Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 302 du 28 septembre 2003 - p. 16
Nouvelles des autres
L’Israël a découvert une nouvelle
pompe à phynances

Dans les affaires, ça s’appelle une "niche". Après avoir vécu un demi-siècle durant de ce que Finkelstein a appelé le Shoah Business, l’Israël, pays des victimes, ainsi que des fils et petits-fils, cousins, alliés, proches et avocats des victimes, avait fini par lasser les bonnes volontés et par épuiser les portefeuilles les plus repentants.

Le fric rentrait de moins en moins dans la mesure où les arrière-petits-fils des bourreaux et complices trouvaient que ça commençait à bien faire d’autant que ces indemnités versées pour une tentative de génocide vieille de plus d’un demi-siècle servaient à financer une autre tentative de génocide, bien contemporaine celle-là.

Et voilà qu’un avocat parisien, Maitre Jean-Alex Buchinger, a eu une idée de génie : faire verser des indemnités aux victimes du "terrorisme palestinien", considéré comme successeur de la maison Hitler & C°.

Le problème, c’est que :

1) le "terrorisme palestinien" est par nature insaisissable ;

2) l’entité palestinienne n’a pas plus de raisons de reconnaître la compétence des tribunaux parisiens que la résistance française n’en aurait eu d’admettre l’arbitrage des tribunaux bantous si les victimes allemandes du "terrorisme français" avaient engagé une action en justice contre le maquis pendant l’occupation ;

3) On ne tond pas un oeuf, or le peuple palestinien, totalement ruiné par un demi-siècle d’oppression, n’a pas un sou pour payer les amendes et dommages augmentés des intérêts d’usage. D’où la deuxième idée de l’avocat de génie : faire payer l’Union Européenne pour « avoir financé en connaissance de cause, depuis 1994, des programmes scolaires d’incitation à la haine raciale, au terrorisme et à l’assassinat. »

L’Union européenne finançant "en connaissance de cause" un programme de formation de terroristes, on en découvre tous les jours, décidément !

En tout cas, les contribuables européens se voient appelés en dommages et intérêts devant la Cour de Justice des Communautés Européennes, à la demande de l’époux et des enfants d’une dame Lehman-Zaoui, de nationalité française, décédée dans l’attentat-suicide du 27 mars 2002, imputé à un Palestinien, Nasser Samy Razek Yatima (Zitawi), au Park Hotel de Netanya (Israël).

Selon le conseil de ces gens-là, « les motivations de l’auteur de l’attentat ont trouvé leurs sources dans l’éducation à la haine antisémite la plus primaire et l’incitation au terrorisme suicidaire par la glorification du martyr, éducation qu’il a reçue dès sa plus jeune enfance et jusqu’à l’âge adulte, dans les écoles de l’autorité palestinienne, à l’image de tous les enfants palestiniens. » Les naïfs se demanderont en quoi les contribuables français, anglais, allemands, espagnols, irlandais, lithuaniens sont responsables des cours de terrorisme dispensés dans les écoles islamiques de la Palestine occupée.

Eh bien Me Buchinger leur répond que « principal bailleur de fonds de l’autorité palestinienne, tout particulièrement dans le domaine des programmes éducatifs, l’Union Européenne, qui exerce un contrôle direct sur le contenu de l’enseignement dispensé au sein des territoires, a par conséquent connaissance du contenu des programmes éducatifs qu’elle finance et sur lequel elle est en mesure d’influer par des moyens juridiques précis. Et que, pourtant, la Commission a continué de financer un enseignement dont elle savait pertinemment qu’il glorifiait l’assassinat et inculquait une haine viscérale envers les juifs. »

En vertu de quoi, l’avocat demande réparation aux termes de l’article 288 al. 2 qui stipule que : « la Communauté doit réparer (...) les dommages causés par ses institutions. »

Inutile de dire que ce procès va faire jurisprudence et que l’Israël n’a pas de souci à se faire pour ses finances dans les années à venir puisque chaque attentat palestinien deviendra, en somme, une source de revenus.

A ce niveau-là, ce n’est plus de niche qu’il faut parler. C’est plutôt de caveau...

Le Libre Journal
Sommaire - Haut de page