Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 301 du 17 septembre 2003 - pp. 4 à 6
Dernières nouvelles du Marigot
Etats-Unisraël : le monstre à deux têtes

Le corps politique américain est affublé de deux têtes.

Celle du capitalisme wasp et celle du lobby juif au service des intérêts israéliens.

On assiste donc, situation terrible pour un Etat, à la lutte frontale, au sommet du pouvoir, entre deux forces opposées.

D’un côté, les nationaux, en tout cas le "complexe militaro-industriel américain", préoccupé par ses intérêts dans le pétrole et les ressources du secteur et représenté par Bush, Cheney, hommes de Haliburton, de la Bechtel Corp., etc.

De l’autre, le lobby juif.

Les goyim veulent s’emparer du pétrole et des métaux précieux non seulement de l’Irak mais de toute la région, y compris de l’Iran, de l’Arabie Séoudite, du Koweït, du Bahrein, toutes régions productrices de pétrole, ainsi que de l’Afghanistan (porte ouverte à cet océan de pétrole, sur le bassin de la mer Caspienne) !

Ce butin, Bush et les cercles capitalistes américains Gentils le convoitent depuis deux décennies parce que la Chine, l’Inde, le Pakistan et l’Asie du Sud-Est se "motorisent" à une telle vitesse que dans moins de dix ans ces pays engloutiront en une seule année tout le pétrole produit actuellement dans le monde !

L’Amérique doit donc contrôler les ressources sous peine d’en être privée en même temps que l’Angleterre et toute l’Europe industrielle qui s’immobiliseraient d’un coup, avec des répercussions économiques jamais vues dans toute l’histoire de l’humanité. (...)

Mais pour obtenir ce pétrole les Américains doivent tenir la région.

Sans stabilité, pas de pétrole !

Les Israéliens, en l’occurrence la Cinquième Colonne israélienne, les juifs américains, les "néo-cons", installés aux plus hauts échelons du gouvernement, en particulier dans les think tanks, les services de renseignement et les médias, ont besoin, au contraire, d’un Moyen-Orient divisé, déstabilisé et chaotique. Voilà le pourquoi du 11-Septembre : il fallait un nouveau Pearl Harbour !

Pour les Goyim, un prétexte au vol des richesses du Moyen-Orient.

Pour les juifs, un motif de jeter l’Irak dans le chaos.

Les "armes de destruction massive de Saddam" ont fait l’affaire.

On le sait aujourd’hui, grâce à des agents israéliens et juifs, c’est-à-dire des sources en provenance de la clique Likoud-Sharon, Wolfowitz, Perl, Rumsfeld.

Les Israéliens voulaient détruire Saddam Hussein parce qu’il était le seul dirigeant de la région assez impitoyable et astucieux pour tenir un peuple constitué de tribus antagonistes, comme les belliqueux Kurdes, et de fanatiques religieux. Saddam gouvernait avec une poigne de fer, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de garantir la stabilité de ce pays, et de temps immémorial.

Les juifs savent d’autre part que l’Amérique est en faillite financièrement, qu’elle est devenue une poudrière de problèmes raciaux prête à exploser en cas de dépression ou de hausse massive du chômage et qu’il leur fallait donc agir vite !

Wolfowitz, Perl, Kristol et autres ont donc exploité la tragédie du 11-Septembre et instrumentalisé la vague antimusulmane qui a suivi comme l’avaient prévu les concepteurs des attentats.

Les "néo-cons" savaient ne disposer que d’une petite marge avant que la politique du cartel Bush-Cheney ne se chevauche avec la leur. Ils devaient agir au cours de la première partie du mandat de Bush parce que les bénéfices recueillis par Bush à la suite du 11-Septembre commençaient à s’estomper ! (...)

Au contraire, les huiles du Pentagone voulaient attendre, mieux se préparer, obtenir davantage de troupes, etc.

On se souvient de ce débat : l’état-major voulait au moins 200 000 à 250 000 soldats, Powell demandait la participation des Nations-unies.

Voyant, partout dans le monde, des millions de gens descendre dans les rues contre la guerre, les "néo-cons" ont décidé de précipiter les choses en fabriquant de faux rapports d’agences de renseignement.

Leurs mensonges ont entraîné les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans la guerre avec la complicité de deux dirigeants "poids plume", Bush et Blair, avides de gloire à bon marché (et des bénéfices subséquents...).

Ainsi, l’Irak et ses vingt-et-un millions d’habitants réduits à l’état de peuple du Quart-Monde par la Guerre du Golfe de 1991 et par treize années de sanctions mortelles a été réduit en poussière.

L’Israël voulait écraser Saddam Hussein à l’aide de la machine militaire américaine, parce que depuis vingt-cinq ans il était pour eux une source d’irritation constante.

Mais ils voulaient aussi effrayer et intimider, par l’exemple de la dévastation complète de l’Irak, les autres nations arabes. Un peu comme le traitement qu’on me fait subir aujourd’hui où je sers d’épouvantail aux groupes patriotiques.

Ainsi, les Arabes ont-ils aujourd’hui la mesure de l’influence que Tel-Aviv exerce sur Washington. Ils savent que l’Etat juif peut à volonté les faire étriper par son Golem, par son pitbull américain !

Kaddhafi l’a compris le premier qui n’a jamais voulu s’y frotter, même après que Reagan eut bombardé la Libye.

D’ailleurs, après l’écrasement de l’Irak, Khaddafi, qui avait toujours refusé d’endosser la responsabilité de l’attentat de Lockerbie, a accepté de verser 2,7 milliards de dollars de dédommagements aux ayants-droit des 270 victimes, et de reconnaître humblement « la responsabilité des actes de ses représentants » (Newsweek, 1er septembre 2003, p. 4). On peut être bien tranquille que c’est le traitement infligé à l’Irak qui l’a décidé à lâcher cet argent et ces excuses : la terreur est un langage que les gens du Moyen-Orient comprennent mieux que personne ! (...)

Les Israéliens et le lobby juif ont atteint leur premier objectif : Saddam est parti. Son armée est détruite.

L’Israël va faire maintenant ce qu’il a fait au Liban, en 1982 : déstabiliser la région pour que tout le monde se batte contre tout le monde. Si un dirigeant religieux ou politique d’envergure parvient à émerger et à rassembler, il sera tué. Tout simplement.

Voilà quarante siècles que cette politique est appliquée, comme le prouve un livre de Nachman Ben-Yehuda publié il y a dix ans : "political Assassinations by Jews, A Rhetorical Device for Justice", State University of New York Press, 1993.

On se souvient de la fameuse Affaire Lavon(1) : les Israéliens s’apprêtaient à faire sauter en Egypte des consulats américains et des agences de presse pour faire porter le chapeau aux "têtes chaudes musulmanes de Nasser".

Ils ont été pris, poursuivis, pendus !

On se souvient que Menahem Begin a fait sauter le quartier général britannique en Palestine, l’Hôtel King David, ce qui a entraîné une foule de morts et de blessés, civils et militaires.

Que Shamir et son gang d’assassins ont tué Lord Moyne, un fonctionnaire des Nations-unies, sans le moindre scrupule et sans que cela entraîne les moindres répercussions pour eux.

Que Moshe Dayan a massacré des civils innocents à Deir Yassin, comme Sharon à Sabra et à Chatila, et à Jenin, et toujours dans une impunité totale, pas de sanctions, pas de procès pour crimes de guerre ! Rien ! (...) Les "frappes ciblées" contre des personnalités religieuses ou politiques et contre des agents de la sécurité ont toujours fait partie et font toujours partie de la politique israélienne, comme les mutilations et les blessures infligées en brisant volontairement les os des détenus(2), en "cagoulant" les prisonniers (technique adoptée par les Américains en Afghanistan et en Irak) et en les mettant dans des camps de concentration comme les Américains le font aujourd’hui à Guantanamo, en refusant aux prisonniers des procès légaux, le bénéfice de l’habeas corpus, la liberté de parole, la liberté de réunion, la liberté d’association, etc.

Ce sont les armes utilisées par l’occupation israélienne depuis 1948 en Palestine, et c’est ce que font aujourd’hui les Américains !

Si les peuples libres ne veulent pas voir ça, ou, quand ils le voient, ne semblent pas en comprendre la signification, c’est simplement parce que les médias et le système éducatif les a rabaissés à un niveau jusqu’alors jamais vu dans le monde "civilisé".

Ces populations sont manipulées émotionnellement, psychologiquement et même mentalement au point qu’elles ne peuvent plus raisonner et encore moins agir dans le sens de leurs intérêts. Et cela vaut pour les individus comme pour les sociétés et les Etats. (...)

Comment cela va-t-il se traduire pour l’Irak et le rôle des Etats-Unis maintenant ? (...)

Cette guerre a été une guerre par procuration, menée par le pitbull américain de l’Israël dont on a relâché provisoirement la laisse afin de détruire le plus dangereux ennemi de l’Israël dans la région.

C’était l’objectif de la guerre des "néo-cons". Cette tâche accomplie, l’Israël est plus en sécurité aujourd’hui qu’il ne l’a été depuis des années, et il le restera pendant bien des années encore !

Les Israéliens se moquent pas mal que des Meshuggene Goyim meurent au cours d’attentats terroristes. (...)

Ils se contrefichent que la cote de Bush soit en baisse, que sa présidence ait des difficultés. ils n’ont pas oublié que Bush senior et son ami James Baker, ce goy arrogant, leur avaient refusé un "prêt" de 10 milliards de dollars. Ils n’ont pas oublié que Bush junior n’avait pas pris un seul juif dans son cabinet.

Ils n’ont pas digéré que Sharon n’ait pas été reçu à la Maison-Blanche avant le 11-Septembre, et ce n’est pas le plan de paix de Powell qui allait arranger les choses ! Dans ce contexte, n’est-ce pas une chance, une chance inouïe, que les attentats de New York et de Washington aient remis à l’endroit les idées de Bush, le faisant changer de politique à l’égard de l’Israël ?

Et tout ça du jour au lendemain !

Que peut-il désormais advenir en Irak ?

L’Israël s’est toujours opposé à la présence d’observateurs des Nations-unies, et plus encore à la venue de Casques Bleus.

Les Israéliens savent que, chaque fois que leurs intérêts sont en jeu, les Nations-unies, composées d’une majorité de nations du Tiers-Monde hostiles, votent contre l’Israël. (...)

Tel-Aviv continuera donc d’appliquer la même politique d’égo-ethnocentrisme : "Détruire tout ce qui ne va pas dans l’intérêt de l’Israël ou des juifs."

N’ayant rien à gagner d’un Irak stable et prospère, ils feront assassiner toute personne, ils s’opposeront à toute politique, ils feront échec à toute initiative de nature à normaliser la vie en Irak.

Le chaos, la guerre civile, les révoltes, les conflits religieux, la pauvreté, le chômage, les conditions sanitaires insuffisantes et même la faim dans les pays arabes, tout cela sert les intérêts israéliens.

Veiller à ce que les choses restent ainsi est leur politique.

Comme à Gaza, en Cisjordanie, etc.

Dans ce contexte l’arrivée du diplomate en chef des Nations-unies, expert en "construction d’une nation", Sergio Vieira de Mello, tout droit venu du centre des droits de l’homme des Nations-unies de Genève, ne pouvait que déplaire aux Israéliens et aux Américains.

D’autant que, horrifié par ce qu’il avait vu au cours des trois mois passés en Irak, ce dernier, scandalisé par la politique américaine vis-à-vis du pétrole irakien, avait, écrit Newsweek, « convoqué son principal porte-parole des Nations-unies, Salim Loue, pour lui demander de rédiger une déclaration publique condamnant l’insouciance de l’armée américaine ».

Ce communiqué, qui mettait en évidence un grave différend entre les Nations-unies et les Etats-Unis à propos de l’Irak, devait être diffusé après la conférence de presse de Sergio Vieira de Mello.

Mais Vieira mourut écrasé sous des dalles de béton, à 4h37 de l’après-midi, au cours de cette conférence dans laquelle avaient percé ses difficultés relationnelles avec « l’administrateur en chef américain, L. Paul Bremer ». (...)

Et le communiqué ne fut jamais publié.

Quelques dizaines de minutes plus tôt, raconte Newsweek, un énorme camion à plateau avait traversé tout Bagdad, malgré les patrouilles militaires et les barrages américains, transportant sous une bâche des bombes, des obus d’artillerie, des obus de mortier. Il ne fut ni arrêté ni fouillé. Sans éveiller le moindre soupçon, cette bombe roulante fut garée à proximité du quartier général des Nations unies.

Et elle explosa, tuant Vieira de Mello et vingt-quatre autres personnes et faisant quatre-vingt-six blessés graves,

Comment expliquer que l’on ait pu sortir une bombe de 250 kg d’un des bunkers de munitions de Saddam gardés par des soldats 24 heures sur 24 ?

Comment expliquer qu’on ait pu la charger sur un camion, ce qui nécessitait une grue ou un chariot élévateur, sans que personne ne s’en aperçoive ?

Qui, ce jour-là, avait le plus à gagner de la mort de cet homme avant que soit diffusée dans le monde entier une prise de position des Nations-unies qui aurait pu changer le cours de l’histoire en Irak ?

Et que va être à présent la politique des Américains et des Israéliens en Irak occupé ?...

Des journaux nous l’ont expliquée bien avant le commencement de la guerre : ce sera celle que les Alliés appliquèrent au Reich vaincu en 1945 ! Une occupation brutale, étouffante. Une dictature militaire, une politique de démembrement visant à affaiblir l’Etat conquis et à le réduire politiquement et militairement à l’impuissance.

Comme l’Allemagne fut découpée (Prusse orientale, Prusse occidentale, Silésie, Sarre, etc.), l’Irak sera dépecé en zones sunnite et chiite.

Comme en Allemagne, le Pays des Sudètes fut artificiellement incorporé à la Tchécoslovaquie non moins artificiellement créée, un Etat kurde sera fabriqué et séparé de l’Irak.

En Inde, les Britanniques ont contrôlé avec seulement 30 000 soldats britanniques les 230 millions d’habitants que ce sous-continent comptait alors, parce que les Indiens ne cessaient de se battre entre eux.

Au Moyen-Orient, l’Israël tient depuis cinquante-cinq ans grâce aux luttes qui opposent ses voisins déstabilisés, terrorisés, incarcérés, subjugués, réduits au chômage, appauvris et, pardessus tout, immergés dans le désespoir ! L’Israël peut expulser les dirigeants potentiels, ou les emprisonner (plus de sept mille Palestiniens dans des camps) ou les assassiner après les avoir traités de "terroristes", le monde s’en moque.

Cette politique sera-t-elle appliquée par les Américains en Irak ?

On peut espérer le contraire. Car, contrairement à leurs tuteurs israéliens, les "boys" n’ont pas de complexe de supériorité raciste vis-à-vis des populations conquises. Et ce pour une bonne raison : la plupart font eux-mêmes partie des minorités. Ce sont des Latinos ou des Noirs des ghettos de Harlem et de Detroit (que les Goyim milliardaires et les juifs "néo-cons" de Washington ont envoyés se faire tuer en Irak).

Et cela pose la question des pertes. A ce jour soixante-dix-sept Américains ont été tués et cinq cents blessés. (...)

Les Soviétiques avaient perdu cinquante mille hommes en Afghanistan sous les balles des moudjahidin de Ben Laden armés par les Etats-Unis avant de se replier.

Quand l’Amérique dira-t-elle "Ça suffit !" en Irak ?

L’avenir le dira.

Il reste encore tellement de pétrole...

Ernst Zündel

(1) Du nom du ministre israélien de la Défense en 1953, Pinhas Lavon, qui fut contraint à la démission après la révélation du scandale.
(2) Pendant la première Intifada, les télévisions du monde entier diffusèrent un reportage où l’on voyait des militaires israéliens briser à coups de crosse les bras et les jambes de jeunes Palestiniens raflés.
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