Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 294 du 28 mai 2003 - p. 18
Rions un peu avec "Plon-Plon"
Bernard Antony : "Tocos y si gauzes !"

A la liste personnelle d’ennemis de l’Eglise et complices des réseaux maçonico-gnostico-néo-nazico-pagano-pédomanes qu’il diffuse avec obstination, 3P2DA, (le procureur Ph. Ploncard dit d’Assac) vient d’ajouter un nom : celui de Bernard Antony dénoncé comme... juif honteux proche des B’naï Brith. Le fondateur du centre Charlier, de l’Agrif et de Chrétienté-Solidarité(1) prend ainsi place dans le pandémonium intime de Plon-Plon aux cotés de madame Anne Brassié, de messieurs les Abbés Celier et de Tanouärn, de MM. Francis Bergeron, Nicolas Bonnal, Yves Chiron, Guillaume Faye, Jean-Yves Le Gallou, Arnaud Guyot-Jeannin, Guillaume Luyt, Jean Mabire, Benoit Mancheron, Philippe Randa, Emmanuel Ratier, Dominique Venner, Pierre Vial, Vladimir Volkov et quelques autres dont bien entendu Beketch récemment qualifié de "nouveau Léo Taxil".

"Le Libre Journal" a demandé à Bernard Antony de se justifier.

LLJ : Alors, Bernard Antony, que répondez-vous à "Plon-Plon" qui vous dénonce comme Juif honteux proche des B’naï Brith ?

Bernard Antony : D’abord, il ne s’agit pas dénonciation puisqu’il n’y aurait rien d’infamant à être comme les aïeux du général Franco ou la grande Simone Weil, un juif converti. Mais ce n’est pas le cas de la famille Antony. On pourrait remplir une malle cabine avec les certificats de baptême de mes ancêtres. Je suis d’ailleurs tout prêt à les comparer avec ceux de ce d’Assac qui est à Ploncard ce que d’Estaing est à Giscard...

Les informations de Plon-plon seraient donc aussi avérées que sa particule... (Pour la partie tête, n’étant pas aliéniste, je ne me prononcerai pas). Tout de même, cette furie calomniatrice ne vous inquiète pas ?

Elle m’amuserait plutôt n’était le sentiment que la haine de cet homme pour ses contemporains prend sa source dans un drame personnel. Une souffrance liée, justement, à ses origines : Un père dont la culture, l’intelligence et l’oeuvre accablent la médiocrité du rejeton et une mère dont l’exotisme dément ses obsessions de pureté raciale. C’est un cas clinique intéressant et si je n’avais pas lu le formidable livre de mon ami Jacques Benesteau "Mensonges freudiens", je serais tenté d’en faire une approche psychanalytique.

Vous êtes blessé par ces attaques ?

Plutôt psychiatriquement fasciné. En tant qu’expert en dynamique des groupes, je suis stupéfait que l’on puisse encore, sans recevoir des tomates de l’auditoire, organiser des procès en sorcellerie à l’usage des demeurés syllogistiques : "Bernard Antony préside une causerie. Un conférencier prend la parole. Antony est donc d’accord avec le conférencier. Le conférencier cite Karl Marx. Antony est donc marxiste."

Pour autant, j’accorde à ce pauvre homme l’excuse de l’irresponsabilité. Je serais moins indulgent avec tel gargotier de presse et de librairie qui héberge les divagations de ce malheureux dans une revue prétendue de tradition et de pensée française. La tradition de la pensée française ne consiste pas à colporter n’importe quelle éructation diffamatoire d’un malade sans permettre aux victimes de ces accès de démence de se défendre.

Alors c’est définitif : vous êtes banalement français et catho de père en fils, c’est sûr ? Vous n’avez pas honte ?

J’ai un alibi : mes aïeux ont commencé avant moi. Aussi loin qu’ils remontent, les terriers des villages de Bigorre, ces cadastres médiévaux rescapés des flammes de la révolution, recensent les Antony comme laboureurs propriétaires.

Mon Grand père, Romain Antony, Compagnon charpentier du devoir (PPPDDA va encore voir des gnostiques partout) épousa une jeune fille alsacienne, qui allait devenir ma grand mère et dont les parents avaient quitté l’Alsace en 1871 pour ne pas être Allemands.

Champion de lutte militaire, Romain Antony arborait la devise de Gaston Phoebus (ce n’est pas un nom Juif) : "Tocos y si gauzes" (ce n’est pas de l’hébreux). On dirait aujourd’hui : "Qui me cherche, me trouve". Je l’ai reprise à mon compte comme mon père, ingénieur militaire.

Du coté maternel, mes origines sont béarnaise depuis la nuit des temps.

Voilà, je n’y peux rien : chez les Antony, nous sommes français et catholiques.

Propos recueillis par
"Léo Taxil" (le retour)

(1) 70 boulevard Saint Germain 75005. 01.40.46.96.31
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Ploncard e(s)t Daeninckx

Nous sommes obligés de constater la parfaite symétrie des méthodes de PPP etc. avec celles du demi-fou Didier Daeninckx. Ce dernier, à l’extrême gauche, a instruit des procès en nazisme contre les trois quarts de son propre courant politique. Un des plus retentissants visait l’écrivain trotskiste (et néanmoins talentueux) Gilles Perrault, fondateur de "Ras l’Front" ! L’Inspecteur Œil-Daeninckx y a gagné une certaine notoriété, et même l’accès à Gallimard, pour son oeuvre médiocre... Mais aussi une fessée publique, administrée par ses confrères (et concurrents) en littérature gauchiste, lors du Festival du Livre policier 2001, à la Bastille.

Patrick Gofman
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