Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 288 du 12 mars 2003 - p. 2
Lettres de chez nous
Pas d’Accor !

Dix hôtels du groupe français Accor (en particulier le Novotel de Manhattan, NY, USA) enlèvent le drapeau français de leur toit et de leur façade. Est-il normal qu’un groupe français puisse utiliser l’image de la France pour faire son « business » lorsque cela l’arrange et l’enlever lorsque que cela le dérange ? Ecrivez votre façon de voir à <servicedepresse@accor.fr>.

S.B. (Strasbourg)
Pravda (anti)française

Dans le livre de Cohen et Péan Le Monde est non seulement dénoncé comme une machine au service de l’ambition d’un trio hypocrite et sans scrupules, mais il est critiqué en tant que véhicule d’une francophobie obsessionnelle (« la France moisie », Vichy, la torture en Algérie, etc.). C’est à mon sens une grande première et même un événement très remarquable que des journalistes non sympathisants de la droite nationale dénoncent l’idéologie de la haine de soi que répand Le Monde. Péan et Cohen vont même jusqu’à critiquer le culte du métissage de l’organe officiel du trotskisme culturel et leur livre contient des passages intéressants sur les délires suscités par la panthéonisation de Dumas. Le terrorisme intellectuel va néanmoins s’abattre sur eux et il sont déjà l’objet de tentatives de diabolisation. La publication de La Face cachée du "Monde" n’est donc pas seulement un élément d’une guéguerre entre groupes de presse de gauche par journalistes interposés, mais aussi c’est aussi une preuve de l’affaiblissement du monopole idéologique de la pensée conforme. Je pense donc qu’il faut se réjouir du succès de ce livre qui s’en prend à un journal qui est à la Ve République ce que La Pravda fut à l’Union soviétique.

A.O. (courriel)
Mourad, tué à Nîmes

On vole, on casse, et puis un jour on prend une balle, et on n’est plus qu’un corps sans vie. Navrant !

Suivant les avis, le coupable est soit le jeune devenu voyou qui n’a pas mesuré les risques de ses dérives, soit le gendarme ou policier qui aurait usé abusivement de son arme de service.

Et alors, la solidarité des quartiers veut qu’au drame succèdent des nuits d’émeutes accompagnées de leur lot d’incendies, de caillassages et autres pillages. Ainsi va le balancier creusant un peu plus le fossé entre les communautés.

Aveuglement et tabous interdisent une saine analyse, même s’il est bien tard pour les solutions.

Et pourtant, combien sont lourdes de conséquences certaines décisions de nos gouvernants que n’absout pas l’éclair tardif de lucidité d’un Giscard d’Estaing avouant que sa plus grosse erreur politique avait été d’accorder le regroupement familial aux travailleurs immigrés ! Décision qui fut à l’origine de la colonisation à rebours que nous subissons avec son cortège de nuisances financières, sociales et humaines.

Par intérêt, idéologie ou obscurantisme, les gouvernements successifs ont contribué à aggraver cette situation, créant en retour deux catégories de victimes : ces populations déracinées, chez elles nulle part, et les Français de souche ou assimilés qui se sentent désormais étrangers sur la terre de leurs aïeux.

Tout cela plombé par l’évolution technologique et mondialiste qui rejette une médiocrité que la manne étatique ne parvient pas à enrayer.

Et ce n’est pas Chirac qui apportera remède à cette situation. Il y a longtemps qu’il a choisi son camp. Depuis l’époque où il était signataire du regrettable décret de Giscard. Et puis, n’a-t-il pas une dette envers ceux qui l’ont ovationné le soir du 5 mai Place de la République ? Les mêmes qui étaient au Stade de France lors d’un certain match France-Algérie.

André Roudil (Alès)
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