Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 286 du 20 février 2003 - p. 15
Traditions
par Michel de L’Hyerres
La preuve par "Don Giovanni"

Pour mieux comprendre l’origine des malheurs qui n’ont pas fini de nous accabler, nous Français, il suffit au lecteur de se rendre aujourd’hui place de la Bastille à Paris, à l’angle de la rue Saint-Antoine, pour considérer la Colonne de Juillet avec, en arrière-plan, le nouvel Opéra et son grand portique noir avec son image géante de l’oeuvre de Mozart : Don Juan étreignant sa victime, Doña Anna.

Formidable supercherie, généralement ignorée de nos contemporains qui, chaque jour, contournent, par dizaines de milliers, ce monument. Car le fameux Génie de la Bastille, dressant dans sa main droite le flambeau de la Liberté et brandissant, glorieux, une chaîne brisée, est en réalité Lucifer, le Porte-lumière, ange préféré de Dieu révolté contre Lui pour devenir celui, caché, des francs-maçons !

Si l’influence politique de la France, aujourd’hui minime, après avoir permis, sous Louis XVI, la naissance des Etats-Unis avec La Fayette et Rochambeau, a offert à cette nouvelle nation, par ses philosophes, la faculté messianique de dominer le monde qu’elle se croit autorisée à réaliser, actuellement, par les armes, par son arrogance et son hypocrisie, il n’en demeure pas moins que l’événement mondial, symbolique et sanglant de la ruine de la société traditionnelle s’est produit là, sur ces lieux, le 14 juillet 1789 ; et qu’à l’anéantissement physique, en cours, de la race blanche, du peuple de France par métissage et submersion tiers-mondiste, s’ajoute celui, spirituel, de notre Eglise par la propagande tous azimuts des multimédias du régime républicain.

Rien d’étonnant à ce que ce soient un sulfureux occultiste et un non moins méphitique affidé de la maçonnerie, François Mitterrand et Jack Lang, qui aient conçu et réalisé sur cette même place - la Colonne de Juillet servant de colossale annonciatrice - un nouvel Opéra, prétendument populaire, en réalité destiné à corrompre, par la "culture", les élites françaises.

Et cela marche grâce à la bonne gestion d’Hugues Gall malgré quelques ennuis suscités par les syndicats maison : les deux salles, Garnier et Bastille, sont régulièrement pleines, y compris pour les spectacles aussi manifestement sataniques que précisément "Don Giovanni", qui se jouera en apothéose de la saison 2002-2003 pour six représentations, du 28 juin au 12 juillet !

Or cet opéra, mis en scène par Dominique Pitoiset, que j’ai scruté de bout en bout le 15 juin 1999, est - ne tirez pas sur le pianiste ! - mortellement ennuyeux, ne recèle aucun attrait et doit uniquement son succès, depuis sa création, au parfum de scandale qui entoure le mythe Don Juan. La mise en scène est, de plus, lamentable, pour ne pas dire débile (LLJ n° 186) et les récitatifs particulièrement lassants : il n’existe dans cette oeuvre aucun "air" que l’on puisse retenir, contrairement, par exemple, à ceux du "Barbier de Séville", composé à cette époque, et qui ne sont qu’enchantements.

Que Mozart, dont chacun goûte le génie musical, qui a ciselé de si charmantes mélodies, ait pu produire un opéra aussi indigeste demeure pour moi un mystère ne pouvant s’expliquer que par la hâte alimentaire avec laquelle il l’a composé et créé, avec succès du reste, à Prague, le 29 octobre 1787.

On parle beaucoup, actuellement, d’un hypothétique "axe du mal" ; en voici un bien réel, celui, maçonnique, décrit par Dominique Setzepfand(1) qui, parti de la place de la Nation, s’achève à l’Arche de la Défense, axe sur lequel se trouve situé l’Opéra-Bastille, avec, lui aussi, son "arche" à base rituellement triangulaire portant la publicité déjà signalée !

Récapitulons :

- 14 décembre 1784 : admission de Mozart à la loge "Zur Wohltätigkeit" (la Bienfaisance) à l’Orient de Vienne ;

- 29 octobre 1787 : création à Prague de "Don Giovanni" ;

- 14 juillet 1789 : prise de la Bastille ;

- 1831-1840 : construction sous Louis-Philippe de la Colonne de Juillet ;

- 14 juillet 1989 : inauguration par François Mitterrand de l’Opéra-Bastille.

Si nous ajoutons à cela l’exclusion, sauf rares exceptions, de tout artiste lyrique et chef d’orchestre français des deux scènes, nous constatons que par sa politique culturelle(2) la République participe à l’extinction de la nation française en vue de l’installation du "village mondial" maçonnique et mondialiste, à la grande satisfaction des nouveaux maîtres du monde de la haute finance internationale.

La preuve luciférienne par "Don Giovanni" est réalisée !


(1) "Sous la bannière", n° 52 de mars 1994 - 18260 Villegenon.
(2) Notons l’abandon par l’Opéra dit "national" du titre français des opéras étrangers ! Exemples : "Le Barbier de Séville" s’appelle désormais "Il Barbiere di Siviglia", "La Flûte enchantée" est devenue "Die Zauberflöte", etc. Notons aussi le numéro de téléphone des opéras : 01 40 01 17 89. Les opéras sont bien devenus des temples maçonniques !
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