Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 299 du 22 juillet 2003 - pp. 4 à 6
Ranucci, c’est reparti !

Sur France 2, une enquête journalistique sur l’affaire Ranucci, égorgeur d’enfant guillotiné en 1976, a lancé le 17 juillet une nouvelle opération médiatique visant à soutenir une quatrième demande de révision posthume. Trois précédentes demandes ont été rejetées mais la gauche est résolue à instrumentaliser cette affaire que Me Lombard, avocat malheureux (moins que son client, cependant...) de l’assassin de la petite Marie Dolorès ose appeler "la plus grande erreur judiciaire du XXe siècle". Rien que ça !

Comme Patrick Henry ?

Plusieurs associations manipulées par l’extrême gauche sont mobilisées pour la révision de ce procès qui secoua l’opinion publique au milieu des années 70. Il ne s’agit évidemment pas, Ranucci ayant été exécuté, de réitérer la brillante opération Patrick Henry qui, sauvé de la guillotine non par son avocat Badinter mais par l’évêque de Troyes interdisant aux jurés catholiques de voter la mort, se lança dans le trafic de drogue dès sa libération. Dans le cas Ranucci, l’objectif poursuivi par le syndicat de la Magistrature (SM) est d’obtenir la suppression du jury populaire jugé trop répressif.

Fillette égorgée

L’histoire Ranucci est pourtant simple : ayant enlevé en voiture une fillette qui jouait dans une rue de Marseille avec son frère, Ranucci, refuse un stop et emboutit une autre voiture. Il s’enfuit dans les collines en entraînant la fillette et l’égorge. Arrêté très rapidement, il avoue, désigne l’endroit où il a caché le couteau, est jugé et condamné à l’unanimité du jury à une mort que même les parents de la petite fille ne demandent pas. Giscard est sur le point de le gracier quand un autre assassinat d’enfant l’en dissuade par crainte d’un soulèvement de l’opinion.

Révisions refusées

Depuis, des dizaines d’auteurs, l’écrivain communiste Gilles Perrault en tête, on fait et refait l’enquête, tricotant un invraisemblable pilpoul pour étayer l’indéfendable thèque de l’innocence. Trois fois, la Justice a été saisi d’une demande de révision, trois fois, elle l’a rejetée pour manque d’éléments. Mais les saboteurs de la Justice continuent leur travail, décortiquant le dossier dans le moindre détail pour monter en épingle les plus infimes contradictions ou erreurs de transcription comme il s’en produit dans tous les dossiers.

Le "détail" Dugué

Mais un détail n’est jamais mentionné : Ranucci était client d’un réseau de pédomanes. Quelques années après l’affaire Ranucci, un entraîneur de basket employé par la mairie communiste de Saint-Ouen est arrêté. Il s’appelle Jacques Dugué et il viole et prostitue des enfants dont, en outre, il vend des photos pornographiques. Un de ses complices, un certain Sokolovski, chargé de la comptabilité du gang consigne dans un carnet les coordonnées de ses clients. Saisi dans le cadre de l’affaire Dugué, ce carnet est mis sous scellé (n° 17) comme pièce à conviction dans le premier procès Dugué.

Bottin pédomane : Ranucci y était !

Dans ce véritable bottin du monde des pervers pédomanes, figure un client dont le nom et l’adresse sont ceux de Ranucci Christian, assassin de la petite Marie Dolores.

Dugué et Dutroux !

Dugué vient, à 66 ans, d’être condamné pour la troisième fois en vingt ans. Cette fois, il avait violé le fils d’une de ses anciennes petites victimes ! Chaque fois, Dugué qui bénéficie, comme d’ailleurs le tueur d’Auxerre Emile Louis, de hautes protections, a été remis en liberté longtemps avant l’expiration de sa peine. Au cours de la dernière enquête, il est apparu qu’il avait été en liaison avec le tueur pédomane Dutroux et qu’il continuait à vendre des photos pornographiques d’enfants.

Telle est la télé

Chapeau au présentateur du défilé du Quatorze Juillet sur la télévision d’état grâce à qui nous savons désormais que « Régiments parmi les plus anciens de l’armée française, les chasseurs d’Afrique ont été créés par Napoléon III en 1832 ! »

Soit presque vingt ans avant son accession au trône impérial.

Peste algérienne

Les célébrations de l’année de l’Algérie en France ne pouvaient pas se terminer sans un symbole fort. C’est fait : les autorités sanitaires de Marseille ont été obligées d’avouer qu’elles redoutent une infestation de la cité Phocéenne par des rats pesteux arrivés par bateau depuis l’Algérie où la maladie connaît une flambée, notamment à Oran où on compte déjà des morts.

Corse : sieste payée

Mécontents du résultat du referendum, les élus indépendantistes corses ont décidé de ne plus siéger tant que la majorité leur donnera démocratiquement tort. Mais pour autant, ces vaillants résistants n’ont pas démissionné. Motif : ils auraient du faire une croix sur les très confortables indemnités que l’état colonial leur verse pour ne rien foutre au conseil régional.

Debout et Starr

Quelle est la différence entre le compositeur Jean-Jacques Debout et le rappeur Joey Starr ? Le premier est en prison pour trois mois après deux procès verbaux pour conduite en état d’ivresse. Le second est encore en liberté après treize condamnations pour violences diverses contre des passants, des femmes et des policiers. En état d’ivresse ou de stupeur toxique. Répétons la question : quelle est la différence entre Debout et Starr ?

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