Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 282 du 8 janvier 2003 - p. 6
Et en France ?

Professeur de lettres-histoire-géo dans un lycée professionnel de la région parisienne, j’enseignais à 90 % de non-européens.

Arrivant en troisième, ces élèves ne savaient pas faire la différence entre passé simple, imparfait et passé composé...

Leur seul sentiment lisible est la haine. L’Européen est vu comme le colonisateur, De Gaulle comme celui qui a voulu mettre la main sur l’Algérie (!), les élèves ont des papiers français parce que cela les arrange mais ils n’ont que haine et mépris pour la France, la République, les juifs.

Et cela se traduit parfois de manière violente.

Ainsi « la proviseure » a dû être transportée à l’hôpital. Elle avait osé faire une remontrance à un élève et ce dernier lui avait « foutu son poing dans la gueule »...

Les profs sont évidemment sur les nerfs. Lutte ouvrière et la CGT sont des institutions et pourtant, chez les profs de souche européenne, on entend des propos parfois peu conformistes.

Une infirmière scolaire est présente deux jours par semaine « à l’écoute des élèves ». En fait, elle a surtout un rôle de délatrice vis-à-vis des professeurs.

Très rapidement, j’ai constaté l’absence d’intérêt de mon travail. L’examen du Brevet d’enseignement professionnel est d’une débilité déconcertante ; il consiste uniquement à copier des documents fournis. En fait, il suffit de savoir lire pour être reçu.

Les professeurs de comptabilité m’ont confirmé que c’était la même chose dans leur matière.

Las des insultes quotidiennes, des rapports et des exclusions temporaires, j’ai démissionné après avoir vu mon bureau retourné par un élève. J’avais tenu quatre mois.

G. G.
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