Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 302 du 28 septembre 2003 - p. 10
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"AZF mon amour"

« Je ne veux pas entendre parler d’attentat ! » vocifère Chirac en descendant de l’avion à Toulouse, le 21 septembre 2001. Quelques heures après l’explosion de 200 tonnes de nitrate d’ammonium à l’usine AZF (Azote de France, Total-Fina-Elf) : 30 morts, 8 000 blessés. Quelques jours après les attentats islamistes aux Etats-Unis.

Trois jours plus tard, avant toute enquête, M. le Procureur Breard était « certain à 99 % de l’origine accidentelle de la catastrophe. »

Deux ans après, l’hypothèse "1 %" n’est toujours pas réfutée. Le médecin toulousain, sinistré lui-même, Jean-Pascal Serbera fait rééditer son "AZF Toulouse : un mensonge d’Etat ?" (mars 2002), augmenté et illustré, sous le titre "Attentat à la SNPE ?" (Société nationale des Poudres et Explosifs, voisine d’AZF).

Deux ans après, l’extrême gauche chauffe toujours à blanc les cervelles de plusieurs centaines de sinistrés, les emmenant commémorer chaque mois ! la catastrophe sur un carrefour rebaptisé "rond-point du 21 septembre". AFP et AP rapportent que le député-maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, a eu la bonne idée de se pointer à cette "Commémoration" sauvage pour le IIe anniversaire du désastre. Malheureusement, il était précédé de « nombreux cars de CRS », et surtout sa majorité avait voté (mars 2003) la reconstruction de bâtiments municipaux avec le prétendu "reliquat" des dons (3,873 millions d’euros) destinés aux victimes ! Inutile de dire que Douste a été hué et bousculé sévèrement par les manifestants. « C’est l’extrême gauche qui manipule le désespoir des gens », a doctement expliqué son adjoint UMP Moudenc. Sans doute, mais qui donc les désespère, "les gens" ?

Il y a un an, Douste faisait jouer la IXe de Beethoven sur la place du Capitole. Une deuxième année de réflexion (avec quelques sondages) lui a montré le gouffre creusé par cette harmonie bourgeoise entre la mairie et le jeune électeur (20 % des inscrits) qui « ne se sent concerné ni par l’orchestre ni par le Ballet du Capitole. » Qui préfère le groupe Zebda et ses "Motivé-e-s" gauchistes et métissées. La solution de continuité pop, espère la majorité municipale, ce serait "AZF mon amour, comédie musicale" commandée par le CDC (Centre de développement chorégraphique) avec la bénédiction de Didier Deschamps, conseiller culturel de Douste. Chants et danses pour cadavres et destruction ? Tout de même pas. En fait de "comédie musicale", il ne s’agit que du "one-intermiteux-show" d’un consternant escogriffe qui gratouille une guitare électrique en marmonnant des extraits d’un livre qu’il a écrit lui-même (allez devant, vous nous raconterez)...

Mais Douste (qui de toute façon espère un maroquin d’une minute à l’autre) n’en triomphe pas moins (auprès du Monde - 23/9) : « Le budget de la culture va passer en 2004 à 15 % du budget global de la ville, soit 95 millions d’euros. »

On espère qu’il ne confond pas ce budget avec celui de sa réélection, et que les sinistrés d’AZF apprécieront.

Philippe Chanteloup

J.-P. Serbera, "Attentat à la SNPE ? - La face cachée de l’affaire AZF", 213 p., 7 photos couleurs. 19 feuros franco pour les lecteurs du "Libre Journal" (rappelez cette offre spéciale dans votre commande, vous économiserez 5 keuros de port) à la Librairie nationale - 12, rue de la Sourdière - 75001 Paris.
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