Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 301 du 17 septembre 2003 - p. 10
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Les islamistes guignent le magot des mutuelles étudiantes

Il se passe des choses bizarres ces temps-ci sur le campus de Villetaneuse.

On voit de plus en plus d’hommes barbus et de femmes voilées aborder les étudiants de type arabe ou maghrébin, qui représentent plus de la moitié des étudiants inscrits dans cette université du "neuf-trois". Ils les conduisent à l’écart, leur tiennent un long discours en arabe avant de les accompagner jusqu’à une table installée dans le hall de l’université où la Smerep (société mutualiste des étudiants de la région parisienne) leur fait signer séance tenante un chèque d’adhésion.

Ces VRP d’un nouveau genre seraient, à en croire les journalistes de Proche-Orient Info, les membres d’une association musulmane radicale, "Avenir", de plus en plus présente dans l’université et qui a pratiquement acquis le monopole de la vente des contrats Smerep aux étudiants afro-arabo-maghrébins.

Ce petit manège dure depuis plusieurs semaines, au grand dam d’une autre mutuelle, rivale de la Smerep, la LMDE qui, apparemment, n’a pas eu pour les hommes à barbe et les femmes à voile les même attraits que la concurrence. Cette rivalité s’explique bien entendu par le seul zèle altruiste. Qui oserait penser que des mutuelles étudiantes sont de véritables pompes à fric ? Depuis le scandale de la MNEF, personne...

C’est donc en simple application du quatrième pilier de l’Islam, la zakat (charité) que les islamistes se décarcassent pour séduire les étudiants afro-maghrébins et arabes.

Leur zèle dépasse cependant parfois les usages commerciaux.

Ainsi, en juillet dernier, un barbu, conseiller de la Smerep à Tolbiac (Paris I), a-t-il perdu son self-control jusqu’à traiter de "sale juif" un rabatteur concurrent.

Du coup, le responsable du développement à la LMDE a-t-il cru pouvoir expliquer que la relation entre la Smerep et l’association d’étudiants musulmans "Avenir" qui fournit les rabatteurs est surtout "vénale".

De son côté, le secrétaire général de la LMDE dénonce la Smerep, qui, par le biais des ristournes versées aux rabatteurs, financerait une association confessionnelle « pas toujours modérée ».

Et, dans un simple esprit de dignité, à la fois pour faire obstacle à l’irruption de ces considérations financières dans le milieu étudiant et pour ne pas laisser une dérive communautaire s’installer dans l’université, la LMDE a réagi. Elle a confié à des femmes voilées la tenue de son stand à Villetaneuse...

Comme ça, les étudiants catholiques ont le choix entre barbe et voile ou voile et barbe.

Quant aux autorités universitaires, demandera-t-on, que font-elles pour faire respecter le principe si fondamental, si sacré (si l’on ose écrire) de la laïcité citoyenne et tout le bataclan ?

Eh bien Alain Neuman, président de l’université, est très ferme : « C’est un problème difficile à régler ! » a-t-il répondu sans ambages à Proche-Orient Info.

Et d’ajouter que l’association "Avenir", fournisseur de rabatteurs islamiques, recueille entre 35 % et 40 % des voix lors des élections dans les conseils étudiants, et dispose d’un élu au Crous, ce qui oblige l’administration universitaire à travailler et à négocier avec elle, d’autant qu’elle se déclare « officiellement non confessionnelle » et qu’elle regroupe, selon Neuman « des gens ouverts et sympathiques ». Ce sont ces gens "ouverts et sympathiques" qui, barbus ou voilées (selon le sexe) se font remarquer en engueulant publiquement dans le hall de Villetaneuse les étudiantes arabes qui ne portent pas le voile, reçoivent officiellement dans les locaux universitaires l’islamiste fanatique Tariq Ramadan et remplissent les caisses de leur association avec les ristournes prélevées sur les cotisations des adhérents de la Smerep que, détail amusant, l’Humanité dénonçait il n’y a pas longtemps comme une mutuelle "de droite".

Comme dit l’autre, avec une droite comme ça, on n’a vraiment pas besoin d’extrême gauche...

Le Libre Journal
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