Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 299 du 22 juillet 2003 - p. 2
Lettres de chez nous
40 % d’illettrés en 6e, 80 % de bacheliers en terminale !

Trois extraits de copies d’étudiants en Géologie première année (SV1) dans une université française. Il s’agit de commentaire de cartes sous marines d’étude de tectonique des plaques et des dorsales océaniques. (L’orthographe et la ponctuation sont bien entendu scrupuleusement respectées.)

Un étudiant : « La vitesse d’ouverture total approximativent est: de: on a à peu près 10 millions danné par cm dans ces carte donc l’ouverture est de 10 millions d’années par cm cest à dire: si je prend 68,7-58=10 millions est sa correspond à 1cm »

Un autre : « Les couleurs qui representent les portions de croûtes océanique le plus agées sont prés des continents tandis qe ceux qui representent les plus resente sont au centre. Sans oublier que a partir du centre qui n’est autre qe la dorsale, les couleurs sont asymetries. »

Un troisième : « L’age croissance de 1 à 6 est qe plus le numéro est grand plus leur âge est grand. cela est du la plaqe continentale ou se situe les îles Hawais se déplacent horizontalement au dessus d’1 point chaud qui perce la croûte pour créer un nouveau volcan. »

Non seulement les réponses sont débiles mais j’ai l’impression de lire du CE1 ou du CE2.

Voilà le vrai fruit des 80 % de réussite au bac dont se flatte le ministère de l’éducation nationale !

Mes prochains examens, je les ferai passer par SMS.

Ce sera moins long à corriger et les étudiants, limités par l’espace, écriront moins d’âneries.

Quant à mes cours, je vais y intégrer de la lecture dirigée de classiques avec synthèses écrites. Ce sera plus formateur et plus utile que la géodynamique ou la physique.

L.G
(professeur de géologie)
Vie quotidienne aux USA.

Un gang de jeunes nègres a volé ma voiture en plein jour devant un grand magasin.

Quinze minutes après les voleurs ont braqué une femme devant un supermarché pour voler son portefeuille, sous les yeux de tout le monde.

Le lendemain, la police a retrouvé ma voiture en très mauvais état dans le ghetto.

Le marchand qui m’avait vendu la voiture m’a fait un très bon prix pour un nouveau modèle plus beau. Il craignait des poursuites pour avoir prétendu que ma voiture était équipée d’un anti-vol qui, en fait, n’existait pas.

Ma nouvelle Mercury Grand Marquis 2000, gris panzer n’a que 35 000 km et elle est réellement équipée d’un anti-vol général.

Comme ça, tout le monde est content : moi, le marchand, les policiers, les nègres, les avocats et les assureurs qui font des affaires.

Vive le capitalisme US !

Dean Mamas (Floride)
Un "intermittent du spectacle" nous écrit

Permettez moi d’apporter quelques lumières sur l’affaire des "intermittents du spectacle".

- Nous sommes trop nombreux (cent mille. Bien plus qu’il y a dix ans pour moins de travail.)

- Le système attire de plus en plus de parasites qui préfèrent notre vie plutôt à celles d’autres professions ennuyeuses et mal payées.

- Le marché du travail est saturé. Les salaires baissent. Les exigences sociales aussi. (la télé, par exemple, ne paye plus la participation à une émission.)

- Conséquence : Les faux artistes comptent les heures et cessent de chercher des contrats dès qu’ils ont le minimum (507 h) pour toucher le chômage.

Du coup, les spectacles sont de moins en moins bons. Les spectateurs payants boudent. Le nombre diminue. Les emplois suivent.

Les artistes d’état qui vivent de subvention et se moquent des recettes, continuent à être acclamés par un public d’invités pour des spectacles souvent révoltants de bêtise et de mauvais goût mais payés avec l’argent de cotisants qui ne vont jamais les voir.

Ainsi, notre profession incapable de survivre en l’absence de public payant dépend de l’Etat qui l’entretient artificiellement.

De plus ce système créé pour protéger les artistes est étendu au personnel technique, l’audiovisuel laissant l’état payer le personnel de production et de plateau.

Pourquoi pas les femmes de ménage ?

Le choix est donc simple :

1) Garder un système qui attire de mauvais professionnels mal payés pour des spectacles nombreux mais médiocres.

2) Rendre le système plus sélectif afin de n’attirer que de vrais passionnés qui gagneront décemment leur vie en donnant moins de spectacles d’une meilleure qualité pour des spectateurs payants.

Ce qui se passe aux USA ou en Russie permet de mesurer les privilèges des « intermittents » français.

A Broadway un artiste au chômage trouve un boulot de serveur et prend des cours dans sa spécialité.

A Moscou, un artiste travaille ou crève de faim. Du coup le monde du cirque est florissant. Il y faut une âme bien trempée et une vraie culture de saltimbanque mais la comparaison avec les "intermittents" français trop gâtés, trop protégés et soucieux avant tout de calculs d’horaires permet de mesurer la différence de résultat.

Au fond le système français serait bon s’il n’avait été dévoyé.

Il doit exister un moyen terme entre la loi de la jungle et l’engraissement institutionnel.

Certes, les grands artistes de l’histoire ont souvent été protégés et subventionnés par des mécènes. Mais ceux qui payaient le faisaient de bon coeur et ceux qui étaient payés devaient avoir fait leurs preuves et tenir les promesses de leurs débuts.

C.G (Paris)
Bonnes vacances, rendez vous en septembre !

Comme chaque année, l’équipe du Libre Journal, s’accorde un peu de repos.

Le numéro 300, paraîtra donc, si Dieu veut, au début de septembre.

D’ici là, nous souhaitons aux amis du Libre Journal qui ont la chance de pouvoir eux aussi partir à la découverte de notre pays, de très belles vacances.

A ceux qui, pour des raisons de travail, de famille, d’âge ou de santé, ne pourront pas s’évader, nous disons notre amitié.

Danièle de Beketch
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