Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 300 du 4 septembre 2003 - p. 21
Livres
Les salons de la IIIe République
par Anne Martin Fugier

Le livre qu’attendaient les passionnés de ce "stupide" dix-neuvième siècle, du journal des Goncourt, des mémoires de Dumas, des souvenirs de Daudet (Léon), des choses vues par Totor, des sermons de Juliette Adam, des mondanités rancies de la princesse Mathilde, des ragots des dîners de Magny. Un monde prodigieux d’intelligence gâchée et fascinant de cruauté sans objet, un monde de monstres à huit reflets, de cannibales en habit et de mantes religieuses à crinolines revit devant nous. Formidable !

Ed. Perrin
Jeanne et les siens
par Michel Winock

Le soir de l’enterrement de son père, au lendemain de la Libération, Michel Winock file en douce au cinoche pour voir "Tarzan l’homme-singe". Il raconte ça avec une certaine complaisance parce que ce père était un catholique fervent donc un sale type autoritaire et borné. Le frère de Michel Winock, jeune progressiste, fut gaulliste avant le dix-huit Juin tout en continuant à crier « Courage Maréchal ! » "Jusqu’en 1941" précise Winock. Un recueil de souvenirs historiquement corrects par un historien politiquement conforme.

Ed. Seuil
L’absent
par Patrick Rambaud

Soyons clair et bref : "La bataille", récit de combat de la Grande Armée, était un chef-d’oeuvre. "Il neigeait", récit de la retraite de Russie, était un chef-d’oeuvre et "L’absent" récit du séjour de l’Empereur à l’île d’Elbe est un chef-d’oeuvre. On est époustouflé par l’intelligence, l’astuce, l’audace, la nouveauté de l’idée, de l’histoire, du style, par la vérité profonde de cette oeuvre d’imagination fondée sur un vrai travail d’historien. Rambaud est un génie. C’est tout.

Ed. Grasset
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