Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 293 du 15 mai 2003 - p. 17
XIIe Congrès du Front national
par Michel de l’Hyerres
Second reportage à Nice

Dans notre numéro précédent, nous avons publié un premier reportage à Nice, autour du XIIe Congrès du FN. Nous le complétons ici par un reportage à l’intérieur du Congrès.

"Encore plus haut !", c’est le mot d’ordre définissant parfaitement l’esprit qui a animé ce XIIe Congrès du Front national et correspondant au 30e anniversaire de la fondation de ce mouvement gravement affecté par la mutinerie de décembre 1998.

Lors du reportage effectué à Annecy du 27 au 30 août 2002, l’occasion m’avait été offerte de constater la renaissance de ses cendres du FN à la suite de sa surprenante performance du 1er tour des présidentielles du 21 avril de la même année, performance unanimement baptisée "séisme" et dont les tenants du "pacte républicain", sévèrement ébranlés, ne sont pas encore revenus.

Avant d’aller plus loin, tentons de clarifier ce qui sépare et différencie le FN de ses ennemis de l’Etablissement. Existerait en effet une différence de nature, une opposition doctrinale caractérisée, entre le parti de Jean-Marie Le Pen, lequel constelle ses manifestations et ses réunions d’une forêt de drapeaux tricolores et les achève par ce chant on ne peut plus républicain de "la Marseillaise" d’une part et d’autre part les affidés du "pacte républicain" qui se réclament de ces mêmes symboles de la Révolution française ?

Y aurait-il donc deux façons de brandir le drapeau français et de chanter l’hymne national ? La réponse est oui : ce qui distingue le FN de l’Etablissement, c’est tout simplement que le premier se réfère aux valeurs traditionnelles, positives, de la France de toujours et le second aux chimères philosophiques, mortifères, négatives, d’une "patrie" abstraite, coupée du réel, "intrinsèquement perverse", attelée à "la destruction totale" du pays réel.

Et tout le génie de JMLP aura été d’adopter d’instinct, dès la fondation du FN, la forme du système républicain, y compris le suffrage universel, en conservant précieusement l’esprit de la Tradition.

Ce qui revient à dire que cet esprit FN qui prédomine aussi bien dans l’appareil du parti que parmi la masse des militants est tout simplement celui du catholicisme traditionnel, même si une bonne part de ce monde n’y adhère pas et se contente de suivre. Et l’hémorragie de décembre 1998, effet de la conjuration ourdie par la "Nouvelle Droite" a vu le départ d’un trop-plein de cadres païens (principalement), issus de cette société de pensée qui n’a de "droite" que le nom (voir LLJ n° 266 à 271), entraînant, hélas, dans cette mésaventure, quelques catholiques de tradition ayant naïvement mordu à l’hameçon.

Venons-en maintenant au Congrès de Nice, qui connut une merveilleuse réussite tant par la forme : l’organisation, que par le fond, c’est-à-dire la volonté de sauver la Patrie.

Chacun a, dès l’abord, été frappé par le zèle (tenue impeccable, efficacité et gentillesse) du personnel bénévole, puis par une ordonnance parfaite de l’ambiance générale et des débats, cela dans les moindres détails.

Quelques faits marquants dans l’ordre des exposés :

- l’accent mis par Carl Lang, délégué général, sur le prodigieux effort prodigué pour obtenir les signatures de candidature à la présidentielle et qui honore tous ceux qui les ont collectées ;

- par Bruno Gollnisch, secrétaire général, la volonté de restaurer la souveraineté de la France face au "détricotage" de la nation par le gouvernement Raffarin ;

- par JMLP, la dénonciation de l’immigration, péril majeur imposé par le gouvernement sous couvert d’humanitarisme mondialiste ;

- Le constat de Farid Smahi qu’il "n’est pas de nation sans patriotisme" et que la binationalité n’est qu’un leurre et un danger ;

- Dominique Chaboche, vice-président, de son côté, réussit un coup magistral en réunissant 23 délégations étrangères (dont le Japon) venues témoigner unanimement leur reconnaissance et leur admiration envers JMLP et demandant à ce dernier de présider une future internationale nationaliste !

- Roger Holeindre avait de son côté organisé et prononcé l’hommage au commandant Guillaume avec des extraits de film, cérémonie suivie par la remise de nombreuses "flammes d’honneur".

(A suivre)

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