Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 302 du 28 septembre 2003 - p. 23
L’humeur de Patrick Gofman
Mes bons amis, mon mauvais élève

C’est un privilège émouvant que de refouler une troupe galopante de chevaux, pour tailler un parking provisoire dans leur pré, au côté d’Anne Brassié, "le rêve secret de tous les patriotes" (pardon, Anne, mais c’est dans ces termes hardis que j’ai entendu parler de vous pour la première fois). Il n’est pas désagréable non plus de dédicacer ses oeuvres "sous les pommiers", à 8 km de Deauville (Calvados) auprès des Beketch, de Volkoff, Mabire, La Mazière, Dauxois, Ratier, Maxence... Il est exquis de voir enfin le visage d’auditeurs de Radio Courtoisie, d’abonnés au Libre Journal, accourus de Rouen, du Havre, de Fécamp, de Caen ou de Vire...

Je suis rentré de ce beau dimanche (21/9) avec une indigestion, car depuis que je me suis vanté ici de mes "jeûnes dans ma mansarde", beaucoup d’amis ont entrepris de me nourrir, et ils ne plaisantent pas. Mais j’avais surtout mal au ventre de rire : SdB m’avait mis sous le nez Le Fig mag (20/9). Et j’y prenais (encore) du grade, désormais « l’inclassable Patrick Gofman », au détour de la démolition en règle du "nouveau poujadiste" Pierre Marcelle, de Libération. « Assagi » et très loin du temps (1979) où il signait avec moi "Les blondes préfèrent les cons" (roman crypto-trotskiste qui me fit pourtant exclure de l’O.C.I, mais pas Marcelle, qui renia notre oeuvre à la première injonction du Politburo lambertiste ; je raconte dans "Coeur-de-Cuir" - 15 zeuros à mon ordre c/o SdB - le procès nocturne qui me fut alors intenté).

Le Fig mag ridiculise les postures d’imprécateur de "Robespierre Marcelle" et montre qu’elles cachent la besogne minable d’un laquais du désordre établi.

Je suis récemment tombé sur la colonne tapée par Marcelle dans ration. Il y donnait une leçon de grammaire prétentieuse, mais y confondait "rien moins" avec "rien de moins" ! Il s’y gargarisait du style vaniteux, abscons et tortueux que je lui enseignais il y a un quart de siècle, et qu’il a conservé précieusement, le pauvre idiot, non sans qu’il se décompose, se boursoufle encore avec le temps...

Comme sa trogne chauve, livide et bouffie de vieux pédé "cuir" en thérapie, perfusé au whisky "J&B".

Le déficit de Libé ?

C’est Marcelle !

Patrick Gofman
Sommaire - Haut de page