Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 284 du 30 janvier 2003 - pp. 4 à 6, 18 et 19
Gollnisch sauve l’honneur

Seul dans le monde politique, Bruno Gollnisch, délégué général du Front national, a réagi à la condamnation de l’historien lyonnais Jean Plantin.

« Jean Plantin dont les écrits ne sont ni diffamatoires ni injurieux pour qui que ce soit, et relèvent évidemment de la critique historique, révèle la terrible régression de la liberté d’expression dans notre pays, à l’instigation de divers groupe de pression, dont le Parti Communiste, complice des plus terribles génocides du XXe siècle, et initiateur de la tristement fameuse loi Gayssot.

Ces lois répressives sont une offense à l’intelligence, à la justice, et à la légitime recherche de la vérité.

Elles n’honorent ni notre pays, ni notre système judiciaire, contraint d’imposer par force on ne sait trop quelle vérité officielle, ni la ville de Lyon, capitale de la Résistance, qui va peut-être devoir renfermer dans ses prisons le premier prisonnier d’opinion français depuis longtemps. »

Alerte au judéo-fascisme !

René Monzat est un des animateurs de Ras l’Front et se présente comme "chercheur, spécialiste de l’extrême droite". A la ville, le "chercheur" Monzat est le fils du réalisateur Eric Rohmer. Pour passer le temps, il collabore au magazine Pour la Palestine. Dans un numéro récent de cette revue, Monzat signe un article sur le Bétar et le Tagar - deux violentes milices sionistes. Notre très savant chercheur écrit à propos des deux groupes cités : "En faisant monter la tension, ils espèrent accélérer le ralliement des Français juifs à la politique de Sharon. Ils veulent d’autre part casser les relations existant entre les institutions juives et la gauche pour lui substituer une alliance avec les franges les plus dures de la droite, incluant, sur un base anti-islamiste, anti-arabe, l’extrême droite de Mégret et Le Pen." Ho ho ! Cela confirmerait la main sioniste dans le site Internet SOS-Racaille, par exemple. Et ce serait bien embarrassant pour tous les besogneux du prétendu "antifascisme", n’est-ce pas ? Snif.

Ad nauseam !

Programme de la journée européenne de commémoration de la Shoah dans une école marseillaise :

Pièce en 2 actes et 2 tableaux

1. Reconstitution d’un bureau de la Gestapo : 1 officier, 2 sous-officiers. Un souci particulier du détail et des accessoires rendra la scène choquante. 12 élèves apparaissent, le visage sous un masque blanc, pour le tri.

Les uns traînant une valise, poupée, cheval de bois, chandelier, hanoukia, baluchon. Le tri se fait sous forme d’appel par numéros.

Les élèves triés défilent devant l’officier pour s’engouffrer dans un décor de papier sur lequel est dessiné en 4m x 4m l’entrée du camp d’Auschwitz, puis disparaître.

2. Lecture d’un extrait du livre de Zvi Kolitz, "Yossel Rakover s’adresse à Dieu" (éd. Calmann-Lévy).

3. Minute de silence.

4. Les enfants reviennent dans un décor de salle de classe.

Un appel est fait avec leurs noms et prénoms. Final. Remerciements.

Signé : Le bureau de la vie scolaire M. Benkimoun. Le prof d’arts plastiques : M. Lévy.

Après ça, on s’étonnera que les enfants soient traumatisés...

Fausses colères d’un vrai Président

Chirac ferait-il ses nerfs, ces temps-ci ? On a appris par les gazettes qu’il aurait piqué deux grosses colères en deux jours. La première devant Roselyne qui avait répondu le mot de Cambronne au nazi juif de Bush, Donald Rumsfeld, l’homme qui traite les Français de belettes (weasels) parce qu’ils renâclent à génocider le peuple irakien ; l’autre à Bédier qui veut construire des mosquées avec l’argent public.

En fait, ces deux colères sont pure invention de la propagande élyséenne. Les sorties des ministres avaient été convenues avec l’escroc.

Chirac le dur

Le truc est classique : un qui donne la fessée et un qui passe le talc. Bachelot a donc insulté Rumsfeld (et elle a eu bien raison de remettre ce gros porc en place) et Chirac a feint diplomatiquement de regretter ces propos. Ça permet de passer pour un dur dans les deux sens : soit qu’on engueule le ministre américain, soit qu’on tance la ministre française.

Du fric...

Quant à Bédier, c’est aussi avec le feu vert de l’Elysée qu’il a lancé son idée de financer la construction de mosquées sous prétexte de faire barrage aux capitaux saoudiens qui achètent non seulement les terrains et les matériaux mais aussi les imams.

Mais tout cela est pure invention.

Pour les musulmans...

Nul besoin, en effet, de modifier la loi de 1905 pour donner de l’argent aux musulmans. Elle ne s’applique ni aux mosquées, qui ne sont pas des lieux de culte, ni aux imams, qui ne sont pas des prêtres. L’islam n’a ni l’un ni l’autre. Stricto sensu les imams sont des enseignants et les mosquées des lieux d’étude. Les associations qui les gèrent ne sont donc pas cultuelles mais culturelles.

Ce qui autorise leur financement par l’Etat, qui ne s’en prive d’ailleurs pas.

Pour les juifs aussi...

Il en va au demeurant de même pour les synagogues et les rabbins qui répondent aux mêmes définitions et sont, depuis longtemps aussi, financées, gardées, protégées aux frais de tous les contribuables en tant qu’associations culturelles.

Mais pas pour les cathos

C’est d’ailleurs ce qu’a répondu Chirac à Bauer, grand mamamouchi de la franc-maçonnerie, qui a feint de se précipiter à l’Elysée pour protester dès que Bédier a annoncé son projet inutile et inapplicable : pas question d’accorder aux églises et aux prêtres catholiques l’égalité de traitement avec les musulmans et les juifs puisque, juridiquement, ils n’ont pas la même fonction.

Notre adieu à "Krasu"

Unanimité de rigueur dans les hommages à Krasucki, ennemi particulièrement haineux de tout ce qui était français, qui a emmerdé le pays pendant dix ans en mettant la puissance de son syndicat au service de l’organisation criminelle (gang de racketteurs, cloaque de corruption, officine de maîtres chanteurs, agence de calomnies) qu’est le parti Communiste en France. Peut-être est-ce simplement parce qu’en mourant Krakra n’a fait, en somme, que se mettre en règle avec le Mémorial de la déportation des Juifs de France de son ami Klarsfeld, historien honnête s’il en fut (puisque pas révisionniste), et qui l’avait recensé parmi les victimes d’Auschwitz.

Vendu par Staline ?

La lecture des nécros de rigueur laisse cependant perplexe.

Libé, par exemple, révèle que c’est la déportation à Auschwitz puis à Buchenwald qui l’a arraché à la mort alors qu’il attendait la guillotine dans le quartier des condamnés à mort de Fresnes où il avait été enfermé en 1943 après une arrestation dont "il répugnait à raconter les circonstances..."

On se demande bien pourquoi. Serait-ce parce que, juif et responsable de la MOI (main-d’oeuvre immigrée), il avait été livré sur ordre de Staline comme les militants du groupe Manouchian ?

Autre mystère

Ses parents, Isaac et Léa Krasucki, membres du parti Communiste polonais, avaient bien émigré de Pologne en 1926 (Krasu avait deux ans) mais en 1966 le parrain de la CGT fit venir sa mère de Pologne en France.

Elle était donc retournée là-bas alors même qu’y sévit de manière ininterrompue, avant, pendant et après la guerre, un antisémitisme officiel pratiqué par les cadres du parti (les dernières chasses au juif eurent lieu vingt ans après la capitulation allemande). Sur ordre de qui les Krasu étaient-ils repartis ? Pour quoi faire ?

Un homme tenu

On constate en tout cas que Krasu, qui, lui-même, ne devint français que vingt ans après son arrivée sur le territoire national, par mariage et pour pouvoir grimper dans l’organigramme de la CGT, n’eut jamais le moindre mot pour critiquer, même du bout des lèvres, les régimes soviétiques. Il n’est tout de même pas indifférent de savoir que l’un des principaux agitateurs ouvriers en France aura, en fait, été tenu toute sa vie par la situation d’otage de ses parents.

Faux métallo

Contradiction aussi, dans ce portrait bizarre d’un Krasu brillant élève au Lycée Voltaire et qui passe un CAP de métallo à vingt-cinq ans (!) pour exercer ce métier pendant quelques semaines aux usines Hispano Suiza avant d’intégrer la filière automatique des permanents syndicaux communistes au sein de la CGT.

En fait, Krasu ne toucha pratiquement jamais un outil et l’accent de titi qu’il entretenait jalousement fut son seul point commun avec un monde ouvrier qu’il détestait : "L’ouvrier français est profondément raciste", répétait-il en privé.

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