Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 292 du 24 avril 2003 - p. 3
Parlons franc
Vivre en France, à la française,
entre Français...

« Oignez vilain... » Si Sarkozy ne connaissait pas ce trait de sagesse rabelaisienne, il ne l’ignore plus.

Mais pour nous, elles étaient comme une douce musique, ces huées qui ont accueilli l’apprenti sorcier de l’oxymore qu’est le prétendu Islam de Fronce quand il a rappelé la loi française.

Avant de se faire agonir d’injures par ses protégés, il plastronnait : « Ce congrès, c’est ma réponse au 21 avril. » Autrement dit, un bras d’honneur à Le Pen ? Eh bien la tchoufa, c’est Zébulon qui l’a reçue.

Les vociférateurs ont caramélisé un vieux mensonge : non, ces gens-là ne sont pas français. Ils sont hexagonaux. Non, ils ne veulent pas s’assimiler. Ni s’intégrer, ni s’associer. Ils veulent les droits sans les devoirs. Les papiers sans l’identité. Ils veulent pour eux les avantages de notre société et pour nous les obligations et interdits de leur coutume.

Ils ne sont pas des hôtes mais des occupants.

Nous le savons, nous, de longue date mais il est bon que le ministre de l’intérieur en reçoive la démonstration en pleine figure.

Pour autant, il ne faut pas s’y tromper : cette prétendue polémique arrange tout le monde.

Elle lave les organisations arabo-musulmanes en France du soupçon de collaboration avec le pouvoir roumi qui pesait sur elles depuis les élections bananières de l’Union des Organisations islamiques de France.

Elle renforce les islamistes qui, financés par le trafic de drogue, versent des primes aux familles dont les filles arborent le voile pour entretenir l’agitation par des manifestations publiques ou privées : occupation d’établissements scolaires, défilés, campagnes d’intimidation, procès devant les prud’hommes, provocations dans les universités au moment des examens.

Elle fait écho aux mauresques qui, à Lyon, à Savigny-le-Temple, à Trappes ont défilé, à la veille du Congrès du Bourget, en brandissant des pancartes et en glapissant des slogans : « Halte à la voilophobie » ou « Touche pas à ma pudeur » (Tu parles, pas de danger !).

Elle pousse les musulmans à exiger toujours plus : exemption de sport dans les lycées, horaires réservés dans les piscines, respect du calendrier religieux, interdiction des publicités érotiques (les annonceurs ont cédé ; la pub, dans les territoires occupés, utilisera les affiches réservées au dar el Islam ; les cathos devraient méditer ça...).

Enfin, elle participe d’une stratégie constante qui, par lamentation, chantage, négociation ou force, vise à imposer non pas le voile mais la volonté d’une minorité.

La polémique arrange même Zébulon en lui permettant de feindre la fermeté.

La grosse presse se déclare impressionnée par le « courage » du ministre face à la bronca. Mais que risquait-il au juste ? Croit-on sérieusement que sa myriade de flics-gardes du corps, armés comme des porte-avions, aurait toléré la moindre agression physique ?

Il y a moins de courage pour Sarko à jouer les brave-à-trois-poils à la tribune du Bourget que pour n’importe quelle petite Française à prendre le RER à la gare du Nord un samedi après minuit.

Et il est là le vrai problème.

Que les musulmanes portent le voile, on s’en fout. Nous ne sommes pas chargés de leur émancipation et, pour être clair, avec ces pin-up-là, moins on en voit, mieux on se porte.

Ce qui nous intéresse, nous, ce n’est pas que les beurettes se baladent le nombril à l’air ou que les blaques s’empiffrent de charcuterie et de bière jusqu’à s’en faire péter la sous-ventrière.

Ce qui nous intéresse, c’est que la colonisation afro-islamique de la France cesse.

Ce que nous voulons - et vite ! - c’est que nos flics et nos pompiers ne soient plus insultés et caillassés, c’est sortir le soir dans des rues propres et joliment fréquentées, prendre le métro ou les trains de banlieue sans avoir la peur aux tripes, respecter le carême sans qu’un cureton kollabo vienne nous rappeler à temps et à contre-temps que c’est le ramadan des chrétiens, ouvrir un livre d’enfant sans devoir se taper une fois de plus les malheurs de Foufouna et Mohamed, allumer la radio sans entendre de la musique arabe, voir à la télé autre chose que des blaques désarticulés et des beurettes hystériques, sentir dans nos rues d’autres parfums que celui de la merguez brûlée, manger à la cantine de l’usine, du lycée ou de la prison autre chose que de la dinde, bref, vivre en France à la française entre Français.

C’est raciste ? Eh bien que madame Sarkozy aille faire un tour un soir dans les cités du Neuf-Trois en minijupe et débardeur sous la seule protection de sa crevette de mari, on verra vite où sont les racistes...

Serge de Beketch
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