Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 288 du 12 mars 2003 - p. 6
Chaos algérien (I)

Les 25 et 26 février, l’UGTA a organisé une grève générale de deux jours contre le programme de privatisation de l’économie. Suivie à 90 %, cette grève a paralysé le pays. L’UGTA revendique 1,4 million d’adhérents sur les 5 millions de salariés de l’économie formelle. A un an des élections présidentielles, elle pourrait rompre son alliance avec Abdelaziz Bouteflika.

Chaos algérien (II)

Prétendument pacifiée, l’Algérie est toujours en proie à une guerre civile larvée. Fin février, 12 personnes ont été assassinées et 7 autres blessées à un barrage dressé par un groupe armé, à 70 km à l’ouest d’Alger. Pour ce seul mois, le bilan officiel est de 53 personnes. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, 150 000 personnes ont été massacrées.

Percée US au Maghreb

Fin 2002, le secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis, William Burns, a visité l’ensemble des capitales nord-africaines. Suite à cette tournée, l’Algérie devrait se voir livrer du matériel militaire américain. Une fois levé l’embargo de 1992, Washington vendrait à Alger des armes individuelles - lunettes infrarouges, matériel de surveillance, etc. - nécessaires à la lutte anti-islamiste. Des ventes d’armes lourdes seraient envisagées. Les échanges d’informations entre les services de renseignement des deux pays seraient déjà importants et cette coopération sécuritaire pourrait avoir son volet économique. Le secteur énergétique algérien devant s’ouvrir au capital étranger, l’administration Bush a fait connaître l’intérêt qu’elle porte au dossier. Rappelons qu’en décembre 2001 l’Algérie a intégré le « Dialogue méditerranéen », ce pseudopode méridional de l’Otan. Inversement, elle fait preuve d’une réserve certaine face à la PESD (Politique européenne de sécurité et de défense).

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