Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 294 du 28 mai 2003 - p. 16
Devoir de mémoire

Il y a 20 ans (vingt ans !), jour pour jour, la Ire chambre, section A de la cour d’appel de Paris (président M. Grégoire, conseillers MM. Fouret et Le Foyer de Costil) rendait son arrêt dans un procès intenté au professeur Faurisson par neuf associations :

« Considérant (...) que les recherches de M. Faurisson ont porté sur l’existence des chambres à gaz ; qui, à en croire de multiples témoignages, auraient été utilisées durant la Seconde Guerre mondiale pour mettre à mort de façon systématique une partie des personnes déportées par les autorité allemandes ;

Considérant qu’à s’en tenir provisoirement au problème historique que M. Faurisson a voulu soulever sur ce point précis, il convient de constater que les accusations de légèreté formulées contre lui manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies ; qu’en effet la démarche logique de M. Faurisson consiste à tenter de démontrer, par une argumentation qu’il estime de nature scientifique, que l’existence des chambres à gaz, telles que décrites habituellement depuis 1945, se heurte à une impossibilité absolue, qui suffirait à elle seule à invalider tous les témoignages existants ou à tout le moins à les frapper de suspicion ;

Que s’il n’appartient pas à la cour de se prononcer sur la légitimité d’une telle méthode ni sur la portée des arguments exposés par M. Faurisson, il n’est pas davantage permis d’affirmer, eu égard à la nature des études auxquelles il s’est livré, qu’il a écarté les témoignages par légèreté ou négligence, ou délibérément choisi de les ignorer ;

Qu’en outre, personne ne peut en l’état le convaincre de mensonge lorsqu’il énumère les multiples documents qu’il affirme avoir étudiés et les organismes auprès desquels il aurait enquêté pendant plus de quatorze ans ;

Que la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. »

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