Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 282 du 8 janvier 2003 - p. 2
Lettres de chez nous
Oléoduc humanitaire

A l’issue de leur intervention humanitaire en Afghanistan, les Américains vont enfin pouvoir faire passer le fameux oléoduc de 1 500 km estimé à deux milliards de dollars au beau milieu du territoire afghan.

Ce pipeline reliera le Turkménistan au Pakistan.

Le pouvoir « ami » actuellement en place à Kaboul après la chute des Talibans a donc permis à Washington d’arriver à ses fins, le projet venant officiellement d’être signé, les entreprises US se partageant, bien sûr, le gros oeuvre pour la construction de ce pipeline.

L’affaire remonte à loin.

Qui sait, par exemple, que Hamid Karzai, le président afghan actuel, est un ancien consultant de l’entreprise pétrolière US Unocal qui avait déjà lourdement investi, il y a cinq ans, dans ce projet, en accord avec le pouvoir taliban de l’époque ?

Cette « collaboration » avait été interrompue par les attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en 1998 pour lesquels Oussama Ben Laden avait déjà été recherché.

Depuis dix ans, les Etats-Unis ont mis progressivement la main sur les champs de pétrole d’Asie centrale, Kazakhstan, Tadjikistan, Uzbékistan et Turkménistan, dont l’exploitation demande un désenclavement qui se fera donc en partie par l’Afghanistan en évitant évidemment l’Iran.

L’un des proches conseillers de G.W. Bush dans cette affaire n’est autre que Zalmay Khalilzad, lui aussi ancien de l’Unocal...

Finalement, la géopolitique, ce n’est pas si compliqué que ça...

M.S. (Paris)
Rats-v’partie

Réfugié depuis un an dans le bocage breton entre Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel, après trente années passées en banlieue parisienne, j’ai été rattrapé par celle-ci et ses déchets, le temps d’un week-end.

En marge des Transes musicales de Rennes s’est déroulée une « rats v’partie » géante non loin de chez moi. La presse kollabo a parlé d’une réussite sans incidents majeurs... à part des dizaines de cas d’hospitalisation, de l’ecstasy et autres drogues consommées en toute liberté, un viol pédéraste avec sodomie collective (prouvée par les analyses-sic !), des dizaines d’hectares bocagers ravagés, des vols et des tonnes d’immondices déféquées par vingt mille zombies camés jusqu’au rectum ! Et le tout organisé par la « prés-fête » et encadré par les flics (qui, pour une fois, n’emm... pas la mère de famille allant à l’école chercher ses enfants, pour défaut de ceinture) sur des terrains privés réquisitionnés de force ! A moi les Chouans, Cadoudal et La Rouërie !

Seule bonne nouvelle au tableau : les celto-ploucs du coin qui meuglaient contre la Bête immonde de l’entre-deux-tours s’en sont pris plein le mufle. Marrant, non ?

P.N (35)
Courrier de la trouille

Sur sept amis à qui vous avez envoyé, sur ma demande, un specimen du Libre Journal, deux ont été contrariés.

Non pas d’avoir reçu le journal, qu’ils ont trouvé très intéressant, mais parce qu’ils ont peur d’être fichés.

« Tu comprends, m’a dit l’un d’eux, je n’ai pas envie, en cas de grabuge, de voir arriver une bande de bronzés chez moi, avec des barres de fer... »

Et ces gens-là sont d’accord avec nos idées !

Je leur ai conseillé de faire provision de couches-culottes pour 3e âge, pour le jour où les « jeunes et les moins jeunes » vont décréter les non-musulmans hors-la-loi.

Pas aisé de faire de nouveaux abonnés dans ces conditions-là...

J.J (courriel)
Poème généreux

Petit poisson devenu grand
S’en allait, le nez en trompette,
Rêvant aux Isles du Levant.
Il sifflotait un air de fête,
Celui des nouveaux émigrants :
« Y a pus d’zeuros ! »

Courtoisement mais sans faiblesse,
Je le détournai de sa course,
Afin qu’emplissant votre assiette,
Il s’en prélasse dans ma bourse.

Louant saint Pierre pour ses largesses
Dans sa réponse à mes requêtes,
Mettant par ci du beurre
Aux trous de ma tartine,

J’éponge par là quelque dette,
Pensant à ceux dans la famine :
Après celles de mes étangs,
J’ouvre la bonde à l’ambroisie !

Une obole timide en ce pli,
Je clame d’une voix triomphale :
« Soyez Libre, ô Journal
Et restaurez ma vie ! »

Envoi : Vous m’en mettrez bien pour deux ans !

F. de Langalerie
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