Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 286 du 20 février 2003 - pp. 4 et 5
Vérités interdites
Contre la prolifération démographique,
le "génocide bienveillant" commence en Irak

La Maison-Blanche autiste et son valet d’armes britannique s’entêtent à faire basculer le monde dans la guerre. Cela rend de plus en plus évident que cette perspective effrayante n’est pas un pis-aller, auquel l’Occident devrait se résoudre dans le but altruiste de libérer le peuple irakien d’un dictateur, et de débarrasser le monde d’un dangereux agent du terrorisme international.

Les millions de manifestants qui ont défilé partout dans le monde, le 15 février 2003, pour dire "Non à Bush", se trompent s’ils croient que la mobilisation des opinions publiques et la menace d’une "djihad" feront reculer le clan belliciste.

L’enjeu n’est pas le sort de l’Irak, c’est l’imposition du Nouvel Ordre Mondial à une humanité réticente.

Et pour y parvenir, le Maître de cet Ordre ne voit qu’un moyen : imprimer dans la mémoire des peuples l’ineffaçable souvenir de la terreur au moyen d’une guerre longue, génocidaire, terrible dans ses manifestations et ses effets. Une guerre qui frappera le monde de stupeur et fera taire à jamais les oppositions nationalistes, souverainistes ou libertaires.

Cette guerre, Bush est décidé à la déclencher.

Il en attend non seulement un Nouvel Ordre Mondial, mais surtout un nouvel état du monde, après une réduction drastique de la population.

Voilà les vrais "buts de guerre".

Toutes les mobilisations, toutes les manifestations, toutes les coalitions n’y changeront probablement rien : la guerre aura lieu parce qu elle est un préalable inévitable. Souhaitable.

Avant tout. Avant l’imposition de l’Imperium US, la confiscation monopolistique des ressources énergétiques du Moyen-Orient, la prise de contrôle des grandes voies d’échanges commerciaux, la captation des formidables réserves d’eau mésopotamiennes, la défense de l’Israël, la récupération ou la destruction des livres de la cabale de Bereshit enfouis dans les sables du Shatt el Arab, c’est la réduction démographique qui importe.

Ancien officier des services de renseignement de la marine des Etats Unis, William Cooper cite dans son livre "Behold A Pale Horse"(1) une note du groupe Bilderberg qui prévoit de « prendre le contrôle du monde et de réduire les dangereux niveaux de consommation grâce au procédé du génocide bienveillant. »

Génocide bienveillant ?!

L’expression, abominable, évoque la bienveillance de la grande démocratie américaine, déterminée à débarrasser le peuple irakien du "nouvel Hitler", au besoin en vitrifiant le pays ; la bienveillance des Chistine Malèvre du monde entier, euthanasiant des milliers de vieillards souffrants ; la bienveillance du contrôle des naissances qui, au Brésil, expérimenta le contrôle de la "bombe démographique" en stérilisant sans autorisation 60 % des femmes ayant accouché au cours de l’année 1992 ; la bienveillance du législateur légalisant l’avortement qui "libère" la femme des grossesses non désirées et "préserve" chaque année 25 millions d’enfants à naître de l’abandon, de la famine, de la maladie, de la souffrance ; la bienveillance du philanthrope Soros, prêt à soustraire des millions de jeunes à la dureté des temps en leur vendant la douce mort de la drogue...

Le génocide bienveillant était inscrit dans les travaux des experts (sociologues, psychologues, chimistes, industriels, politologues et historiens) réunis par le gouvernement des Etats-Unis en 1961 dans l’Etat de New York, à Iron Mountain(2), et qui, dans le rapport final authentifié par l’économiste John Galbraith et publié en 1968 par Calmann-Lévy sous le titre "La Paix indésirable ? Rapport sur l’utilité des guerres", définissait la guerre comme un moyen acceptable de contrôler la démographie.

Le génocide bienveillant est ce qu’évoquait l’élégant euphémisme d’Henry Kissinger qui, dans son "mémo" à Nixon du 17 octobre 1975, soulignait l’urgence de mesures répondant « au défi que représente, tant du point de vue humanitaire que des intérêts américains, la nécessité de mettre en adéquation la croissance démographique avec les ressources disponibles en nourriture, en eau, en terres et en capital. »

A l’époque, le monde comptait moins de quatre milliards d’habitants, et les experts en annonçaient six milliards pour l’an 2000 puis, si aucune mesure n’était prise, deux fois plus en 2050.

C’était une vieille obsession de l’élite mondiale, de la "superclasse", comme dit Attali.

Le premier congrès international d’eugénisme a eu lieu en 1912, à Londres, en présence de Winston Churchill qui, en tant que Premier Lord de l’Amirauté, préparait l’expédition des Dardanelles qui allait tourner au désastre sanglant.

Dès 1917, quinze Etats américains autorisaient la stérilisation forcée des épileptiques, malades mentaux et asociaux.

En 1932, le IIIe congrès eugéniste adoptait une motion en vue de limiter les populations noires aux Etats-Unis, et Margareth Sangers, fondatrice du Planning familial, finançait les pasteurs de la communauté afro pour prêcher en faveur de la limitation des naissances.

Entre 41 et 42, pendant que la propagande alliée dénonçait l’eugénisme nazi, près de 50 000 stérilisations d’anormaux furent effectuées aux Etats-Unis.

Après la guerre, La Ligue pour la stérilisation ouvrit en Caroline du Nord un centre pour les personnes à bas Q.I., financé par la famille Gray, qui finança plus tard l’accession de Bush père puis fils à la présidence des Etats-Unis.

En 52, John D. Rockefeller III et John Foster Dulles lancèrent le Population Council, qui défend aujourd’hui encore un programme de croissance zero de la population US.

Bientôt la banque Mondiale subordonna son aide à l’adoption de programmes de limitation des naissances. En 1992, le Brésil, pour obtenir un prêt, dut s’engager secrètement à stériliser six accouchées sur dix.(3)

Mais cela s’est révélé insuffisant, puisque la population mondiale dépasse les prévision de Kissinger (que lui-même, d’ailleurs, jugeait "optimistes").

Le moment est donc venu d’une action rapide et radicale.

C’est l’explication de la diplomatie de provocation à la guerre que conduit l’administration Bush.

Thomas Ferguson, officiel du Bureau de la Population au Département d’Etat (Affaires étrangères US), ne s’embarrasse pas de précautions de langage : « Tous nos travaux ont un thème unique : la réduction de la population. Ou cela se fera par bonne volonté ou les nations qui refuseront auront à subir les méthodes qui ont été appliquées au Salvador, en Iran, à Beyrouth voire au Cambodge. La démographie est un problème politique. Si la démographie échappe au contrôle, il faut la réduire (...) et pour réduire rapidement une population, il n’y a pas de solution plus efficace que de contraindre les hommes à la guerre et de supprimer un nombre significatif de femmes en âge de procréer. »

Faut-il rappeler que la première guerre du Golfe a été décidée par Washington, qui a littéralement lancé Saddam Hussein à l’assaut du Koweit, et que toute la diplomatie secrète de la Maison-Blanche semble viser aujourd’hui à provoquer un affrontement entre l’Inde et le Pakistan d’une part, entre la Corée du Nord et les autres pays de la sphère nippone d’autre part ?

C’est-à-dire dans deux des régions les plus peuplées de la planète...

Igor Verof

(1) Titre emprunté à Apocalypse VI,8 : « Et je vis , c’était un cheval blême. »
(2) Voir l’article de Claude Timmerman (LLJ 272).
(3) Le procès engagé par des associations chrétiennes contre les inspirateur des ce « complot criminel » est toujours pendant.
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