Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 296 du 19 juin 2003 - p. 3
Parlons franc
L’islam de France ridiculise Sarkozy

Comme c’était prévisible, le truquage électoral d’où devait sortir le Conseil français du culte musulman, machin sarkozien supposé faire croire que l’islam est une religion capable, comme les autres, de se soumettre aux lois et aux coutumes françaises a tourné au bordel arabe.

Et le Zébulon suractivé de la Place Beauvau est durablement ridiculisé.

Candidat officiel du ministre de l’intérieur, Dalil Boubakeur, imam de la Mosquée de Paris et enseigne vivante d’un prétendu « islam modéré », a en effet été ratatiné lors des élections du 15 juin par l’Union des organisations islamiques de France, faux nez de l’organisation fondamentaliste des Frères musulmans.

Claque si cuisante que Boubakeur a annoncé sa démission.

Il ne pouvait d’ailleurs rien faire d’autre, privé qu’il était des moyens de mener à bonne fin le numéro de cirque que Sarko lui avait confié.

Comment présider un machin censé accréditer l’existence d’un islam démocratique et modéré quand on n’a réussi à sauver que deux sièges sur vingt-cinq face aux tenants de la Charia’h ?

Sarkozy avait pourtant tout fait pour s’épargner ce camouflet.

En décembre, ayant pris connaissance des pronostics des RG, il avait monté à coups de menaces, de sourires et de petits cadeaux une usine à gaz dont l’objectif était de donner l’apparence du pouvoir aux musulmans présentables et français, ceux de Dalil Boubakeur, tout en tenant compte de la probable supériorité numérique des intégristes de l’UOIF et de la Fédération nationale des musulmans de France qui, comme son nom l’indique, est un machin sous contrôle marocain.

Le résultat de la combine arabe ayant été pire encore que prévu, le fondamentaliste Lhaj Thami Breze (UOIF) a fait savoir qu’il ne se sentait pas obligé de se soumettre à l’ultra-minoritaire Boubakeur. D’autant qu’il venait de découvrir l’existence d’un accord secret passé, à l’instigation de Sarkozy, entre l’imam parisien, les Marocains et les Turcs pour l’empêcher d’être élu.

L’autre manoeuvre de Sarkozy a également foiré : il avait délégué son dir-cab à Lyon pour convaincre Kamel Kabtane de retirer sa candidature au profit d’un autre homme de Boubakeur qui lui plaisait mieux.

L’Arabo-gone a envoyé le messager aux pelotes. Il s’est présenté, a été élu et s’est fâché avec Boubakeur qu’il accuse de l’avoir lâché sur ordre de Sarko.

Bref, l’affaire est un échec sur toute la ligne. Non pas en dépit, mais à cause des efforts déployés par le ministre de l’intérieur qui, depuis, a adopté un profil à ras de terre, se bornant à convoquer Boubakeur pour lui interdire de démissionner.

L’imam parisien a donc été obligé de se livrer sur Europe 1 à un hilarant numéro de pilpoul mercerisé entièrement tricoté dans la yeschouva de la Place Beauvau.

Le jeu consistant à expliquer à un El-Kabbach plus cauteleux que jamais que ses adversaires sont de dangereux fanatiques, mais sans le dire par crainte d’un procès (voire d’une réponse plus expéditive...).

On vous raconte ça, non par intérêt pour les petites misères des sectes mahométanes en France dont on se fout avec une force qui donne une idée de l’infini, mais parce que cette affaire apporte une double confirmation :

Premièrement : référendum corse, élections de marchands de tapis ou apaisement des enseignants, Sarko-le-malin rate tout ce qu’il entreprend. Son truc est alors de faire croire qu’il l’a fait exprès. Comme un trapéziste écrasé sur le sable de la piste, et qui explique qu’il vient de présenter en première exclusivité mondiale un numéro de taupe humaine.

Deuxièmement : ni rien ni personne ne peut concilier islam et civilisation française.

Ou bien l’islam sera maintenu en France dans les limites d’une tolérance fondée sur le principe de réciprocité (les musulmans étant traités chez nous comme les chrétiens sont traités en Islam), ou bien, conformément à la loi coranique, il ne cessera d’exiger plus de droits jusqu’à les avoir tous.

Sarkozy devrait méditer là-dessus et interroger ses aïeux juifs sur le sens précis du mot Dhimmi.

Serge de Beketch
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