Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 296 du 19 juin 2003 - p. 14
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Et si on fermait une bonne fois
les centres "fermés" ?

Avec l’habituelle arrogance du fonctionnaire borné, Jean-Pierre Carbuccia-Berland, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), a décrété qu’il n’était pas question de revenir sur la politique d’accueil de la racaille dans des centres dits fermés.

La troisième évasion de Kader, délinquant mineur multirécidiviste du Château de Sainte-Eulalie, près de Bordeaux, ne sera donc pas la dernière du genre. Et si les habitants du coin, inquiets et scandalisés de voir traiter cette vermine dans un confort et avec des égards que l’on refuse aux vieillards, ne sont pas contents, ils n’ont qu’à foutre le camp.

On ne va tout de même pas revenir au système des maisons de correction au risque de traumatiser ces chères petites têtes blondes (?).

On continuera donc à entretenir à grands frais des « centres fermés » dans des propriétés de rêve pour assurer la formation et la future réinsertion d’une trentaine de voyous dangereux.

Dans cet objectif totalement utopique on a multiplié le personnel. On en est aujourd’hui à une moyenne de trois éducateurs par enfant « encadré » ! Des jeunes très chers, donc, surtout pour les contribuables qui paient !

Pourtant, ni ces lieux idylliques ni les soins qu’on y prodigue ne semblent emporter les suffrages de la clientèle : la vermine ne pense qu’à faire le mur pour retourner à sa bauge.

La loi est pourtant formelle : tout délinquant mineur en fugue d’un centre « fermé » doit être conduit en prison. C’est irrévocable. Et c’est supposer limiter les velléités d’évasion ! En principe...

Sainte-Eulalie démontre le contraire : le centre a accueilli ses premiers pensionnaires le 30 avril. Kader y a débarqué fin mai, après arrestation au volant d’une voiture volée. Conduit au tribunal, il s’en est évadé. Repris, il a été envoyé au centre sous contrôle judiciaire d’où il a fugué le lendemain matin. Les gendarmes l’ont arrêté et le juge l’a reconduit... à Sainte-Eulalie d’où il s’est aussitôt évadé de nouveau en emmenant cette fois un complice avec lui.

Ça occupe les éducateurs et ça donne un exemple instructif aux autres candidats à l’évasion qui se savent désormais assurés de l’impunité.

Le problème que posent ces évasions est celui de l’existence même du système.

Outre que le ministère de la justice et l’administration pénitentiaire rechignent à reconnaître ce nouvel échec de leur stupide politique de réinsertion de brutes qui n’ont jamais été insérées, les centres fermés sont une mine d’emploi : trois éducateurs par pensionnaire, sans compter l’intendance, l’administration, etc.

A Sainte-Eulalie, par exemple, Mokrane Aït Ali, le président de l’association Oreag qui gère le centre, et ses collaborateurs vivent dans une somptueuse propriété où ils n’auraient pas même été agréés comme gardiens.

On comprend qu’ils n’aient pas envie de revenir dans les territoires occupés où ils officiaient précédemment !

Pas question, pour eux, donc, que l’expérience s’arrête !

Dans Rivarol, Jean Fermanville révélait que, toutes administrations confondues, quatre cent mille agents étaient employés « à temps plein » et près de un million à temps partiel à la gestion et la distribution du RMI.

Voilà ce qu’on appelle des emplois constructifs pour la société !

Au fond, la seule question est de savoir pour qui, au juste, ces centres ont été mis en place : les délinquants ou leur encadrement ?

Une suggestion à Perben : pourquoi ne pas former les délinquants à l’encadrement des éducateurs ? Tout le monde serait content : les éducateurs, bien logés et grassement payés en « colonie de vacances », et les délinquants, socialement réinsérés.

Une bonne idée, non ?

En tout cas, elle vaut bien celle qui consiste à transporter les vils à la campagne...

Saint-Plaix
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