Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 291 du 11 avril 2003 - p. 3
Parlons franc
Au nom de la loi devenez sioniste !

Drôlement efficace le shofar ! Au premier appel de la Licra, tout le beau monde rapplique, langue pendante, queue frétillante et tortillant du croupion, pour faire le beau devant le sussucre cachère.

Le mardi 8 avril, le président de la sus-dite, flanqué des têtes de mort du Grand Orient, rameutait le bétail politique, médiatique, culturique et chobizique pour signer un "Appel pour une paix républicaine" en réaction aux injures et horions que des Arabes ont infligés à des Juifs lors des manifs contre la guerre en Irak.

Le premier, Raffarin a obtempéré dare-dare, envoyant sa signature par fax.

Le ministère au complet a suivi : Aillagon, ministre de la Culture antiphysique, s’est fendu d’une jolie lettre (sic), Jean-Louis Borloo, ministre de la Ville occupée, a expédié son conseiller en personne, flanqué de son prédécesseur socialiste Bartolone, ex de SOS racisme. François Hollande a signé, Madame Royale aussi, Badinter et Madame itou, comme Bertrand Delanoë (mais sans sa dame), Lang aussi sans doute... Même Alain Juppé s’est échappé tout exprès du Palais Bourbon pour obéir à cette convocation. Manquait en somme que le raton laveur (paraît qu’il serait plutôt contre).

C’est au Café Français-sic, adresse chébrane de la Bastille, que le raoût s’est déroulé sous le haut patronage des stakhanovistes de la bascule à Charlot. Sur la façade du mastroquet des sans-culottes, une affiche pendouillait, tel un hénaurme rouleau de papier hygiénique pour fondement gargantuesque, révélant au peuple le texte de l’Appel : « bla-bla-bla... combattre le racisme et l’antisémitisme et toutes les idéologies qui leur servent de masque, y compris l’antisionisme ».

Arrêtons-nous un instant à cet engagement qui, avec l’aval du Premier ministre, signataire, prétend faire de l’antisionisme un racisme, c’est-à-dire un délit. Que dis-je, un délit ? Un Crime contre l’Humanité.

Qu’est-ce que le sionisme ? Une idéologie identitaire comme le castrisme, le kemalisme ou le maoïsme. Rien de plus.

Aujourd’hui, certains Juifs (les Israéliens entre autres, et encore, pas tous) sont sionistes comme hier certains Russes étaient communistes, et comme avant-hier, certains allemands furent nationaux-socialistes.

Obliger les Français, qui s’en foutent, à adhérer par force de loi à cette éphémère idéologie étrangère relève du délire.

Qu’un benêt de la trempe de Raffarin ait signé une telle ânerie n’étonne pas. L’ahurissant est que pas un de ses conseillers n’ait remarqué à quel point c’est inepte.

Quel tribunal osera condamner, d’un même mouvement, l’antisioniste pour qui les Juifs n’ont rien à faire en Palestine, et l’antisémite pour qui ceux qui sont là-bas, au moins, ne sont pas en France ?

Quel éditorialiste pourra, sans dévoiler les sources de sa fortune, pourfendre le nationalisme et, d’une même plume, défendre le sionisme ?

Quel politicien aura le front de reprocher au nationalisme français de reprendre à son compte les méthodes irréprochables (sous peine de poursuites) du sionisme israélien en interdisant le territoire national aux Arabes, en les enfermant dans des enceintes de barbelés et de béton, en rasant leurs maisons au bulldozer, en fermant les écoles à leurs enfants, les hôpitaux à leurs malades, les cimetières à leurs morts ?

Le président de la Licra se dit déterminé à « réunir l’ensemble de la classe politique, l’élite de la République ».

Mais quelle puissance cachée l’a investi du droit de faire manoeuvrer les élus du peuple au service du peuple élu ? D’où parle-t-il celui là ? De quel droit ? A quel titre ? Qu’est-il de plus qu’un électeur de base ?

De son côté Marek Halter a dit, lui aussi, sa détermination « d’empêcher que la France ne devienne un champ de bataille interethnique ».

Mais que nous importe la détermination de ces gens-là, quand c’est justement la politique criminelle d’immigration-invasion soutenue par les leurs et protégée par la Justice à leur botte qui a imposé à la France ce grouillement multi-ethnique générateur de haines raciales et de batailles de rue ?

Est-ce que vraiment la France a besoin des sionistes pour restaurer sa paix publique ?

Est-ce que vraiment les brillants succès que ces experts ont remportés là-bas les qualifient pour donner des leçons ici ?

Serge de Beketch
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