Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 299 du 22 juillet 2003 - p. 3
Parlons franc
Quand Chirac fait du bruit avec sa bouche...

L’interview présidentielle du Quatorze-Juillet a respecté la tradition : bruits de bouches et réactions convenues. Chirac a dit des choses sans importance à des gens qui s’en foutent. Les chiraquiens l’ont trouvé génial, les autres l’ont trouvé nul et chacun est rentré chez soi avec le sentiment d’avoir contribué a la vie citoyenne de la France.

Du coup, personne n’a prêté attention au contenu des propos de Chirac qui, pourtant, posent réellement et de manière urgente la question de la santé mentale du chef de l’état...

Chirac a proclamé sans sourciller sa détermination de faire de la répression de la violence en Corse, la priorité des priorités.

« L’une des vocations du gouvernement, c’est d’abord de réprimer la violence et tout ce qui n’est pas conforme au droit... La violence est sans issue... »

On connaît tellement ce pipeau volontariste inspiré de la fameuse galipette de Pasqua (« c’est intolérable et nous ne le tolérerons pas ») que même répété un 14 juillet, il ne choque personne par son caractère surréaliste.

Mais tout de même, il faut être drôlement sonné ou inconscient pour se prétendre l’ennemi de la violence quand on est le président d’une République née dans le sang.

Il faut une fichue dose d’incohérence pour appeler à la paix civile et au respect du Droit le jour anniversaire emblématique d’un Régime de terreur qui, né de l’assassinat d’un directeur de prison par une bande de voyous, mit la France et l’Europe à feu et à sang et inspira la dictature la plus meurtrière de l’histoire de l’Humanité.

Il faut avoir perdu tout bon sens pour condamner le recours à la force en même temps que l’on couvre de son autorité le délirant hommage que son ministre des affaires étrangères a rendu devant les caïds de la secte maçonnique à leurs sanglants frères de la Terreur : « Marat, Talleyrand, Le Chapelier, Condorcet, mais aussi Laclos, Sieyès, Guillotin, Desmoulin, Danton, Hébert, et tant d’autres. »

Il faut être un schizophrène bien atteint pour poser au pacificateur quand on se réclame d’un De Gaulle porté au pouvoir par un coup de force.

IL faut être complètement ravagé pour oser brandir des foudres de l’Etat contre toute résistance alors que l’on a soi-même accordé par décret le titre d’ancien combattant aux tueurs des brigades internationales, massacreurs de centaines de prêtres, de religieuses, de civils innocents.

Il faut être un authentique toqué pour reprocher aux terroristes Corses d’avoir assassiné un préfet dans le but d’imposer l’autonomie de l’Ile cinq mois après que l’on a soi-même reçu en grande pompe le terroriste fellouze Bouteflika dont les complices égorgèrent des milliers de français pour arracher l’indépendance de l’Algérie.

Quant à soutenir que « L’une des vocations du gouvernement, c’est d’abord de réprimer la violence et tout ce qui n’est pas conforme au droit... » cela relève de la confusion mentale ou de la provocation au moment où la France, à peine sortie de plusieurs semaines de grèves illégales, assiste, médusée, au cabotinage chaotique d’une poignée d’intermiteux du spectacle qui voudraient cumuler liberté du saltimbanque et sécurité du fonctionnaire et sont disposés, pour y parvenir, à imposer leur utopie égotiste par le désordre, la force, la violence et l’illégalité.

Serge de Beketch
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