Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 287 du 28 février 2003 - p. 11
Où va la droite nationale ?
I bis
Bruno Mégret nous écrit

L’année 2002, véritable annus horribilis, a été particulièrement éprouvante pour le MNR : mauvais scores aux élections législatives avec les conséquences financières qui en résultent, annulation de l’élection de Vitrolles pour un prétexte dérisoire et défaite de mon épouse Catherine Mégret à la suite d’un front républicain inique, condamnation sévère de celle-ci dans l’affaire de la prime de naissance, rejet de mon compte de campagne présidentiel : nous avons connu une série d’épreuves qui représentent une sorte de record en matière d’adversité. Mais nous ne baissons pas les bras, nous faisons face et continuons le combat.

Pour moi, ces événements appartiennent déjà au passé et la page est tournée. Depuis le conseil national de novembre dernier, nous avons mené à bien une première étape du redressement de notre mouvement. Une nouvelle équipe dirigeante est en place, les responsables locaux défaillants ont été remplacés, les finances stabilisées et la ligne politique réaffirmée.

J’entends maintenant reprendre l’action politique sur le terrain et c’est pourquoi nous lançons une campagne d’actualité sur un sujet brûlant : "Europe, oui, Turquie non". Signe de la vitalité politique qui anime le mouvement, cette campagne d’affiches, de tracts et de pétitions sera suivie par une campagne sur les retraites, car le MNR entend bien ne pas rester passif face aux problèmes qui accablent notre nation et notre civilisation.

S’agissant de la menace de guerre en Irak, la position du MNR est parfaitement claire : nous sommes opposés à toute intervention militaire. Rien ne justifie en effet une agression contre ce pays qui connaît depuis des années un embargo particulièrement injuste et meurtrier pour le peuple irakien. Le régime de Saddam Hussein n’a rien pour recueillir notre sympathie mais nous considérons qu’il ne menace pas la paix et qu’il ne met pas en cause les intérêts de la France et de l’Europe. Ce n’est pas lui qui finance ni le terrorisme islamique ni les mosquées dans le monde. Ce serait plutôt l’Arabie Saoudite. Dans cette affaire, Bush se trompe de cible.

Dans notre pays, la gauche connaît actuellement après sa défaite électorale une déroute idéologique de grande ampleur. Les idées de Mai 68 qui ont imprégné notre société dans la seconde moitié du XXe siècle sont aujourd’hui délégitimées et discréditées. L’UMP reste quant à elle totalement neutralisée par le "politiquement correct" et le Front national lepéniste qui a atteint son apogée le 21 avril dernier ne peut maintenant que décliner.

Il y a donc la nécessité d’une vraie droite, adaptée au XXIe siècle, moderne et déterminée, conforme aux aspirations profondes des Français. C’est à ce projet que le MNR va continuer à consacrer son combat tout au long de l’année 2003.

Bruno Mégret
président du MNR
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Séverine Souville cravache un cavalier

Afin de lever un malentendu créé dans le dernier numéro [285, ndlr] du Libre Journal par les procédés cavaliers et peu professionnels de M. Gofman et par la manière surprenante dont celui-ci a choisi de présenter une page consacrée au MNR, je tiens à préciser que Bruno Mégret avait bien entendu accepté avec plaisir le principe d’un entretien au Libre Journal. S’il a finalement jugé inopportun de répondre aux questions qui lui sont parvenues et dont le journaliste a expliqué qu’elles ne pouvaient être changées, c’est dans le souci de ne pas s’attarder de nouveau inutilement sur des événements douloureux pour les lecteurs, tels que la crise traversée par la droite nationale il y a quelques années ou celle à venir du Front national.

Je remercie chaleureusement Serge de Beketch de donner aujourd’hui à Bruno Mégret l’occasion d’évoquer sérieusement l’avenir de son mouvement et l’aspect constructif de sa démarche politique.

Séverine Souville
directrice de la communication du MNR
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