Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 300 du 4 septembre 2003 - p. 14
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"La Passion" interdite ?

Sous la pression de la juiverie médiatique américaine, les grandes sociétés mondialistes de distribution de cinéma refusent les unes après les autres d’assurer la diffusion du film pour lequel l’acteur australien Mel Gibson a dépensé trente millions de dollars de son propre argent dans le but de montrer en images, avec le maximum de fidélité à l’Evangile, la Passion de Notre Seigneur. Le scrupule du producteur réalisateur, lui-même catholique traditionaliste, a été jusqu’à faire dialoguer les acteurs en latin et en araméen.

Mais le projet ne plaît pas à tout le monde et, après des mois de mobilisation, le jeudi 28 août dernier, les dirigeants des groupes de pression juifs aux Etats-Unis ont annoncé que les "majors" avaient fait connaître leur intention de ne pas participer à la diffusion du film de Gibson.

Les pressions, les lamentations, les menaces, les tentatives de sabotage allant jusqu’au vol du scénario, les menées en vue de faire modifier le synopsis, n’ayant pas suffi, un des caïds du tout-puissant lobby aux Etats-Unis, l’élu Démocrate Dov Hinking a décrété le film « dangereux pour les juifs du monde entier » au motif qu’en présentant les Juifs comme déicides, il pourrait susciter une flambée de crimes antisémites : « le risque existe d’un retour à l’âge des ténèbres » a vaticiné le lobbyiste.

Bien entendu Dov Hinking, soutenu par Simcha Felder et David Weprin, autres gros bonnets du gang, a servi l’inévitable couplet sur l’holocauste, affirmant que Gibson et son père « négationniste avéré » appartiennent à « l’aile ultra-conservatrice de l’Eglise catholique qui rejette l’autorité du Vatican, y compris l’édit de 1965 exonérant les Juifs de toute responsabilité dans la mort de Jésus ».

L’édit en question est la déclaration "Nostra aetate" que certains Juifs persistent à présenter, en effet, comme l’aveu solennel par l’Eglise catholique que le peuple élu n’est pour rien dans la Passion. Ce qui est un mensonge. D’abord parce que cette déclaration de Paul VI n’est pas consacrée aux Juifs mais aux religions non chrétiennes, ensuite parce que le texte ne dit pas du tout que les juifs sont étrangers à toute culpabilité. Il affirme au contraire que « des autorités juives, avec leurs partisans, (ont) poussé à la mort du Christ » et se borne à souligner l’évidence que « ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé indistinctement ni à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps. »

La nuance n’est pas mince. D’ailleurs le rejet de l’accusation de peuple déicide, qui figurait dans la première version du texte, fut finalement supprimé dans la version définitive, ce qui montre bien que la position de l’Eglise est beaucoup plus nuancée que ne le soutinrent les évêques français en 1973 puis en 1997, dans leurs fameuses et tonitruantes repentances. Enfin, une déclaration pontificale n’a pas de valeur dogmatique, elle est une simple invitation à la réflexion et ne revêt aucun caractère d’infaillibilité.

C’est si vrai que de nombreux commentateurs, dont, par exemple, le père Desrousseaux, poussé par Menahem Macina, ont publié des pages entières pour reprocher à Paul VI de n’avoir pas une fois pour toute interdit toute mention de la responsabilité juive.

La chose, il faut le dire, aurait été difficile, puisque le premier proclamateur de cette responsabilité n’est autre que le juif Saul, devenu saint Paul, qui, dans la première épître aux Thessaloniciens (15-16), écrit : « Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, nous empêchant de parler aux païens pour qu’ils soient sauvés, en sorte qu’ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre. »

Reste à savoir si les censeurs de Gibson pousseront la chutzpah(1) jusqu’à exiger le caviardage du Nouveau Testament...

Le Libre Journal

(1) Plusieurs lecteurs nous ayant demandé le sens exact de ce mot souvent présent dans les pages du Libre Journal, signalons qu’à la fin des années 90 la cour suprême de New York a avancé une définition du terme yiddish chutzpah : « mélange d’impudence éhontée et d’arrogance irrationnelle ». Exemple de chutzpah : le parricide qui demande au jury de se montrer indulgent pour un "pauvre orphelin".
Légitimiste signale une bande-annonce (4’24’’) de "La Passion" accessible par Internet :
http://media.trinet.com/harvest/windowsmedia/2003/church/special/passionwmvhigh.wmv.
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