Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 282 du 8 janvier 2003 - p. 11
Traditions
par Michel de L’Hyerres
Six recettes de survie

En ce temps de disgrâce qui s’annonce pour la nouvelle année, les actes de banditisme intérieurs et extérieurs, les guerres, les pollutions, les épidémies, les inondations sont l’expression de la folie qui s’est emparée des élites par les illusions du Progrès : angélisme humanitaire associé à l’athéisme et confiance stupide dans le développement des sciences et techniques.

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Le monde entier n’est pas remis des deux folies idéologiques qui, dans le prolongement de la Révolution française, ont ruiné l’Europe : le national-socialisme et le communisme, pour qu’une troisième chimère matérialiste apparaisse : le libéralisme totalitaire américano-sioniste.

La divine inspiration qui conduisit Clovis à sa conversion à la sainte religion catholique romaine nous valut treize siècles de grandeur et de prospérité. Le retour à Dieu, l’approfondissement quotidien de la foi par l’étude, la prière, l’exercice de la charité et de l’esprit de pauvreté constitueront notre recette n° 1.

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La France est malade de sa République « intrinsèquement perverse », de sa classe dirigeante dévoyée qui, mue par « l’instinct de mort », mène le peuple français à sa disparition, à l’image du joueur de flûte des Contes de Grimm qui conduisit les enfants de Hameln à leur noyade dans les eaux du Rhin.

Tourner le dos à l’Etat, bannir sa gent bureaucratique, faire taire chez soi sa propagande empoisonnée, refuser pour ses enfants son enseignement calamiteux...

C’est notre recette n° 2.

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La vie, éternelle adaptation, nous entraîne irrésistiblement vers l’imprévu qu’il conviendra de surmonter, ainsi que nous le montre le grand historien anglais Arnold Toynbee selon lequel « une civilisation est une réponse à un défi » ; celui qui se contente de « vivre », donc de jouir, est porté à déchoir, alors que celui qui « sur-vit » sollicite constamment ses facultés et excite son esprit guerrier que Dieu a conçu.

Le sens de notre action sera donc de nous placer avec notre famille dans un environnement naturel où la nécessité est quotidienne : littoral, campagne ou montagne. Le retour à la ferme familiale autarcique, voire, éventuellement, au nomadisme sera notre recette n° 3.

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La survie est commandée, de prime abord, par la prudence, par la mesure : il ne s’agit pas de s’embarquer dans une aventure inconsidérée mais de placer le plus de chances possible de son côté en voyant petit et pratique.

La survie, c’est d’abord durer en transmettant le flambeau de la vie à ses enfants ; cette vertu de prudence dans l’action nous invite à observer trois phases :

1) la collecte des moyens propres à résoudre un problème à la fois ;

2) le choix du meilleur moyen ;

3) l’action prompte et résolue.

C’est notre recette n° 4.

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La Révolution détruisit l’ordre traditionnel et fit des Français des solitaires devant l’Etat tout-puissant (loi Le Chapelier du 14 juin 1791). Des mesures furent prises contre le droit et la propriété familiale : suppression du droit d’aînesse et atteinte au droit de tester, confiscation des biens de l’Eglise et des émigrés, puis droits de succession élevés qui ruinèrent les patrimoines et généralisèrent « l’enfant unique » ; d’où le déclin démographique et l’actuelle invasion tiers-mondiste.

La famille nombreuse, meilleur moyen de se survivre à soi-même, sera notre recette n° 5.

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Notre classe politico-médiatique, cerveau criminel de la République, animée par un penchant morbide au ressentiment, moteur du dogme chimérique de la bonté naturelle de l’homme, la porte à faire passer la vie, le confort et la protection du malfaiteur avant ceux de la victime ; la police et la justice, infectées par cette idéologie funeste, ne remplissent plus leur rôle de protecteurs du « bien commun ».

L’autodéfense sera notre recette n° 6.

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