Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 295 du 7 juin 2003 - p. 13
A lire avec modération
par Nicolas Bonnal
Un Aristopark Pour échapper à l’Hexagone narbonnoïde

Céline, une fois de plus, avait, comme Drumont, tout compris de ce qui arrivait à la France.

Elle allait devenir un Hexagone. Un espace occupé par des tartuffes prolétariens (Céline), des mendiants ingrats (Léon Bloy) et des narbonnoïdes.

On croit Drumont ou Céline antisémites, c’est faux. Ils étaient narbonophobes, hexagonophobes.

Comme les grands cathos de l’époque, Bloy, Bernanos, ils ont crié dans le désert. Ce désert français où l’on ne les a pas entendus et où ne subsistent que des abbayes recyclées en hôtels pour cad’ sup’ et des villages relouqués par l’industrie du tourisme pour des bataves friqués pressés de se faire casser la tête à coup de son et lumière.

Un peuple de pouilleux, disait Céline qui savait de quoi il parlait du fond de ses banlieues à problèmes.

C’est quoi un narbonnoïde ?

Un être à forme vaguement humaine et qui a des papiers français.

Il vient du fond des âges ténébreux, il a dévoré le cromagnon, il a massacré l’aristocratie celte, détruit l’ordre romain. Il a violé, pillé brûlé et surtout baillé. Il a fait l’hérétique au moyen âge, le libertin avec Gilles de Rais, Sade ou les présentateurs télé, la Révolution et ses sacrifices humains, l’épuration et ses sacrifices humains, et depuis il se repose.

Il fait grève tout le temps, il attend sa retraite avec angoisse (un peuple de pêcheurs à la ligne disait Drieu dans son Journal). Il fait de la trottinette ou du roller, baise en tas, échange sa femme ou tripote ses gosses qu’il appelle Kevin ou Mégane, métisse sa fille et cultive son obésité. Il chausse des baskets, bouffe Mac Do, défile contre Seillière ou Le Pen ou Bush ou tout le monde, et surtout il idolâtre sa citoyenneté. Sa citoyenneté de merde made in Monde-diplo ou Charlie-Hebdo.

Bien entendu, plus il y a de chômage, plus il dit que c’est la faute aux capitalistes américains mais surtout pas à l’immigration, aux sept millions de fonctionnaires et aux aides au chômage, précisément.

Mais il faut le respecter le narbonnoïde. Total respect !

Il fait l’ENA, Normale sup’ ou Socio et passe des concours de facteur. Cent mille candidatures pour deux mille postes, qui dit mieux ? Ça enfonce le mandarinat chinois, pas vrai ?

Une fois bardé de diplômes comme Assurancetourix il légitime tout : les grands ensembles, le regroupement familial, le cannabis, l’impôt sur les sociétés et les grèves perlées.

Il se déguise en faux Gaulois à perruque (ah, Bernard Thibault et sa gueule de bogomile alpin...) ou en énergumène festif. Et il réclame ses droits. Ses drouas, ses drouaaas. Droua Droua Droua... Comme les boucaques de Boumerdès la bien nommée qui gueulent après leur gouvernement de marchands de cacahuètes alors qu’ils n’ont même pas été foutus de construire leurs propres maisons, eux dont on serine qu’ils ont bâti la France des Trente Glorieuses...

Le narbonnoïde gueule et râle contre tout parce qu’il n’a pas assez baisé le système à qui il doit tout. Ce n’est pas lui qui refera le monde, mais c’est lui qui a détruit la France.

Et ce combat est ancien. Nietzsche m’éclaira un jour à ce sujet, lui qui disait pourtant sans rire que tout ce qui était démocratique venait de l’Angleterre, tout ce qui était aristocratique venait de France (il pensait aux moralistes).

En réalité, s’il y a encore des peuples blancs dignes de ce nom, ce sont bien les anglo-saxons : prédateurs, capitalistes, religieux, impériaux, capables du meilleur et encore du meilleur (Le Seigneur des anneaux vaut un million de benzodiazépines).

Mais en France, il y a eu la Commune de Paris qui, selon Nietzsche, marque la fin des Aryens.

Le Commune, c’est le triomphe de l’entropie, l’instinct grégaire considéré comme une idéologie, le désir sale de s’entasser, de se fondre en communauté citoyenne, pour ne rien foutre, faire la fête, refuser l’ordre, l’autorité, la religion, et jouir en tas.

Le Paris de Delanoë parachève cette vision d’épouvante.

Le Paris-sur-merde de Delanoë avec ses brochettes de gays-burgers, ses grouillements de beurs et de blaques, ses bobos endimanchés en bermuda qui rollerisent sur les voies sur berge.

Nietzsche a raison, le recul de la France remonte à cet épisode.

Ce hoquet de pétroleuses et des fusilleurs narbonnoïdes marque la fin de la civilisation française, de la race française, de l’honneur français. Les boucheries patriotes de 14-18 n’ont fait que liquider plus vite les restes aryens (sans connotation antisémite, tout le monde sait que je suis jewish-supremacist...) pour faciliter l’avènement de l’homme qui ne veut plus d’Histoire mais seulement des bonnes histoires, qui n’écoute plus les Conteurs mais les brèves de comptoir.

La chanson de geste a laissé la place aux chansonniers, olé.

Cela dit, ce n’était pas très brillant avant : Philippe-Auguste pose un lapin au Coeur de Lion à la troisième croisade, François Premier fricote avec le turc, Dante voit la France d’un mauvais oeil : la moitié des évêques sont ritals au XVIIe tant l’analphabétisme narbonnoïde s’est généralisé. De Maistre remarque dans ses Considérations que l’on peut tout faire aux Français ; qu’on peut tout leur faire avaler.

De Maistre, aryen maçonnique s’inspirait des Hébreux de l’Ancien Testament pour rêver une nouvelle France royale et impériale que nous attendons encore.

Enfants de Pétain devenus fils de pub, les narbonnoïdes sont passés par toutes les fourches caudines. Ils sont éreintants à la fin.

Jean Louis Curtis, devant leur dernière grande victoire, en mai 81, l’écrivit : la France m’épuise.

Elle m’épuise aussi. Je vais bien mieux depuis que je suis aux Espagnes. Nous avons mal à la France malade d’Héxagonie, ce cancer narbonnoïde qui est un défi aux forces du Beau, du Bien, du Vrai.

Il faut créer d’un Aristopark.

On laisse la république de Marseille (Rebatet) aux narbonnoïdes, et on s’installe à l’abri de cette chienlit.

Qui m’aime me fuit : ce sera la devise de la nouvelle France vivante.

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