immense, mais si prodigieusement imbécile qu’on peut lui casser les dents à coups de maillet et l’émasculer avec des tenailles de forgeur de fer, avant qu’il s’aperçoive seulement qu’il a des maîtres, - les épouvantables maîtres qu’il tolère et qu’il s’est choisis. »

Résumons-nous : le pape n’aime pas le protocole, il n’aime pas les tenues du pape, il aime bien la cause israélienne et pas trop la cause palestinienne, il aime les pauvres mais il aime aussi Goldman Sachs (banque officielle du Vatican avec deux conseillers en or comme les sinistres Sutherland et le créateur de la guerre en Irak Wolfowitz), il n’aime pas non plus les homophobes, les obsédés de l’avortement, les cathos "restaurationnistes" et légalistes. Car s’il ne s’estime pas assez pour juger les gays (« qui suis-je pour les juger ? »), il s’affirme bien sûr suffisamment pour en finir avec les traditionalistes !

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1er octobre 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
1870 : la prophétie d’Ernest Renan sur Hitler et la Russie
par Nicolas Bonnal

Le vingtième siècle aura été marqué par d’épouvantables guerres racistes menées par les Allemands, guerres menées contre d’autres peuples blancs, surtout le russe ; au cours de la première guerre mondiale, l’Allemagne aura tué deux millions de soldats russes, facilité la fin du tsarisme et la venue au pouvoir des bolcheviques et donc la guerre civile ; ensuite, au cours de la deuxième guerre mondiale, l’Allemagne nazie, qui a succédé à celles des Ludendorff et autres Hindenburg, prédécesseur de Hitler au pouvoir, extermine vingt millions de Russes et d’Ukrainiens au nom de la criminelle et burlesque théorie raciale venue de Gobineau et de Chamberlain, et qui voit dans les slaves une race européenne récemment mongolisée (?!?) et rendue miraculeusement inférieure par le cours de l’Histoire !

C’est en 1870, suite à la trop facile victoire contre la France dilettante et sordide du Second Empire, que les Allemands attrapent la grosse tête, comme on dit, et se convainquent qu’ils doivent mener le monde à leur guise avec le peuple-frère anglais, qui leur déclarera pourtant deux fois la guerre. Les sinistres et grotesques théories de Chamberlain deviennent le livre de chevet de Guillaume II qui les offre même aux diplomates américains comme le curieux Rowland Francis, futur ambassadeur en Russie pendant la Révolution du même nom.

Et c’est à ce moment que notre cher Ernest Renan, un des Français les plus cultivés et plus fins de ce siècle, prend la plume pour écrire au penseur allemand David Strauss, auteur comme lui d’une vie de Jésus retentissante et postchrétienne. Renan aimait l’Allemagne pacifique et savante, celle du peintre Friedrich et du début du siècle romantique. Voyez Balzac qui écrit au début de la célèbre "Auberge Rouge" : « cette noble Germanie, si fertile en caractères honorables, et dont les paisibles moeurs ne se sont jamais démenties, même après sept invasions ».

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9 septembre 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
La destruction du monde arabe et notre élite hostile
par Nicolas Bonnal

A quoi sert la destruction du monde arabe ?

Le vrai visage du printemps arabe - expression que l’on devait à Benoist-Méchin - m’est apparu ici assez vite : des foules marginales, manipulées et bien filmées par les télévisions du Qatar ont été parées de toutes les vertus ; le départ décrété nécessaire sur Facebook de leurs tyrans auxquels on substituait les mandataires des oligarchies pro-anglo-saxonnes (on n’a pas beaucoup évolué depuis Lawrence d’Arabie, et peut-être qu’après tout les bédouins de Ryad, La Mecque et Doha sont des MI5 et CIA maquillés et grimés) nommés Frères musulmans ou autres. Ces illusionnistes, bien qu’ayant promis la privatisation du canal de Suez (quel grand clin d’oeil !), n’ont pas été capables par exemple en Egypte de faire que le citoyen chahuteur de la rue s’en sorte mieux qu’avant avec ses soixante dollars par mois : pourquoi la Fed n’imprime-t-elle pas plus de billets ? Le chahut a chassé le touriste et les comptes de la nation ont plongé un peu plus - sauf ceux de l’armée, toujours payée et équipée par l’étranger et donc toujours soucieuse de bien faire. Un peu auparavant, un pauvre ambassadeur américain avait d’ailleurs aussi mal terminé que l’ancien dictateur local. Cet ambassadeur, on l’aura compris, ne faisait pas partie des réseaux, des agences et des élites hostiles qui dirigent notre monde : il pouvait donc être étranglé après avoir été sodomisé au nom d’Allah par les hommes de main de qui de droit. Et la presse a pu s’en prendre aux chrétiens intégristes qui aux Etats-Unis auraient suscité l’ire des frères musulmans en mettant sur le réseau de damnables images islamophobes. Quand on accepte d’être informé comme cela, on peut montrer tout de suite sa gorge au bourreau.

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6 septembre 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
La force tranquille du vicomte de Bonald en quelques phrases
par Nicolas Bonnal

Le vicomte de Bonald est certainement plus que Maurras le fondateur de la révolution conservatrice en France, le théoricien de la restauration intelligente. Point compromis par les excès verbaux du journaliste, il n’a pas non plus le fondamentalisme de Joseph de Maistre, beaucoup plus populaire (sans doute pour cette raison) ; il lui a manqué sans doute un vulgarisateur reconnu pour déplier les recoins de sa vaste et encyclopédique pensée, et en dérouler les fils de la subtile simplicité. <archive.org> m’a permis de lire ou de relire les dix-sept volumes de ses merveilleuses oeuvres complètes. Je me contente de donner à mes lecteurs un avant-goût de son style et de son esprit car ce théoricien présumé obscur et peu frondeur est un régal pour les sens et la sensibilité. J’en laisse juges mes lecteurs en les invitant à partager les « comptes de fée » de ce grand esprit toujours ignoré et jamais oublié.

***

Voyez cette première phrase qui résume en deux lignes de concision efficiente toute l’entropie de ce monde dit moderne :

« En France, on a substitué moralité à morale, en Allemagne, religiosité à religion; partout, honnêteté à vertu. C’est à peu près la même chose que le crédit substitué à la propriété. »

« ... Ceci nous ramène à la constitution de l’Angleterre, où il n’y a pas de corps de noblesse destinée à servir le pouvoir, mais un patriciat destiné à l’exercer. »

« Que s’est-il donc passé dans la société, qu’on ne puisse plus faire aller qu’à force de bras une machine démontée qui allait autrefois toute seule, sans bruit et sans effort ? »

« Ils deviennent crédules en cessant d’être croyants, comme ils deviennent esclaves dès qu’ils cessent d’être sujets. »

« Il y a des hommes qui, par leurs sentiments, appartiennent au temps passé, et par leurs pensées à l’avenir. Ceux-là trouvent difficilement leur place dans le présent. »

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5 septembre 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
De Jésus à Hitler : Jules Isaac et la lapidation morale du christianisme
par Nicolas Bonnal

Et après les prédicateurs chrétiens, voyez
venir les hideux libellistes, les Streicher nazis.

Il y a soixante ans, Jules Isaac, auteur avec Malet de nos fameux manuels scolaires républicains, travaille à la réconciliation du christianisme avec le judaïsme et à la constitution de ce qu’on nomme aujourd’hui le judéo-christianisme ou oecuménisme. Il est bien sûr maintes fois reçu par Jean XXIII. Voici ce que cet ami de la foi et de la tolérance écrit dans le texte, bien sûr sans commentaires.

***
1) sur les évangélistes :

« L’historien a le droit et le devoir, le devoir absolu, de considérer les récits évangéliques comme des témoignages à charge (contre les Juifs), avec cette circonstance aggravante qu’ils sont les seuls témoignages et pèsent tous les quatre du même côté : nous n’avons ni témoignages juifs (valables) ni témoignages païens à mettre en regard et en balance. Or, nulle part ce parti pris des évangélistes n’est plus apparent, plus accentué, nulle part cette absence de documentation non chrétienne plus déplorable que dans l’histoire de la Passion... Il saute aux yeux pourtant qu’ils ont eu tous les quatre la même préoccupation, qui était de réduire au minimum les responsabilités romaines pour alourdir d’autant les responsabilités juives. Inégaux d’ailleurs dans le parti pris : à cet égard Matthieu l’emporte de loin, non seulement sur Marc et sur Luc, mais peut-être même sur Jean... Mais la vérité historique y trouvait-elle son compte ?

Mais les quatre évangélistes, pour une fois d’accord, affirment : C’est par les Juifs que Jésus a été livré aux Romains ; c’est sous l’irrésistible pression des Juifs que Pilate, désireux d’innocenter Jésus, l’a néanmoins fait supplicier. Donc, c’est aux Juifs, non aux Romains, simples exécutants, c’est aux Juifs que la responsabilité du crime incombe, sur eux qu’elle pèse, d’un poids surnaturel, qui les écrase...

Matthieu (XXVII, 24-25) est seul à savoir et à dire que le procurateur Pilate s’est lavé les mains, solennellement, à la mode juive, pour dégager sa responsabilité du sang innocent qu’il se voyait contraint de verser. Seul également à noter que "tout le peuple" s’est écrié : "Son sang sur nous et sur nos enfants". Marc, Luc et Jean ne savent rien, ne disent rien, ni du fameux lavement de mains ni de la terrifiante exclamation. » ("Jésus et Israël", p. 481).

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4 septembre 2013 - lien permanent
Relecture post-Apocalyptique
Le Bon, Maurras et notre impayable éducation républicaine
par Nicolas Bonnal

Il faut en finir avec la plus sournoise
mais la plus odieuse oppression
intellectuelle qui ait pesé sur un pays.

Charles Maurras

Quand un personnage l’exaspérait, Bernanos disait qu’il était impayable (par exemple « l’impayable tzigane » pour Esterhazy). Je trouve que le terme convient très bien à notre éducation nationale soviétiforme (mais au moins l’Armée Rouge était respectée !) qui est à la fois impayable par ses résultats et impayable par le prix de revient de ses services : premier budget de l’Etat pour 30 % de chômeurs chez les jeunes et 80 % d’exilés chez les élites jeunes diplômées ! Tout le monde ne sait pas jouer aux cartes comme le fils Fabius pour s’acheter un loft à sept millions !

Consolons-nous : les merveilleux résultats de notre éducation républicaine, avec son chômage de masse, son inefficacité cyclique et sa prodigieuse propagande humanistique, ont toujours inspiré les bons esprits depuis les lois Ferry. Naguère puissance prestigieuse et mimétique, avec il est vrai une vocation (comme disaient Nietzsche ou Bainville) surtout aristocratique, la France est devenue une puissance de second ordre au milieu du siècle passé avant de sombrer dans le ridicule de nos jours.

Je trouve ces bonnes affirmations dans la "Psychologie de l’Education" de notre cher et catastrophé Gustave Le Bon, auteur qui d’ailleurs était devenu la référence du président Théodore Roosevelt :

« On trouverait en France des milliers de personnes capables de reconnaître l’état lamentable de notre enseignement, mais je doute qu’il en existe dix aptes à formuler un projet utile de réformes universitaires. »

Le Bon a une bonne et rassurante vision des choses puisqu’il sait que la France républicaine est et restera incurable :

« Il faut donc se résigner à subir l’Université. Elle restera une grande fabrique d’inutiles, de déclassés et de révoltés jusqu’au jour, probablement fort lointain, où le public suffisamment éclairé et comprenant tous les ravages qu’elle exerce et la décadence dont elle est cause, s’en détournera définitivement ou la brisera sans pitié. »

Comme disaient les bons vieux Shadocks de mon enfance en 1972, quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème !

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3 septembre 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Saint Bernard, Benoît XVI et la très nécessaire excellence du chant chrétien à la messe
par Nicolas Bonnal

Il qualifie la cacophonie d’un chant mal
exécuté chute dans la regio dissimilitudinis,
dans la "région de la dissimilitude".

Beaucoup d’entre nous chantonnent à la messe le dimanche sans y prendre garde, laissant à des oreilles béotiennes et philistines le soin d’apprécier une véritable cacophonie de voix éraillées. Si le prêtre et la chorale n’ont pas astreint l’assistance à une certaine discipline, cela peut à mon sens provoquer un véritable désastre sur le plan spirituel ; je le dis comme je le pense parce que de grandes voix et de grandes plumes se sont appliquées à dénoncer le chanté éraillé de la messe fatiguée qui n’honore pas Notre Seigneur.

Il faut d’abord voir que la messe n’est pas une corvée, pas plus que le dimanche. Je me rappelle Sister Act, cette petite comédie osée racontant l’histoire d’une chanteuse réfugiée dans un couvent, et qui disait tout honnêtement que les gens préfèrent payer cent dollars au spectacle qu’aller écouter un choeur grelottant mais gratuit à la messe. C’est que le choeur - ou le coeur - n’y est pas. Le "catho" des médias, un peu oublieux de Bach et de Monteverdi, est alors le premier à collaborer à la mauvaise image qu’on a de lui, puisqu’il casse les oreilles de « son Dieu » comme de l’assistance.

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2 septembre 2013 - lien permanent
Après l’Apocalypse
Le printemps franco-arabe et l’exode des Juifs de Paris
par Nicolas Bonnal

Dans ses Mémoires intitulés "Le Voleur dans la maison vide", Jean-François Revel s’estimait heureux de pouvoir lire l’italien, l’anglais et l’espagnol pour savoir ce qui se passait un peu ailleurs ; attendu que de France... Les logiciels de Google traduction aujourd’hui nous permettent de vite savoir ce qui se passe à l’étranger, pour peu que nous nous penchions sur le problème. Ils nous permettent aussi de savoir ce qui se passe dans notre pays, puisque nos médias subventionnés par l’Etat ne nous le permettent pas.

Récemment, nous avons donc pu apprendre qu’un nouvel exode juif a commencé. L’article est paru dans le journal italien La Stampa, il a été repris en anglais, et il est signé Maurizio Molinari. Il fait état de la présence toujours plus importante de Juifs notamment orthodoxes et sépharades à New York et de leur peur de demeurer en France, peur qui est partagée par de plus en plus de Français en Hexagonie.

Certains évoquent les facilités professionnelles ou confessionnelles aux USA, d’autres le besoin de bouger, tous insistent sur l’insécurité et la menace que font peser sur la communauté juive les chances pour la France, comme on disait jadis chez des élites encore plus Illuminati que d’habitude. Je sais aussi par des amis que tout le seizième arrondissement est à vendre en ce moment (l’article précise qu’il y a plus de restaurants kascher dans le seizième que dans tout Manhattan), et que Paris se vide ; on sait que les quatre cinquièmes de nos diplômés de haut vol commencent de nos jours leur carrière à l’étranger, et que les Français exilés depuis 1995, suite au matraquage fiscal de Juppé-Madelin, inscrivent de moins en moins leurs enfants dans les écoles de l’Alliance dite Française.

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30 août 2013 - lien permanent

Serge de Beketch : 'Mémoires Inachevés', présentés par Nicolas Bonnal et Danièle de Beketch

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par Serge de Beketch et Patrick Gofman, lors de l'émission du 11 avril 2007 sur Radio Courtoisie. (0:38)


Archives du Libre Journal de Serge de Beketch en ligne

Archives du Libre Journal de Serge de Beketch à télécharger

Nicolas Bonnal : 'Les voyages de Horbiger, ou les Maîtres Carrés'

Patrick Gofman : 'Dictionnaire des Emmerdeuses'

Nicolas Bonnal : 'Mal à Droite - lettre ouverte à la vieille race blanche'

Laurent Blancy : 'Atlas de géopolitique révisé'

Patrick Gofman : 'Vengeances de Femmes'

François Brigneau : 'Faut toutes les buter'

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta : 'Almanach du Marquis 2009'

Laurent Glauzy : 'Extraterrestres - Les messagers du New Age'

Retrouvez le Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Beketch,
avec Victoria, J.-P. Rondeau, F. Roboth, Le Marquis et Gofman.

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