Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 294 du 28 mai 2003 - pp. 3 à 7, 10, 14
Toulouse franc-mac ?

Sans y voir une explication paranoïaque, on peut tout de même relever que Toulouse, la ville du scandale Alègre où sont impliqués policiers, magistrats et politiques, est par excellence (?) une capitale maçonnique. Ce n’est pratiquement que depuis l’élection de Baudis que les Loges ont perdu le fauteuil de maire, que leurs affidés avaient occupé depuis près de deux siècles. Encore Baudis avait-il pris soin de s’entourer d’une véritable garde prétorienne de frères. Apparemment ça n’a pas suffi.

Comme à Nice ?

Il serait d’ailleurs intéressant de connaître les éventuelles appartenances des policiers et magistrats impliqués dans le scandale. Ce ne serait pas la première fois (cf. le scandale de Nice) que le secret maçonnique servirait de paravent à l’Omerta du milieu.

Guerre des Loges

Ce que notent les initiés, en tous cas, c’est que l’un des magistrats mis en cause est donné, bien qu’il s’en défende, comme affilié à la Grande Loge nationale française et qu’il soutient être victime de la haine d’un homme de la presse locale connu comme un caïd du Grand Orient. Or, à Toulouse, une guerre sans merci oppose les deux obédiences.

G.O. contre GLNF

Accessoirement, on sait que Baudis a toujours joué la GLNF contre le G.O, qu’il avait pratiquement chassé de l’Hôtel de Ville au bénéfice d’un de ses adjoints, promoteur immobilier et cacique de la GLNF. Seule exception : un autre adjoint que Baudis a gardé pour assurer le minimum de relations avec l’obédience antichrétienne, toujours très puissante dans le personnel municipal.

G.O, F.O., trotskos !

En effet, si le G.O est devenu minoritaire parmi les élus, il contrôle toujours l’administration municipale toulousaine. C’est Baudis père qui en avait en quelque sorte remis les rênes à Force ouvrière, cache-sexe syndical de la franc-maçonnerie et du gang trotskiste.

Exactement comme le réseau Voltaire (notre article)... Baudis aurait-il réchauffé un serpent dans son sein ?

Prostituées fiables ?

Parmi les arguments des partisans de la thèse de l’implication de Dominique Baudis dans le scandale Alègre : la personnalité des deux prostituées accusatrices. Elles seraient devenues l’une mère au foyer, l’autre ouvrière, et on voit mal la mafia porno recourir à des faux témoins aussi peu fiables. Sans doute... Mais on peut dire exactement l’inverse et se demander pourquoi, dix ans après les faits, ces femmes auraient eu, d’un seul coup, le réflexe synchronisé de révéler des faits cachés si longtemps alors qu’ils mettent en cause une personnalité aussi médiatique.

Ou diversion

Ce qui paraît plus vraisemblable, c’est que le réseau de notables (magistrats et policiers locaux) dénoncé par les pseudo Patricia et Fanny retrouvées par les gendarmes dans le cadre de l’instruction menée sur les exécutions de prostituées par Patrice Alègre, ont tenté, en mouillant une star de la politique, de faire capoter l’instruction comme cela a été fait avec succès à Auxerre dans l’affaire Emile Louis, tortionnaire et assassin de plusieurs jeunes filles handicapées.

Savantes gagneuses

Il se dit, en effet, que les deux ex-prostituées ont montré une connaissance stupéfiante des personnes, des titres et des lieux lorsqu’on leur a demandé d’étayer leurs accusations contre les policiers toulousains auxquels elles remettaient des pots-de-vin de la part d’Alègre (elles auraient fourni des noms et des adresses) et contre les magistrats qui, selon elles, recouraient à leurs services dans leurs bureaux du palais de Justice. Elles les auraient reconnus sur photos et auraient indiqué avec exactitude leurs noms et fonctions, et la localisation de leurs bureaux à l’époque !

Bourreau tranquille

Reste que le scandale politico-municipal fait passer au second plan le fond de l’affaire : pendant des années Patrice Alègre a pu exploiter avec une effroyable sauvagerie des jeunes filles mineures qu’il contraignait à la prostitution, torturait, et dont il a même exécuté certaines, dont Line Galbardi, sous les yeux de leurs malheureuses semblables, pour terroriser et asservir ces dernières. Or, pas une seule n’a osé dénoncer le monstre. Ce qui montre en quelle estime elles tenaient la police locale.

Policiers pourris

C’est qu’Alègre est fils de policier et aurait même été salarié comme employé à la cafétéria du commissariat de Toulouse voilà une quinzaine d’années. Les crimes qui lui ont valu une condamnation à perpétuité (viols et meurtres) avaient été cachés par des policiers toulousains qui, systématiquement, concluaient à des suicides sans que les magistrats instructeurs s’en étonnent, alors que cette explication était totalement invraisemblable.

Magistrat mouillé

Autre détail troublant : le procureur adjoint de Montauban, Marc Bourragué, a été obligé de reconnaître qu’il avait pris l’apéritif, chez lui, à Launaguet, en 1991, avec Patrice Alègre que lui avait amené un ami. Or cet "ami" du procureur a été identifié. C’est un videur de boîte de nuit « vaguement dealer » selon les enquêteurs. Curieuse relation pour un haut magistrat...

Voltaire contre Baudis

Voilà quelques années, le Réseau Voltaire de Sitbon s’en était déjà violemment pris à Baudis. Motif : la Mairie de Toulouse exigeait, avant d’enregistrer un mariage dont un des conjoints était étranger, la présentation du passeport et du visa, et dénonçaient les candidats au mariage en situation irrégulière au Procureur, qui prenait alors un arrêté de reconduite à la frontière.

Arajol dénonce

Il y a deux ans, c’est l’ex-syndicaliste policier Arajol, membre de l’équipe Pasqua et du réseau Voltaire de Sitbon qui, dans l’Huma et Ration, avait dénoncé à la Commission informatique et liberté l’utilisation par le ministère de l’intérieur d’un Système de traitement des infractions constatées (Stic). Cela lui avait valu le Prix Big Brother décerné par le Collectif pour les Libertés Individuelles Face aux Technologies de l’information, à l’occasion de la "Journée mondiale contre la brutalité policière".

Grosse presse rose

On comprend mieux la puissance médiatique de la mafia du porno quand on connaît son importance économique pour la grosse presse. A l’époque du Minitel, aujourd’hui remplacé par Internet, le ministère de la Justice, surpris de voir ses tribunaux condamner tant de gérants d’entreprises de presse réputées honorables pour proxénétisme, a commandé un rapport qui aboutit à une estimation du chiffre d’affaires annuel de cette activité à hauteur d’un milliard de francs !

Proxénètes à rotatives

Personne n’était épargné. Le Nouvel Obs, où sévissait Sitbon, employait aussi comme chef des ventes à l’étranger un dénommé Valéry Sourieau qui fut démissionné en octobre 97, après avoir été condamné à titre personnel et en tant que gérant de la société Eurofinacom pour proxénétisme aggravé. Il était l’éditeur d’un serveur de minitel porno qui servait de rabatteur à des prostituées sado-maso.

Perdriel touche-à-tout

Le prédécesseur de Sourieau à la gérance de la société propriétaire de ce minitel proxo avait été Claude Perdriel, big boss du Nouvel Obs en personne, et c’était le serveur de Sciences et Avenir, revue appartenant au même Perdriel (par ailleurs fabricant de... bidets) qui assurait le fonctionnement technique de ce 3615 Aline...

Aline, gros C.A.

Par la suite, Perdriel avait vendu ses parts d’Aline (22,7 millions annuels de chiffre d’affaire et 1 million de bénef net déclaré) à Sourieau tout en lui permettant de se maintenir dans ses locaux de la rue Feydeau. Ce qui était vraiment bien aimable, on en conviendra.

Autres moralistes :

Le groupe Hachette-Filipacchi proposait 3615 Union (du nom d’une revue pornographique barbouillée en magazine de santé), Libération chapeautait les minitels Zyeute, Jenlève, Telmec, Entrefilles, Turlugay, et autres et VSD qui exploitait également un minitel porno... Ce qui qualifie tout particulièrement les journalistes gavés au pain de fesse pour distribuer ces leçons de morale citoyenne dont ils sont si prodigues...

L’Eure du bulldozer

Selon une confidence privée du Conservateur régional de l’Archéologie, les sites mis en évidence par la construction de l’A28 ne seront pas fouillés faute de moyens. Première "victime" : un habitat du XIIe au XVIe siècles, non loin de Brionne, dans l’Eure, qui a été condamné à l’éradication au bulldozer.

Le mystère Paul VI

Découverte embarrassante : dans le cimetière de Verolavecchia, proche de Brescia, la ville natale de Paul VI, se trouve le tombeau de famille de la mère de Paul VI : une stèle massive de pierre taillée, couronnée d’une amphore, sans aucun signe chrétien mais portant les symboles ésotériques de la franc-maçonnerie : équerre, compas, règle. Les autorités ecclésiastiques ont fait murer le carré du cimetière où se trouve ce tombeau pour interdire ainsi tout regard indiscret.

Militaires escroqués

400 militaires, victimes d’une arnaque aux faux placements montée par le fameux escroc israélien Claude Lipsky, se sont tournés vers "la" ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, pour obtenir réparation de l’Etat. Sur les 30 millions d’euros volés, les victimes réclament le remboursement de la moitié, le ministère de la Défense ayant, semble-t-il, grandement facilité les manoeuvres de l’escroc.

"Sans le latin..."

Jean-Paul II a significativement placé sous son autorité personnelle une commission chargée de rendre sa place à la messe en latin, selon le rite tridentin. C’est un Polonais, le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la congrégation pour l’Education Catholique, qui en a été chargé.

Usage recommandé

Le cardinal Zenon Grocholewski, qui, selon les Romains "parle mieux le latin que le polonais", devra mettre en oeuvre les recommandations du Souverain Pontife. Dès février 2002, Jean-Paul II avait recommandé l’usage du latin dans les séminaires et les célébrations liturgiques. Le discours du pape avait été prononcé en latin.

L’épiscopat progressiste français avait pris cette déclaration comme un camouflet.

Tradutore... tradittore

Le principal problème que cette décision va devoir résoudre est la quasi-disparition des latinistes dans l’Eglise, ce qui, depuis le concile, permet tous les abus sous couvert d’erreurs de traduction. Désormais tous les textes devront être soumis, avant publication, au contrôle de la Congrégation pour le culte divin.

Messe en kit ? Basta !

Préfet de cette Congrégation, le Cardinal Francis Arinze a été on ne peut plus clair : « Nous voulons répondre à la faim spirituelle que beaucoup de croyants nous ont exprimée parce que les célébrations liturgiques leur paraissent irrévérencieuses et éloignées de la véritable adoration de Dieu. » Et il a conclu non sans esprit par cette allusion à l’Ite : « La messe en kit est terminée. Allez-en paix. »

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