Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 301 du 17 septembre 2003 - pp. 4 à 6
Qui est Ernst Zündel ?

L’article que publie le Libre Journal est la traduction libre d’un texte rédigé, il n’est pas indifférent de le savoir, par un homme actuellement en prison pour ses idées. il a été écrit au crayon, sur des feuilles placées, en l’absence de table, sur l’abattant de la cuvette de WC, le rédacteur étant, quant à lui, à genoux.

Car tel est le sort que les démocraties réservent à ceux qui n’acceptent pas l’histoire écrite par les vainqueurs.

Révisionniste germano-canadien de 64 ans, Ernst Zündel est surtout connu pour le rôle essentiel qu’il a joué au cours de deux grands procès à Toronto, en 1985 et 1988, où il était poursuivi pour "propagation de fausse nouvelle" ; il avait, en effet, diffusé une brochure intitulée Did Six Million Really Die ? (Y a-t-il réellement eu six millions de morts ?) qui mettait en cause la version officielle de l’histoire de l’Holocauste des juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Lors du procès de 1985, il avait mis amplement en évidence la confusion et l’ignorance des survivants et des historiens de l’Holocauste convoqués à la barre (y compris Raul Hilberg) et, en 1988, le coup de grâce avait été porté par le spécialiste des chambres à gaz d’exécution des pénitenciers américains, Fred Leuchter, venu livrer les résultats de l’expertise qu’il avait pratiquée à Auschwitz et à Majdanek et qui donnait raison au prévenu. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque dans les médias canadiens.

E. Zündel avait été néanmoins reconnu coupable et condamné à neuf mois de prison, mais la Cour Suprême du Canada avait rejeté cette condamnation, statuant que la loi relative aux "fausses nouvelles" constituait une violation de la Charte des droits de l’homme.

Les adversaires d’E. Zündel ne lui pardonnèrent jamais cette victoire et ne cessèrent dès lors de le traîner devant les tribunaux, le dernier procès en date se déroulant devant le "Tribunal des Droits de l’homme".

Après avoir vécu 42 ans au Canada, E. Zündel dut se résoudre à se réfugier aux Etats-Unis où il se mariait, en 2000, à une Américaine, Ingrid Rimland. Il vivait avec elle dans le Tennessee quand, le 5 février 2003, les services d’immigration sont venus le kidnapper à son domicile sous le prétexte fallacieux qu’il aurait omis de se rendre à l’une de leurs convocations et ils l’ont renvoyé au Canada où il végète depuis six mois dans une prison sous les conditions les plus abjectes (pas de chaise, pas de stylo ni crayon à bille, pas de post-its, une nourriture exécrable, etc.).

Les autorités canadiennes refusent de le libérer sous le prétexte qu’il constituerait une "menace pour la sécurité nationale" : tout en reconnaissant qu’E. Zündel est lui-même non-violent, elles estiment qu’il est « susceptible d’inciter à la violence des individus de mêmes opinions que lui » ! E. Zündel est en effet un homme pacifique qui, de l’aveu même de ses pires adversaires, n’a jamais usé ni recommandé la violence. Il a, en revanche, été lui-même, à de nombreuses reprises, victime de la violence de ses adversaires : sa maison de Toronto a été incendiée de fond en comble, il a reçu plusieurs colis piégés et son nom et son adresse ont été placardés partout sur les murs de Toronto accompagnés de conseils pour la préparation de cocktails Molotov...

Il est évident que « l’héroïque Zündel », comme l’appelle le professeur Faurisson, est maintenu en prison simplement à cause de ses opinions.

Si Zündel perd son procès au Canada où il a fait une demande de statut de réfugié, il sera déporté en Allemagne où l’attendent cinq ans d’emprisonnement parce qu’il "porte atteinte à là mémoire des morts". Il serait bon de lui écrire à :

Monsieur Ernst Zündel
Toronto West
Détention Ctr.
111 Disco Road,
Box 4950
REXDALE, ON. M9W
1M3
(Canada)

Yvonne Schleiter
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