Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 289 du 22 mars 2003 - p. 11
Traditions
par Michel de L’Hyerres
Une guerre
sainte

Par une heureuse inspiration j’avais considéré, en septembre 2001 (LLJ n° 246), la destruction des deux Tours de Manhattan comme "un fait religieux" et conçu une étude jusqu’au n° 253 que j’invite le lecteur à revoir pour, peut-être, mieux saisir ce qui se passe actuellement dans le monde.

D’autant que le caractère religieux (il n’est pas que cela) de la guerre qui menace en Orient est maintenant admis dans nos médias (Libération des 8-9 et 13 mars) avec, comme point d’orgue, le magazine sur France 2 du 10 mars où Olivier Mazerolle conclut à un djihad américain de George Bush, réplique protestante à l’islamique.

Car il s’agit bien là d’une guerre sainte qui voit l’affrontement de trois religions : l’évangélique, la juive et la musulmane (la catholique étant absente) déclenchée le 28 septembre 2000 par la provocation d’Ariel Sharon en un lieu hautement symbolique : l’Esplanade des mosquées à Jérusalem !

Cela dit, quel est ce grand changement nous concernant ?

Tout simplement le lâchage par la République de la communauté juive au profit de l’arabe déjà abordé (LLJ n° 285 et 286) avec le consentement tactique du CRIF élaboré autour du banquet du 25 janvier et confirmé récemment par le porte-parole officieux Laurent Fabius, puis par Jack Lang, également sur TF1, le 11 mars.

Le temps fort de cette alternance c’est, bien sûr, l’entretien à la fois fracassant et d’un art consommé de Jacques Chirac où il se pose en champion mondial de la paix face au bellicisme messianique de Bush (10 mars). Ce changement de monture au milieu du gué, ce passage d’un hégémonisme à un autre, du sioniste au musulman, bouleversent en France le rapport de soumission et nous libère (pour combien de temps ?) de « l’insupportable police juive de la pensée », c’est-à-dire du « politiquement correct ».

D’où sur France 2, le 10 mars, le magazine d’Olivier Mazerolle dans une étrange, une inhabituelle atmosphère : celle de la vérité retrouvée, encore timide, où l’ex-ministre socialiste des affaires étrangères Hubert Védrine, avec mesure, justesse et à-propos, sans la moindre langue de bois, défend la position française comme aurait pu aussi bien le faire un nationaliste français de talent : Jean-Marie Le Pen, par exemple...

Il s’agit là, sans aucun doute, d’un « état de grâce », d’une lune de miel consécutive à ces nouvelles et insolites épousailles... en attendant les inévitables scènes de ménage...

Que faut-il attendre maintenant des événements ? M’étant engagé dans la Résistance puis dans la Première Armée en 1944 pour participer à la Libération de la France, je constate aujourd’hui qu’à l’occupation des Allemands s’est substituée, un demi-siècle plus tard, une nouvelle occupation, éventualité annoncée en son temps par le grand méchant Adolf.

Car la France, en décadence accélérée, n’est plus, depuis l’atroce saignée de 1914-1918, en mesure de se survivre à elle-même, rongée déjà par deux siècles de régime républicain : les Français ne sont plus capables, par manque de force et de cohérence, de conserver un tel territoire et devront, inévitablement, le partager voire le céder à d’autres peuples plus violents et plus féconds. Ceux qui, par exemple, pointent plus que le bout de leur nez et sont bien les assaillants qui déjà pullulent dans nos villes en attendant de conquérir nos campagnes !

C’est pourquoi les positions respectives de Jacques Chirac, par électoralisme (voix afro-maghrébines) sans oublier une paix relative dans les banlieues, et tactique des juifs, par crainte des coups, sont malgré tout artificielles car, sans l’avouer, chacun compte bien sur la puissance militaire américaine, évangélique, pour contrer et, pour le moins, freiner l’expansionnisme islamique...

Quant à notre position, à nous traditionalistes catholiques et français, juchés, impuissants car minoritaires, sur les balcons de l’histoire, passant notre temps à nous quereller entre personnes et factions rivales, boudant le seul recours possible, le Front national, il serait grand temps d’ouvrir les yeux sur l’urgence du ralliement.

Faute de quoi il conviendra de choisir entre :

- demeurer sur place et attendre la servitude ;

- émigrer vers des lieux plus cléments, ce qui se pratique déjà chez les jeunes générations ;

- constituer des villages fortifiés dans les montagnes de France pour préparer, si Dieu le veut, la « Reconquista » future.

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