Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 290 du 2 avril 2003 - p. 10
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Le mammouth kaguébiste écrase les petits

Violence, racket, drogue, viols, chute des niveaux (35 %, plus d’un tiers d’analphabètes en classe de sixième dans le public, de l’aveu du ministre, et des bacheliers qui font trois fautes par ligne et ne savent plus faire une règle de trois ni une dissertation), les familles sont aujourd’hui confrontées à la faillite totale de l’enseignement.

Parmi les solutions, celle de l’école à la maison, système en pleine expansion outre-Atlantique (Home School) où des millions d’enfants sont scolarisés chez eux, à la maison, par leurs parents. Formule dont les excellents résultats sont reconnus par les statistiques officielles.

Mais en France, la police de la pensée soutenue par les mafias syndicales fait tout pour interdire le recours à cette solution. Cette interdiction sournoise s’exprime par d’incessants contrôles à domicile qu’effectuent des inspecteurs aux pouvoirs sans limites. Ces véritables kaguebistes du mammouth sont missionnés pour traiter les familles comme des sectes dangereuses dès l’instant où leurs enfants sont sortis du formatage étatique (il est temps d’en finir avec la grotesque appellation d’Education nationale pour un système de destruction de l’intelligence qui n’a évidemment rien d’éducatif ni de national).

Le Conseil constitutionnel a pourtant confirmé, par arrêt du 23 novembre 1977, que la liberté du choix scolaire est un « principe fondamental de la République ».

Mais les inspecteurs du formatage étatique s’en foutent. Faisant irruption dans les familles sans aucun avertissement, ils s’arrogent un droit de regard sur l’éducation familiale sous prétexte de vérifier le niveau scolaire, ce qui est la seule mission officielle que leur affecte la loi (18/12/98 et 22/04/99).

Incitation à la haine religieuse

Ainsi, récemment, une paire de ces flics de la pensée s’introduisent dans une paisible famille dont la maman, universitaire, fait elle-même la classe à cinq enfants. Ils constatent que l’enseignement dispensé est conforme à la loi ; ils l’écriront d’ailleurs à deux reprises dans leur rapport. Mais, bien entendu, cela ne les satisfait pas. Ils interrogent alors les enfants sur les habitudes familiales, perquisitionnent la maison à l’insu des parents, ouvrent pièces et placards, contrôlent la bibliothèque et, quand les parents s’étonnent de ces méthodes, ils se prétendent (faussement) mandatés par le procureur de la République et se livrent à un véritable réquisitoire totalement hors de propos : « Il y a des crucifix dans toutes les chambres ! Vous avez appris à vos enfants des chants religieux ! Vous utilisez des manuels anciens ! Vous habitez la campagne, cadre où vos enfants ne peuvent pas se développer normalement ! Vos enfants se baignent dans la rivière ; ce n’est pas bien ; il faut les emmener à la piscine ! » (la maman est championne de natation !).

Et pour finir, comme la maman, canadienne de naissance, proteste, la réponse fuse : « Vous êtes canadienne ? Retournez donc chez vous ! »

Sur quoi leur rapport dénonce le « cadre familial étroit » et le caractère « religieux strict » de l’éducation reçue par ces enfants et la sanction tombe : « Un autre contrôle de trois jours après que les enfants, soustraits à leurs parents, auront été examinés dans un lycée par une équipe de psychiatres et de psychologues. » En cas de résistance : cinquante mille francs d’amende et six mois de prison !

Epouvantée, la famille a réagi dans l’urgence. Elle a mis ses biens mobiliers en vente et s’est réfugiée au Canada, pays où les parents ont encore le droit de choisir pour leurs enfants le mode d’éducation qui leur convient.

Mais une Association pour la défense du droit des familles à la liberté scolaire(1), a décidé, conformément à ses buts, de porter ce cas devant les tribunaux.

Résultat : les inspecteurs ont été relaxés.

Primo, aux yeux de la Justice, le délit n’a pas été consommé (et pour cause, la famille a fui sans attendre).

Secundo, aux yeux des enquêteurs, les preuves des délits (usurpation de titres, fausse qualité, persécution "à raison" de la religion ou de la nationalité, etc.) sont inexistantes puisque la parole du plaignant ne vaut pas plus que celle du prévenu.

En somme, si, menacé par un agresseur, vous fuyez, l’agresseur n’est coupable de rien et, si vous n’avez pas chez vous un huissier planqué dans un placard, n’importe qui peut vous importuner sans risque.

Belle justice, vraiment !...

Le Libre Journal

(1) Addfalisco (Association pour la défense du droit des familles à la liberté scolaire), 40 Grande-Rue, 95510 VILLERS-EN-ARTHIES. Tél. : 02 48 81 55 97 ; adresse électronique : addfalisco@yahoo.
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