Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 294 du 28 mai 2003 - pp. 20 et 21
Livres
Solde dantesque

M.G. Dantec est à la une des "Epées", la revue de nos amis les bons jeunes d’AF. Nous avons eu l’occasion de le leur reprocher, en leur rappelant les déclarations antifrançaises de l’individu. « On est pas d’accord ! » nous ont-ils simplement répondu.

M.G. Dantec est à la une de Franc Sphincter ("Le Masque et la Plume", 4/5). Massacré. Illisible à l’unanimité des critiques présents. « Malodorant ». « Drogué ». On finit par le comparer à l’autodidacte de Sartre ("La Nausée") qui lit une bibliothèque publique par ordre alphabétique : « Il n’en est qu’à la lettre B ! »

M.G. Dantec est à la une de la librairie Romain (62, av. d’Italie, Paris XIIIe), où nous avons trouvé son livre "Villa Vortex", paru en mars, déjà soldé 11 zeuros au lieu de 24 !

Besson en grève ?

Le mordant critique du Figaro littéraire a-t-il fait son dernier carton le 8 mai sur son vieil ennemi le flic de la pensée Didier Dæninckx ? En privé, il annonce qu’il s’est « fait porter pâle pour trois semaines » auprès de Jean-Marie Rouart. Il menace même d’abandonner définitivement la critique littéraire.

Celle qu’on montre du doigt
par Charles Williams

L’inoubliable auteur américain de "Fantasia chez les ploucs", pilier de la Série noire dans les années 50 et 60, revient en "folio policier". Williams se distingue par son inspiration toujours rurale ("La Fille des Collines"), maritime ("Péri en mer") ou sudiste ("Bye-bye bayou"), jamais urbaine ni nordiste. Son autre thème inépuisable : la soif de dévouement masculin pour certains petits anges qui s’avèrent souvent bien noirs. "Celle qu’on montre du doigt" traite ce dernier thème. Mais on ne peut le recommander qu’aux inconditionnels de Williams. Il manque de conviction, et surtout Folio a recopié la faible traduction de la Série noire (1959) en y ajoutant des fautes neuves. Difficile, par exemple, de s’exciter contre un « placier en drogues » !

"Folio policier" n° 271, 313 p., 5 keuros, ISBN 2-07-041509-0
Justice pour le peuple serbe
par Jacques Vergès

« C’est à l’opinion internationale que je m’adresse parce que c’est elle qu’on a trompé par les mensonges les plus grossiers. L’opinion française d’abord parce que ces mensonges ont amené nos gouvernants à trahir l’amitié séculaire qui lie la France à la Serbie héroïque et qui s’est manifestée d’une manière éclatante au cours des deux guerres mondiales... »

La plaidoirie de Me Vergès est complétée par les sentences de quatre éminents professeurs de droit sur la légitimité du prétendu "Tribunal pénal international".

Coll. "Objections" des éd. L’Age d’Homme, 157 p., ISBN 2-8251-1793-5.
A la botte - La Bourse sous l’Occupation
par P. et D. Destrem

"Achetez au son du canon". L’on sait que la Bourse a flambé sous l’Occupation, fléchissant au moindre bruit de paix... Mais ce livre étudie de près le phénomène, enfin. Un ouvrage de référence.

Ed. L’Age d’Homme, 331 p., ISBN 2-8251-1758-7.
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