Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 302 du 28 septembre 2003 - p. 21
C’est à lire
Le retour d’Olivier Mathieu

Après des années d’absence et de silence, Olivier Mathieu, dont nul n’a jamais pu démêler s’il était un authentique national-socialiste perdu dans les méandres du temps ou un provocateur pris à son propre piège, vient de réapparaître.

C’est le Bulletin célinien de Marc Laudelout (septembre 2003) qui a retrouvé sa trace derrière la couverture d’un livre tout récent : "La quarantaine".

Nostalgique du IIIe Reich, exégète et biographe d’Abel Bonnard, inconditionnel d’Hergé dont il contribua à établir l’image fascisante, familier de Léon Degrelle qui, dans un livre clandestin, lui rend un hommage appuyé, Olivier Mathieu avait déclenché, au début des années 80, la fureur des intermittents de la résistance tardive par ses déclarations, propos, écrits en faveur du révisionnisme.

Le malheur, c’est qu’il avait également lassé la sympathie du camp de la liberté de la recherche historique par son soutien à un consternant psychopathe manipulé et infiltré dans les milieux révisionnistes pour les ridiculiser par ses propos délirants.

Insulté, traîné en justice, traqué, mis en... quarantaine par ses anciens amis, Olivier Mathieu avait tout simplement disparu jusqu’à la publication récente de "Quarantaine" dont, faute de l’avoir lu, nous publions ici la recension livrée par Marc Laudelout :

« Voici un livre dont on ne parlera pas pour toute une série de (mauvaises) raisons. C’est l’itinéraire d’un irrégulier qui a connu l’exil brutal et la solitude glacée sous le soleil de l’Italie. Refusant le travail qu’il considère comme une aliénation, il est englouti dans une aliénation plus grande encore : la misère la plus profonde et la plus noire. Étrangement attiré par le tragique et l’extrême, Olivier Mathieu est un romantique éperdu plongé dans un monde qui n’est pas le sien. Doué d’un talent de plume et d’un sens poétique incontestables, Il n’a de cesse, malgré ce qu’il endure, d’exalter avec ferveur la beauté et l’amour. Celui qui le lie à sa mère, aux femmes-fées que le Destin met sur sa route, ou à son compagnon d’infortune, le chien Però. Dans un monde sordide, celui-ci incarne tout ce à quoi l’auteur veut encore croire - envers et malgré toutes les vicissitudes d’une existence pour laquelle il était, de par son éducation et sa vulnérabilité, si mal préparé. Livre de vie et de mort, d’amour et de colère, de beauté et de laideur, nul doute que cette mise en quarantaine ne laissera pas indifférent le lecteur de bonne foi. "La vie est à crever, mais crever en abandonnant le monde aux despotes est encore plus à crever. Ne pas trouver la fée est à crever. Mais l’idée de ne plus pouvoir la chercher, encore plus." »

Ajoutons que Mathieu est réduit à la misère et que ce livre est le dernier cri d’un homme en train de se noyer.

On peut lui envoyer une bouée sous la forme d’un chèque (bancaire ou postal) de 25 keuros au Bulletin célinien, B.P. 70, B-1000 Bruxelles 22, Belgique, pour recevoir "La Quarantaine" qui raconte ce que fut sa vie d’exilé depuis quatre ans et que l’on ne peut se procurer nulle part ailleurs.

Le Libre Journal
Sommaire - Haut de page