Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 294 du 28 mai 2003 - p. 19
XIIe Congrès du Front National
par Michel de L’Hyerres
Second reportage à Nice (II)

Chacun a maintenant bien compris ce qui caractérise le F.N., le sépare du même coup de l’Etablissement siono-maçonno-républicain et génère, en retour, l’ostracisme dont il est la victime.

Par exemple, nous constatons concrètement le refus par le nouveau maire de Paris d’accorder au F.N. la pelouse de Reuilly pour la fête annuelle des BBR et, parallèlement, les Arènes de Lutèce pour la kermesse de la paroisse de Saint-Nicolas du Chardonnet : c’est le rejet du salut de la Patrie concernant les premiers et celui de la gloire de Dieu pour les seconds !

Dans cette guerre sans merci entre ceux qui veulent tuer là France et sa foi et ceux qui oeuvrent pour les sauver, ce qui explique sa férocité, J.-M.L.P. s’affirme comme le père de la Patrie et le fondateur d’une monarchie de fait dont il se révèle le Prince ; aussi, me trouvant situé parmi le peuple qui constitue sa base militante, je constate que le F.N. est une petite nation qui veut, à elle seule sans compromis ni concessions, s’emparer tout naturellement de la grande.

D’où cet amour et cette confiance que lui témoigne son assise populaire. Confiance qui rejaillit sur Bruno Gollnisch, désigné sans ambiguïté par la vox populi comme le successeur naturel, s’il plait à Dieu.

La réussite de ce congrès, c’est l’unité confirmée du mouvement se jouant des manoeuvres externes des médias du "Pacte républicain" tendant à dénoncer une querelle interne qui n’existe pas. Et la misérable contre-manifestation dans les rues de Nice, échouant lamentablement, illustre cet échec (notre reportage autour du XIIe Congrès dans LLJ n° 292, ndlr).

Car le but du Congrès est clair : c’est la mise en place d’un dispositif de bataille en vue des élections de l’an prochain et tout particulièrement la conquête de la région Provence-Côte d’Azur (PACA) dont nous fûmes frustrés en mars 1998 par l’acharnement témoigné par François Léotard pour faire élire le socialiste minoritaire Michel Vauzelle !

Le choix de Nice pour ce XIIe Congrès dans le cadre somptueux de l’Acropolis, où il s’était déjà tenu en 1990, s’explique par l’enjeu des élections régionales de l’an prochain où il faudra s’attendre à un combat sans concessions contre les "pacsés" de la Droite-Gauche qui ne pourront pas voiler, plus longtemps, leurs amours honteuses.

***

Après un prologue équestre de grande qualité sur la scène du grand auditorium Apollon, J.-M.L.P. allait tenir son discours de clôture dans une salle comble et enthousiaste devant, excusez du peu, une quarantaine de journalistes de la presse écrite avec en plus les photographes et opérateurs de télévision, pour développer les points suivants :

- Le « crime de piraterie internationale » perpétré par les Anglo-Américains en Irak, précédé du « bourrage de crâne » que l’on sait suivi, notamment à Bagdad, du saccage des « trésors de l’humanité... que les soudards du XXIe siècle ont laissé piller » ;

- Le délabrement criminel de l’armée française « pilier essentiel de la nation » par les gouvernements successifs ;

- Le déclin du PC dont « beaucoup d’éléments ont rejoint le vote national le 21 avril 2002 » ;

- Le développement économique de la France, passant, pour le pouvoir d’achat des Français, « de la 4e à la 13e place » en Europe avec le « coup de grâce donné par les 35 heures » ;

- Le déclin de l’agriculture et de la pêche ;

- Enfin l’inflation de l’insécurité, multipliée par 60 en 30 ans, passant de 500 000 crimes et délits en 1970 à 16 700 000 (INSEE) en 2002 !

Ce XIIe Congrès du F.N. sous la présidence renouvelée à l’unanimité de Jean-Marie Le Pen, coïncidant avec le trentième anniversaire de sa fonction, a scellé sa renaissance après les malheurs de 1998 et prouvé la nécessité de demeurer lui-même, sans compromis, fidèle à sa ligne originale : « LES FRANÇAIS D’ABORD ! »

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