Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 300 du 4 septembre 2003 - p. 22
Cinéma
"Terminator III"

« C’est pas du Ronsard, c’est de l’amerloque. » C’est un excellent spectacle américain. Argument du film : il reste deux heures au bon robot Schwarzy pour mettre Adam et Eve à l’abri (antiatomique), avant l’holocauste nucléaire déchaîné par les ordinateurs révoltés. Un terrifiant robot femelle (surgi en costume d’Aphrodite d’une vitrine de frivolités à Beverly Hills !) s’oppose à la mission de Schwarzy, avec une certaine violence.

En 4 semaines, 2,8 millions de Français ont vu "Terminator 3". Cela ne prouve pas qu’il soit mauvais. Non plus que les aigres commentaires des critiques de Positif, Politis, Inrockuptibles et Cie, réunis en conclave, à nos frais, par Franc Sphincter pour diffamer "Governator", candidat gouverneur de Californie : Arnold Schwarznegger, vedette de "Terminator 3".

Aux Etats-Unis, on lui a trouvé des ancêtres nazis. C’est bien surprenant, pour un Autrichien...

Mais LLJ se moque de savoir si la Californie sera gouvernée par Schwarzy, Larry Flint ou Mickey Mouse. Nous nous bornons ici à vous recommander un film spectaculaire. Ses effets spéciaux - parvenus à la perfection - méritent à eux seuls le déplacement de quiconque éprouve la moindre curiosité pour les bouleversements (où la France tient sa place) des techniques cinématographiques.

L’humour est présent aussi. Quoique invisible pour les critiques de gauche, bien sûr, qui ne seraient pas mouchards s’ils pouvaient être soldats. L’absence que l’on note avec surprise, c’est celle de nos "minorités ethniques" adorées. On croyait les quotas de noirs obligatoires à l’écran nord-américain, qu’il montre les Vikings ou Robin des Bois... Les producteurs de "Terminator 3" ont-ils payé une grosse amende pour blanchir leur distribution, comme les patrons de Libération pour exclure leur quota d’employés handicapés ? Ou bien les robots sont-ils comptés comme minorité raciale ? Ou encore Schwarznegger - "Noir nègre" en allemand - remplit-il le quota à lui tout seul ?

En tout cas, la scène de ménage entre Schwarzy et le robot femelle vaut largement le pugilat Cantat vs Trintignant. N’en déplaise aux esthètes de Télérama !

Intérim
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