Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 292 du 24 avril 2003 - p. 10
XIIe Congrès du Front National
Trente ans et toutes ses dents

NICE, envoyé spécial.

Il pleut dans la maison !

M. Peyrat, maire (ex-FN) de Nice, apprenez qu’il tombe une cataracte dans le hall d’accueil (à gauche en entrant) d’Acropolis, votre palais des congrès ultra-moderne !

Mais il en faudrait plus, ce 18 avril, pour entamer le sang-froid et la courtoisie des organisateurs déjà présents, la toute gracieuse Yann, née Le Pen épouse de l’ancien directeur du Front National de la Jeunesse Samuel Maréchal aujourd’hui reconverti dans la communication, et Jean Michel Dubois, véritable Maître Jacques qui se dépense sans compter. Saluons aussi la vigilance et la célérité de la D.P.S qui, trois jours durant, montera une garde vigilante aux remparts.

Samedi 19 avril. 10 h : le XIIe Congrès du FN ouvre ses portes. Parmi les premiers arrivés, Martine Lehideux, présidente des Femmes d’Europe, toujours élégante, Jacques Bompard qui lancera les 30 et 31 mai prochain dans sa ville d’Orange son projet pour un avenir militant de la droite nationale : L’esprit public, Eliane de La Brosse, incontournable figure de la droite méridionale et Bernard Antony, véritable animateur de la forte représentation catholique et traditionaliste très présente et très active parmi les 1 500 congressistes connus ou moins célèbres qui se pressent à l’entrée principale.

Les autres dirigeants prennent l’entrée des artistes.

14 h : la "manif anti-FN" descend l’avenue Jean-Médecin. Il y a moins de monde qu’au congrès ! Deux grosses contre-manifestations sur les trottoirs : les Niçois qui assiègent les grands magasins. Vexés, les anti-FN scandent : « Les passants, avec nous ! » Sans effet.

Nous nous présentons à Robert Injey, secrétaire fédéral du PCF 06. Comprend-il bien qui nous sommes ? En tout cas, il nous répond poliment.

LLJ : 50 000 personnes à Strasbourg contre le FN, il y a trois ans. Moins de mille à Nice aujourd’hui. Vous êtes déçu ?

R.I. : C’est à cause des congés scolaires !

- Virgile Barel serait avec vous ?

- Evidemment !

Virgil Barel ne peut pas démentir, il est mort voilà soixante ans et le lien entre ce militant communiste né à Menton, et ce cortège étique se borne à la présence de son nom sur la plaque de la place niçoise où les camarades piétinent.

Le PCF vient d’élire sa direction sur une liste unique. Ça le qualifie pour donner des leçons de démocratie au Front, qui, lui, agrée 300 candidats pour les 100 sièges de son CC.

"Le Libre Journal" plébiscité aux portes du Congrès

Le Mouvement des Jeunes Socialistes des Alpes maritimes, de son côté, appelle à « VOTER AVEC LE CŒUR, PAS AVEC LE FRONT ». Tout un programme pour les héritiers d’un parti qui est resté vingt ans aux affaires avec le ventre plein avant que ses électeurs ne comprennent et votent avec les pieds.

15 h : Marie-France Stirbois, figure emblématique du Front National niçois souhaite la bienvenue aux congressistes. Suivent les rapports de Jean-Pierre Reveau trésorier, Carl Lang, le délégué général et Bruno Gollnisch, secrétaire général.

18 h : ré-élection et allocution du président Le Pen.

19 h : surprise à la sortie. Il pleut à seaux sur Nice, tandis que la sécheresse désole le Nord et la Bretagne ! « Allons, dit quelqu’un : congrès pluvieux, congrès heureux ! »

Dimanche 20 avril. Le temps fort de la journée est la projection du film "Le FN a 30 ans" (DVD 25 keuros, VHS 15 zeuros).

Notre chroniqueur Michel de l’Hyerres est enthousiaste.

Vote pour les instances.

Dîner de gala, spectacle.

Lundi 21 avril. La matinée est consacrée à la proclamation des nouveaux Bureau Politique et Comité Central. La lecture des résultats prend, conformément à la tradition, l’allure d’une distribution des prix. Les bons élèves, toujours les mêmes, monopolisent les lauriers.

Le président annonce : premier, Bruno Gollnisch ; deuxième, Carl Lang ; troisième, Roger Holeindre ; quatrième, Martial Bild ; cinquième, Jacques Bompard ; sixième Bernard Antony. Les standing ovations se succèdent.

L’après-midi, discours de clôture du président réélu et présentation du nouveau Bureau Politique qui compte dix membres de plus. Le nouveau bureau exécutif est identique au sortant : le délégué général est Bruno Gollnisch, le secrétaire général Carl Lang, le trésorier Jean-Pierre Reveau et le nom de Marine Iorio (née Le Pen) s’ajoute à celui des quatre autres vice-présidents : Martine Lehideux, Dominique Chaboche, Roger Holeindre et Jean-Claude Martinez.

17 h : le Congrès se disperse. C’est le moment que choisissent pour l’agresser les démocrates subventionnés, galvanisés sans doute par la présence charismatique du camarade Yassir, président national de l’UNEF.

Les moralistes blessent un brave de la DPS. "Contre la haine" !

Annexe au bilan de ces journées : une cinquantaine - seulement - d’exemplaires du Libre Journal ont été vendus sous une pluie battante, aux portes du Congrès. Objection principale : « Je suis déjà abonné ! »

Nombreux témoignages de sympathie, encouragements et promesses d’abonnement ou ré-abonnement. Geste très chic d’un de nos abonnés niçois, qui a spontanément offert trois nuits d’hôtel à notre envoyé spécial(1) !

Merci à tous.

Patrick Gofman

(1) Lequel a regagné Paris en auto-stop. C’est notre... éthique ! (ndlr)
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