Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 283 du 17 janvier 2003 - p. 20
C’est à lire
Hitler tel que personne
n’a jamais osé le montrer

Hitler démocrate ? Convenons-en, le titre n’est pas banal. De toutes les injures dont on a accablé le Saddam Hussein germanique depuis trois quarts de siècle, celle-là n’est certes pas la moindre.

D’autant que la vérité commande de dire qu’elle vient d’un ami. Que dis-je d’un ami ? D’un fils ! Puisque l’auteur de ce livre n’est autre que l’homme que le chancelier considérait comme le rejeton qu’il n’avait jamais eu : Léon Degrelle en personne, l’extraordinaire fondateur du Rexisme, cette philosophie politique belge qui faillit sauver l’Europe.

Il ne faut donc pas voir dans cet oxymore une intention malveillante.

C’est plutôt un trait d’humour typiquement Degrellien, mélange d’incontestable vérité historique et de pure et simple provocation.

En tout cas c’est le titre que son auteur a choisi de donner à un livre formidable, dans le sens le plus ancien et le plus moderne à la fois du mot.

Formidable à faire peur, tant le fossé est immense entre la réalité vue par Degrelle de cette énigme vivante qui, selon le mot du journal Die Zeit, « dépasse toute force humaine » et « l’immense fatras truqué offert aux foules » qui a fini par imposer la caricature d’un fou furieux, débile, drogué, maniaque sexuel, impuissant, ignare, bête, méchant, bref, tellement nul qu’on en viendrait presque à se demander comment tout un peuple a pu le suivre si longtemps et comment tant de gens intelligents, nobles, forts, avisés, rigoureux, sains, généreux, cultivés et gentils ont pu se laisser foutre une aussi mémorable raclée par un tel minus habens.

Formidable aussi par le plaisir que l’on éprouve à déguster le style rapide, vif, incisif, malin, provocant et si purement français par sa légèreté et son esprit, de Léon Degrelle.

Pas un mot, pas une ligne qui ne soit frappée au coin de l’originalité et du culot.

Exemple : quand tous les biographes, tous les mémorialistes, tous les témoins ressassent le même discours sur le regard (de « démon enflammé », de « prophète fou », de « possédé criminel », de « charlatan hypnotiseur ») du Führer, que voit Degrelle ?

Ceci : « ... lorsqu’il apparaissait, c’était sa petite moustache, pareille à une brosse à dents, qui se remarquait d’abord, drue, d’un brun foncé. »

Mais les yeux, à la fin, les yeux ? : « ... les yeux bleus de Hitler étaient-ils ensorcelants ? Ils étaient beaux, d’un bleu de bleuet. Mais jamais ils ne m’ont mis en transe. »

Et cette remarque, si inattendue, si « gonflée » dans sa banalité : « Il tempérait vite, par une pointe d’humour, ce qui eût pu paraître trop solennel dans son propos. »

Qui a jamais osé écrire une chose pareille sur Hitler ?

Degrelle. Degrelle qui, posément, page après page, balaie le fatras de sottises amoncelées sur le cadavre du dictateur.

L’ignare lisait Dante et Renan. Le drogué ne buvait que de l’eau. Le malade fit preuve jusqu’au dernier moment « d’une vigueur physique et intellectuelle exceptionnelles ».

Et les paradoxes, les mises au point, les rectifications, se succèdent, mettant en lumière tel aspect ignoré ou oublié de la réalité allemande des trente premières années du siècle passé.

A l’évidence, Degrelle n’a jamais lu les historiens du national-socialisme. Il s’est contenté de vivre cette aventure et de connaître intimement son sujet.

Ce qui, on le comprend, enlève tout intérêt politique à son témoignage : « Ecartons les faits, disait Rousseau, car ils sont étrangers à la cause. »

On se gardera donc bien de tirer le moindre enseignement politique de ce livre.

On se bornera à le lire d’un oeil citoyen comme un document exceptionnel propre à alimenter la réflexion de l’homme libre et qui entend le rester...

Un document qui apporte un regard unique sur une période de l’histoire qu’il est interdit de considérer autrement qu’avec un mélange d’épouvante, d’horreur et de mépris.

Un véritable coup de projecteur sur les années les plus sombres de notre histoire.

Le Libre Journal

Hitler démocrate, par Léon Degrelle. Exclusivement par correspondance.
Editions de l’Homme Libre. 26 rue des Rigoles - 75020 Paris
Deux volumes reliés toile avec photos.
60 teuros (port gratuit pour les lecteurs du Libre Journal)
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