Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 288 du 12 mars 2003 - p. 3
Parlons franc
Non à cette Busherie cachère !

Ainsi, ne pas vouloir cette ratonnade irakienne serait une marque de lâcheté, un signe d’appartenance à la secte saddamite, une fuite devant l’éventualité d’un soulèvement des banlieues occupées, une marque de sympathie pour les Arabes, une compromission avec le terrorisme islamique et un aveu de complaisance pour la pensée unique qui, de Krivine à Le Pen en passant par Chirac, aurait mobilisé massivement au nom de la haine antiaméricaine et de la sympathie pour un dictateur socialiste arabe.

Ça fait un peu beaucoup, non ?

Pour ma part, les choses sont claires.

- Je ne vois pas d’autres bénéficiaires à la ratonnade génocidaire qui se prépare que, d’une part, le gang mondialiste des détenteurs de la fortune anonyme et vagabonde qui, installé à Washington, tire les ficelles de cette effarante marionnette appelée Bush, et, d’autre part, l’Israël talmudiquement enragé contre les Arabes et cyniquement décidé à en génocider autant qu’il sera nécessaire pour éloigner la menace de la submersion démographique du peuple juif en Palestine.

- Je ne me sens pas spécialement lâche en face du danger de guerre et, quand je le serais, cela ne changerait pas grand-chose puisque j’ai passé l’âge d’être mobilisé (je trouve d’ailleurs abjects ces vieillards qui, planqués derrière leur bulletin de naissance, aboient des cris de guerre dont ils sont assurés qu’ils n’auront jamais à les transformer en actes).

- Je ne suis pas du tout antiaméricain. Elevé dans l’admiration de ce peuple ami, j’ai, pendant la guerre du Viet-Nam, porté, seul, la contradiction aux orateurs d’un meeting communiste, initiative qui m’a valu quelques bleus de la part des rouges et les félicitations écrites d’un Monsieur Owen, alors secrétaire à l’ambassade US de Paris...

- Je me fous de Saddam comme de mon premier dictateur. Je voudrais, seulement, qu’on m’explique ce qu’il a fait de pire que Kadhafi qui, depuis trente ans, multiplie impunément les assassinats, liquidations, épurations sanglantes, attentats, attaques de pays voisins et actes de pure folie dictatoriale. Qui se souvient, par exemple, qu’en 1996 sa police tua au hasard vingt personnes parmi les spectateurs d’un match de foot parce qu’on avait hué son fils présent sur le terrain ?

- Je ne suis pas plus saddamite que je n’étais serbolchevique mais je ne vois pas ce qui qualifie un Bush pour décider du régime qui convient aux Irakiens et aux Serbes (c’est au point que si un pouvoir étranger se mêlait de nous débarrasser de Chirac je crois bien que je ne serais pas d’accord...) ; quant aux Kurdes, je confesse que leur sort m’indiffère autant que si j’étais Arménien... Je préfère les savoir, loin, en Turquie, en Irak, en Iran, sur la lune si possible, plutôt qu’à Strasbourg-Saint-Denis. C’est tout.

De même, ni sioniste ni antisioniste, je ne me sens pas investi de la mission de libérer la Palestine et je préfère savoir les Israéliens là-bas, tout là-bas, plutôt que dans le Sentier.

- Je ne crois pas un seul instant à la menace d’un soulèvement de la racaille des banlieues. Ce sont des loqueteux abrutis de rap, ivres de drogue et assommés de films pornos, des arracheurs de sacs de vieilles dames, incapables de voler une voiture sans aller s’emplâtrer deux kilomètres plus loin dans la glissière du périph, infoutus de coucher avec une fille sans une demi-douzaine de complices pour la tenir en attendant leur tour, inaccessibles à toute science du combat, étanches aux ordres les plus simples et a fortiori inaptes à toute obéissance.

Dix mille d’entre eux ne tiendraient pas plus longtemps en face d’un stick du Deuxième Régiment étranger parachutiste qu’une centaine de ces rebelles ivoiriens qui se font triquer d’abondance à chaque rencontre.

- Je regrette bien que Krivine, Buffet ou Chirac soient du même avis que moi mais je ne vois pas pourquoi, par grand froid, je m’imposerais la tenue d’été pour ne pas porter un manteau comme eux.

- Je n’ai pas la moindre attirance pour le fanatisme islamique, pas même pour l’islam républicain, citoyen, modéré, religion-de-paix-et-d’amûr à laquelle je crois autant qu’au Père Noël soviétique.

Ce n’est donc pas pour des raisons altruistes, pacifistes ou de solidarité raciale que je suis contre cette guerre.

C’est parce que, d’abord, je n’aime pas ceux qui la veulent.

C’est, ensuite, parce qu’à cinquante-six ans je supporte de moins en moins l’idée de voir souffrir et mourir encore des dizaines de milliers de gosses, qu’ils soient ces bébés irakiens que l’embargo condamne ou qu’ils soient ces bidasses américains qu’un gang de planqués apatrides envoie crever dans des déserts où aucun motif noble ne les convoque.

Pour garantir le pétrole de Bush, l’alimentation en eau de Sharon, les routes de la came de Soros, les manigances occultes des rabbins kabbalistes ou le plan mondialiste des Rockefeller, Rothschild, et Warburg qui proclamait, le 17 février 1950, devant les sénateurs américains : « Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s’il sera créé par conquête ou par consentement ».

Et puis, je crois, comme notre maître Maurras, que seul compte l’intérêt national et je ne vois pas ce que la France aurait à gagner à se vautrer dans cette Busherie-là.

Serge de Beketch
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