Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 298 du 9 juillet 2003 - p. 12
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Retour de l’homme-singe

« Les Humains seraient des Chimpanzés légèrement modifiés. » Tel est le titre d’un article (Le Monde, 27/06) pas innocent.

Le darwinisme posait que l’homme « a une filiation commune avec les singes anthropoïdes, et donc un ancêtre commun avec eux ».

Sur cette base, la biologie moléculaire a fait faire des progrès spectaculaires à la taxonomie (science des classifications) en calculant des "distances" des groupes animaux entre eux, et en affinant les distances génétiques comme coïncidences des patrimoines dits héréditaires de groupes voisins.

C’est ainsi que les travaux récents de l’Université Wayne de Detroit estiment à 99,4 % la ressemblance entre le patrimoine génétique de l’homme et celui de certains chimpanzés.

Ce qui conduit Morris Goodman à déclarer que : « Les hommes ne sont que des chimpanzés légèrement remodelés. » (sic !)

On voit le but de ces propos : redorer le blason du darwinisme, versant scientifique de la vision matérialiste, marxiste et athée de l’homme.

Cette vision avait déjà été mise à mal par Anne Dambricourt, de l’Institut de paléontologie humaine de Paris, qui découvrit que la courbure du tube neural antérieur primitif, prélude au phénomène de céphalisation, est une caractéristique de l’homme jamais observée chez l’anthropoïde où ce tube reste droit !

Publiées à regret et avec retard dans les journaux internationaux de renom, ces observations provoquèrent... la réunion d’un congrès "Pour Darwin" à Paris ! C’est dire combien la mise en évidence d’un caractère propre à la lignée humaine, inexistant chez les singes quelle que soit leur "proximité" avec l’homme, gêne les évolutionnistes athées !

Aujourd’hui la science et l’appareil scientifique sont convoqués pour justifier le dogme darwinien à tout prix.

Selon Morris Goodman, « l’accumulation d’évidences concernant l’ADN fournit maintenant une vision objective, non anthropocentrique, de la place de l’homme dans l’évolution. » Et notre savant de publier dans les Proceedings of the American Academy of Sciences (19/05/2003) une nouvelle classification des anthropoïdes, étendant le genre homo à diverses espèces que personne n’avait osé à ce jour rattacher aussi directement à l’homme actuel : Ardipithecus ramidus, Australopithecus afarensis, Paranthropus robustus, Homo erectus, neandertalis, sapiens, chimpanzé, bonobo, etc.

Au total une vingtaine d’espèces, ce qui séduit certains chercheurs comme Véronique Barriel, maître de conférences au Muséum, ou Pascal Picq, maître de conférences au Collège de France, mais laisse sceptique le professeur Louis de Bonis, de la faculté de Poitiers, qui s’interroge légitimement sur le fait de « savoir si des travaux génétiques sont suffisants pour rattacher le chimpanzé à l’homme ? »

Or quand on sait qu’en taxonomie animale une vingtaine d’espèces incluses dans un seul genre constituerait une première, chaque genre étant infiniment spécifique et comportant rarement plus d’une dizaine d’espèces, on est tenté de supposer que les travaux de Morris Goodman ne sont pas exempts d’arrière-pensées doctrinales !

Et quand on sait que l’équipe américaine a analysé 97 gènes reconnus fonctionnels communs à tous les anthropoïdes (homme compris)... sur un total répertorié d’environ 30 000, on se demande si cette publication, qualifiée par l’imMonde d’ "iconoclaste" mais à laquelle il s’empresse de faire écho, est un simple test, un coup publicitaire... ou la manifestation clairement affichée de désinformation à visée doctrinale : la science "officielle" aurait-elle donc aujourd’hui pour mission, par les moyens les plus discutables et statistiquement les plus spécieux, de voler au secours des idéologies matérialistes et athées, meurtrières et moribondes ?

C’est bien là la question qu’on est à ce stade en droit de se poser devant cette manipulation médiatique !

Claude Timmerman
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