Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 302 du 28 septembre 2003 - p. 23
Chers frères
« La joyeuse et nombreuse
famille des Buissonnets »

Sainte Thérèse fut élevée dans la joie. Enfant, elle appréciait particulièrement les fêtes, fêtes religieuses et réunions de famille. C’est d’ailleurs un régal d’en lire le récit dans les Manuscrits autobiographiques.

« Les fêtes ! Ah ! que ce mot rappelle de souvenirs... Les fêtes, je les aimais tant ! Vous saviez si bien m’expliquer, rappelle-t-elle à sa soeur devenue sa supérieure, tous les mystères cachés sous chacune d’elles que c’étaient vraiment pour moi des jours du Ciel. J’aimais surtout les processions du Saint-Sacrement... Les fêtes ! Ah ! si les grandes étaient rares, chaque semaine en remenait une bien chère à mon coeur : "Le Dimanche". Quelle journée que celle du Dimanche ! C’était la fête du Bon Dieu, la fête du repos. » Elle rapporte alors sa joie de se rendre, avec son père et ses soeurs, à la messe puis, en fin d’après-midi, à l’office du soir. Tout cela contribuait à faire du dimanche « cette joyeuse journée ».

Ce sont les fêtes religieuses et leurs prolongations à la maison, ce sont les dimanches, les fêtes de Noël, les Premières Communion et Confirmation : elles contribuent à faire de la famille Martin, « la joyeuse et nombreuse famille des Buissonnets ». Thérèse décrit les promenades avec son père et quelques-unes de ses soeurs, la joie de séjourner « au Pavillon », petite propriété de Monsieur Martin au sud d’Alençon, l’ « enchantement (des) promenades du dimanche dans la campagne : les fleurs des champs, l’or des blés mûrs, les "lointains" en demi-teinte l’emplissent de joie », note Mgr Guy Gaucher dans la préface des "Œuvres complètes" (Ed. du Cerf) ; excursions au bord de la mer, voyages et visites de Paris, vacances à Saint-Ouen-le-Pin, Deauville, à Trouville et, bien sûr le fameux pèlerinage en Italie (nov. et déc. 1887).

(A suivre)

Abbé Guy Marie
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