Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 289 du 22 mars 2003 - pp. 4 et 5
Vérités interdites
Et si cette guerre était
une chance pour nous ?

La « Vieille Europe », selon le vocable désormais consacré, doit faire face à une triple menace :

- l’immigration de peuplement ;

- l’islamisme ;

- et l’autoritarisme de plus en plus affirmé de ce que la droite radicale américaine nomme « ZOG » (Zionist Occupation Government).

La chose peut paraître irrationnelle mais, si l’on y prend garde, le constat s’impose : la menace la plus dangereuse pour l’Europe, dans l’immédiat, est la politique actuelle des Etats-Unis.

Sans elle, l’immigration ne serait ce qu’elle est. La France ne serait pas aujourd’hui condamnée à l’impuissance et à la passivité face à l’occupation de son territoire par plus de dix millions d’allogènes extra-européens, dont les deux tiers au moins sont musulmans.

Sans la propagande américaine, sans le « modèle américain », sans l’idéologie américaine, pas un Français, électeur ou élu, ne considérerait comme normale cette panmixie multiraciale délirante, pas un ne supporterait de vivre plus longtemps dans cette Babel suicidaire.

Personne ne tolérerait ce qu’aucune civilisation n’a jamais toléré dans le passé.

Mais voilà : tous les jours, depuis un demi-siècle, des millions de Français et d’Européens engloutissent jour après jour les mêmes navets hollywoodiens où Blancs et Noirs luttent ensemble, en basic English, pour le triomphe de la démocratie universelle.

Le chaos de New York, sa « dissociété » (Marcel de Corte) s’est imposée comme modèle. L’horreur de ce que nous vivons, du coup, n’est perçu que par les sens (« le bruit et l’odeur », comme dirait Chirac, qui a dû beaucoup souffrir lors d’un récent voyage). Lourdement censuré par le politiquement correct et sa police de la pensée, il reste du domaine de l’intuitif, de l’inconscient, de l’inavouable.

La conscience, quant à elle, est, comme disait Louis Pauwels, frappée de « Sida mental ». Son système immunitaire détruit ne peut plus exercer de discernement entre ce qui est bon et naturel et ce qui est mauvais et contre nature.

Cela conduit tout droit à l’ethnocide par persuasion.

Au surplus, dès que le système immunitaire feint de reprendre vigueur, l’Amérique recourt aux méthodes rodées sur les Amérindiens, victimes du seul véritable génocide des temps contemporains. Depuis, ces méthodes ont été appliquées aux Japonais en 1945 puis, en 1999, aux Serbes trop rétifs aux joies de la démocratie pluriethnique, et enfin en Irak.

La force militaire directe est rarement nécessaire : une pression via l’OTAN, l’OMC, Wall Street ou les réseaux publicitaires et médiatiques aux ordres suffit à enrayer toute velleité d’indépendance.

Tout rentre alors dans le rang : la peur est la principale passion humaine, disait Thomas Hobbes il y a déjà trois siècles, et la fascination des asservis pour la force de leur maître sert aujourd’hui le Cromwell abruti qu’évoque Bush comme elle servait hier l’original.

« Le cancer américain », selon le mot de Thierry Maulnier, est le pire des maux actuels : il détruit les défenses de l’organisme, il tranche toutes les racines, il prépare à tous les autres maux.

L’immigration est le deuxième danger.

Plus grave que l’islam parce qu’en France, sans l’immigration, l’islam serait borné à une demi-douzaine de mosquées, lieux pittoresques, à la fois pavillons d’expo coloniale et clubs pour exilés.

Les religions sont indissociables du génie ethnique. C’est pour cela d’ailleurs que l’Europe n’a jamais été « judéo-chrétienne », comme l’a magnifiquement rappelé Mme Huguette Pérol sur les ondes de Courtoisie. Cela peine le cardinal Lustiger, qui anathémise dans son dernier livre (La Promesse) ceux qu’il nomme les « pagano-chrétiens » qui ont eu le tort criminel, à ses yeux, de bâtir l’histoire de la chrétienté, mais c’est ainsi.

La menace islamiste n’est donc, pour nous, qu’un effet de l’immigration invasive et cette immigration de substitution n’est rendue possible que par l’existence du modèle multiracial américain.

L’immigration en Europe est imposée par la puissance américaine. Les experts américains à l’ONU disaient dans le rapport 2000 du Population Department que l’Europe devrait importer 159 millions d’immigrés extra-européens d’ici à 2025 et Bush prétend dès aujourd’hui contraindre l’Union à recevoir d’un coup 65 millions de Turcs.

L’idée n’est pas neuve. Dès le début des années cinquante, deux propagandistes de l’American Way of Life, Pierre et Renée Gosset, multipliaient articles et conférences pour expliquer que « la vraie Question d’Orient est de torturer suffisamment la géographie, la stratégie, la diplomatie pour ancrer définitivement la Turquie aux rivages atlantiques ».

La troisième menace devient donc urgente et grave. C’est l’islamisme. Sa « troisième vague » en Europe a commencé à déferler grâce à l’aide américaine sous la forme d’une colonisation de peuplement.

Sans ces deux facteurs, l’islam ne serait pas une menace mais une religion exotique parmi d’autres, trop bien adaptée au mental des peuples du désert pour s’implanter durablement dans les cités sans dieu du Vieux Continent.

Mais grâce à Sarkozy, l’homme qui prend des leçons de sécurité à New York, le modèle d’une société si racialement chaotique et moralement anomique qu’il faut un flic derrière chaque citoyen, l’homme, aussi, qui est « pour le droit du sol » parce que sinon il « n’aurait pas été ministre » et « cela aurait été dommage », l’islam « en France » est en train de devenir l’islam « de France », en même temps que l’Eglise de France ne veut plus être que l’Eglise qui est en France.

La deuxième et la troisième menace ne feront bientôt plus qu’une. Quand l’islam sera une religion « de » France, le problème d’intégration culturelle des immigrés cessera. C’est le problème de la survie des indigènes qui se posera.

A ce stade, Chirac aura vraiment raison de répéter sa phrase favorite : « La France ne se connaît pas d’ennemis. » C’est d’ailleurs ce que disent les amis du mort dans tout bon roman policier : « On ne lui connaissait pas d’ennemi. »

Nous, indigènes français, blancs et catholiques, nous n’aurons plus d’ennemi du tout.

Alors le cancer qui prospère depuis 1789, cette démocratie messianique voulue par quelques puritains insanes, pourra achever son oeuvre létale si nous ne prenons pas dès aujourd’hui les mesures d’excision qui s’imposent.

Pour cela, l’ardeur belliciste n’est pas malvenue. Oui, il arrive que la guerre soit nécessaire, mais pas celle à laquelle nous enjoint de collaborer le maître américain.

Un tout autre combat, multidimensionnel au vrai, est à mener. Il répond logiquement aux trois dangers qui nous menacent :

1. - Cesser d’être américains. Sortir mentalement de l’américanosphère (l’ « Occident » libéral, ploutocratique, consumériste, multiracial, multitribal, babélien en un mot). Retrouver, à cette condition sine qua non notre identité. Par là, retrouver l’honneur : organiser notre propre défense européenne, sortir de l’Otan, sanctuariser l’Europe. Par cette force, retrouver les moyens d’assurer l’indépendance de nos ressources : dénoncer les anciens accords du GATT et l’actuelle OMC, reprendre les leçons de Friedrich List pour édifier un néo-protectionnisme européen, reprendre celles du grand économiste et royaliste François Perroux pour bâtir une « autarcie d’expansion » à l’échelle continentale, par un grand espace économique autocentré, c’est-à-dire tourné vers la demande intérieure ; cela passera par la reprise de la synergie scientifique et technique des pays européens, leur association dans l’aménagement de la Sibérie (notre Far East) et la valorisation de ses ressources, l’unité de développement des programmes spatiaux européens, etc.

2. - Mettre fin à la colonisation à rebours, cette « immigration-invasion » si bien évoquée par l’un de ses créateurs, Giscard, qui prend peur devant son Golem. Colonisation territoriale qui prolonge celle des esprits : les immigrés sont en France les troupes au sol de l’Amérique, qui n’aime pas les corps-à-corps et compte sur eux pour empêcher l’Europe-puissance de renaître (que cela puisse se retourner contre eux, comme dans le cas des Talibans ou de Ben Laden, cela va de soi, sans changer les faits) ; dans une France qui devient officiellement musulmane ils deviennent simultanément les troupes de la troisième vague de l’islam (cf. Alexandre del Valle, Islam et Etats-Unis, une alliance contre l’Europe, préface du général Gallois, éd. L’Age d’Homme). Contre cette tenaille qui referme ses deux mâchoires sur nous il ne peut y avoir qu’une politique de révolution conservatrice : fermeture des frontières, suppression de tous les avantages sociaux aux immigrés, établissement du principe rigoureux de réciprocité (rien de plus, rien de moins aux étrangers en France que ce que leur pays d’origine accorde aux Français qui y vivent), expulsion des clandestins, déchéance de nationalité et expulsion des naturalisés criminels et délinquants, réforme drastique du Code de la nationalité, révision de toutes les naturalisations, réhabilitation des valeurs ethnocentristes, politique nataliste en faveur des citoyens de souche, salaire parental, coupon scolaire, etc.

3. - Combattre non pas la foi musulmane, qui ne regarde que les peuples qui l’ont sécrétée, mais l’islamisme comme force internationale organisée, et comme terreau et réseau du terrorisme transnational, par un front uni des pays d’Europe, dont la Russie évidemment, et de ceux de leurs alliés extra-européens qui y ont le même pressant intérêt (Inde, Chine...).

Mais, bien sûr, pour l’application d’un programme aussi terriblement ambitieux il faut aux Etats européens, et en particulier à la France, un pouvoir qui puisse retrouver l’inspiration de la tradition nationale, qui puisse incarner la plus longue mémoire de la nation, qui soit indépendant des lobbies qui font l’opinion, et qui soit enfin capable de s’exercer dans la stabilité et sur la très longue durée.

Cela s’appelle la monarchie.

Le Libre Journal
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