Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 303 du 8 octobre 2003 - p. 6
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Hommage aux traîtres

Deux débats ont lieu ces jours-ci à New York et Tel-Aviv. Le premier, aux USA, est à la gloire des très rares Américains qui ont trahi leur pays et leurs compatriotes, en aidant les terroristes à perpétrer le 11 septembre, en cachant les terroristes, en transportant des explosifs et de l’argent (pour leur logistique et pour acheter des armes et des explosifs).

Comme intervenants de ce colloque : ces derniers, ainsi que l’un des terroristes qui devaient faire exploser un avion dans une autre tour et un des lieutenants de Ben Laden.

Le second, en Israël, est à la gloire des rares juifs qui ont trahi leur pays en cachant les terroristes qui se faisaient sauter dans les rues de Tel-Aviv et Jérusalem, en transportant des bombes et de l’argent (pour leur logistique et l’achat des armes et des explosifs) et en cachant les terroristes. Comme intervenants : ces derniers, deux kamikazes rescapés et les chefs des Martyrs d’Al Aqsa, du Jihad Islamique et du Hamas.

Dans l’un comme dans l’autre cas, le thème est devoir de mémoire, acte de solidarité, avec pour corollaire « Le souhait est ici de faire acte de devoir de mémoire et de reconnaissance à l’égard de ceux, parmi les Américains et les Israéliens, qui ont soutenu et milité aux côtés des terroristes. Il s’agit de transmettre les valeurs de justice, de générosité et de solidarité aux générations futures. Ce travail de mémoire servira de vecteur à la création d’une condition de dialogue basé sur les grandes valeurs humanitaires de justice. »

Incroyable, non ? On pourrait même être pour la cause palestinienne et juger responsables américains et israéliens, et se dire : mais comment peuvent-ils être tombés si bas et honorer ceux qui ont trahi en temps de guerre, leur donner des tribunes, ainsi qu’aux terroristes responsables de milliers de morts innocents, femmes et enfants compris, par des boucheries innommables ?

Ce n’est pas possible ! Et bien si ça l’est ! Mais en France. De tels débats n’ont pas lieu à New York, ni à Tel-Aviv.

Ils ont eu lieu à Paris où, le jeudi 2 octobre, dans la Salle du Haut-Conseil de l’Institut du monde arabe, a été fait « acte de devoir de mémoire et de reconnaissance à l’égard de ceux, parmi les Français, qui ont soutenu et milité aux côtés des Algériens pendant la guerre de libération. »

Cette cérémonie placée sous la présidence de fait de Hocine Aït Ahmed, ancien chef terroriste, s’est déroulée en présence de Patrice Barrat, journaliste marxisant et fils de Pierre Barrat, un des porteurs de valises "catholiques" qui financèrent le terrorisme fellagah, de Joyce Blau-De Wangen, ancienne complice de l’agent stalinien Henri Curiel, et elle aussi porteuse de valises, d’Alain Chenal, responsable du dossier Algérie au Parti socialiste et quelques comparses de moindre importance.

Son objectif déclaré était de « de transmettre les valeurs de justice, de, générosité et de solidarité aux générations futures. » Ce "travail de mémoire" étant censé « servir de vecteur à la création d’une condition de dialogue basé sur les grandes valeurs humanitaires de justice. »

Comment notre pays, nos compatriotes et même nos journalistes et nos hommes politiques peuvent-ils accepter cette infamie ? Que valent pour eux les milliers de victimes françaises de ces attentats du FLN ?

Ces journalistes et ces politiques, nos compatriotes aussi n’ont-ils pas d’enfants ? Ne s’inquiètent-ils pas de cette mémoire et de ces valeurs de justice, de générosités et de solidarité qu’ils vont transmettre ?

Notre pays se fait dessus, jusqu’à la nausée.

Jean-Pierre Rondeau
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"L’extraordinaire richesse des arts de l’islam témoigne de l’apport exceptionnel de toute une civilisation à la gloire des hommes. En souhaitant que le musée du Louvre dispose d’un département qui leur soit entièrement consacré, je voulais que l’une des institutions culturelles les plus prestigieuses au monde offre au public la chance de découvrir ces admirables collections et de mieux connaître toute la diversité et toute la portée de ces arts. Au fil des siècles, la France et le monde arabe ont tissé des liens étroits et noué un dialogue qui ne s’est jamais interrompu. Notre culture s’est enrichie de ces échanges fructueux. C’est par la connaissance de l’autre, le respect de la diversité culturelle, le dialogue et la tolérance que le monde qui se dessine sous nos yeux pourra offrir aux hommes un avenir de paix et de progrès."

Jacques Chirac
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"L’histoire de Marseille, c’est deux mille ans d’expérience de l’échange multiculturel. Et aujourd’hui ? Le français est largement parlé au Maghreb et au Moyen-Orient, nos cultures nous rapprochent. A Marseille, bien des hommes et des femmes possèdent ce savoir-faire nécessaire à tout échange. Pour échanger, il faut connaître l’autre, les mentalités les cultures, les usages. Marseille possède, plus que tout autre, ce vivier humain qui attend de jouer son rôle."

Renaud Muselier
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