Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 303 du 8 octobre 2003 - p. 12
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Farid Smahi à "Tunis-Info" : « Nous appliquerons la préférence nationale d’abord aux Français issus de l’immigration »

Tunis-Info vient de publier un entretien avec Farid Smahi, membre du bureau politique du Front national.

Ses propos méritent une publication en France dans la mesure où ils font le point sur la politique du Front a l’égard de l’immigration islamo-maghrébine.

Le Libre Journal

Tunis-Info : (...) Quels sont les Maghrébins "acceptables", ceux qui pourront rester en France en cas d’arrivée du Front National au pouvoir ?

Farid Smahi : Cette question est ambiguë, vous parlez de Maghrébins et nous au Front National nous parlons de Français issus de l’immigration maghrébine. Depuis que j’étais journaliste au Figaro, je mène un combat contre la bi-nationalité. On ne peut pas demander la nationalité française et garder sa nationalité d’origine. On ne peut pas être Algérien et Français. On ne peut pas se réclamer de la patrie tunisienne et de la patrie française. On ne peut pas se réclamer de la patrie israélienne et de la patrie française. Où réside le problème ?

Même avec le Front National au pouvoir, nous continuerons à donner la nationalité française à ceux qui la méritent, mais nous ferons en sorte que ceux qui l’obtiennent abandonnent ipso facto leur nationalité d’origine. Car il y a à travers la bi-nationalité une mainmise des gouvernements des pays d’origine sur les jeunes Français issus de l’immigration, une mainmise hypocrite, sournoise ; une espèce de chantage. Alors je souhaite que ces jeunes fassent leur choix : soit ils deviennent Français, et à ce moment-là où qu’ils aillent, le citoyen français sera sous la tutelle de l’ambassadeur de France, soit ils restent étrangers. Il n’y a alors aucun problème, puisque les personnes concernées seront en possession d’une carte de séjour valable dix ans, qui leur permettra de travailler.

Mais le jour où ils n’auront plus de travail, ils devront rentrer chez eux. Comme cela se passe pour un Français expatrié en Tunisie, au Maroc ou ailleurs. Nous appliquerons la préférence nationale, qui bénéficiera d’abord aux Français issus de l’immigration comme cela se passe dans d’autres pays où un Français n’a pas le droit d’être officier dans l’armée d’un pays étranger. Nous sommes contre la bi-nationalité parce que nous voulons des citoyens français. Les Juifs de France et les Musulmans de France sont des Français. Ils ne crachent pas dans la soupe. Nous leur disons aimez-la ou quittez-la !

Au contraire, les socialo-communistes ont fait exploser la cellule familiale maghrébine en donnant la nationalité française à la soeur mais pas au frère qui vit en Tunisie ou au Maroc, au cousin et pas à la cousine. Ils ont fait en sorte que dans une famille de cinq frères et soeurs il y en ait qui a la nationalité et les autres pas. Cela nous n’en voulons pas au Front National, où nous faisons de toute la famille une famille française ou pas.

T-I : Au début acquis à la gauche, les Français d’origine maghrébine ont ensuite glissé un peu vers la droite modérée. Le Front National peut-il percer au sein de cette frange de la population ?

F S : Lors de la dernière élection présidentielle, 15 % de jeunes issus de l’immigration maghrébine ont voté Jean-Marie Le Pen. Pourquoi ? parce qu’ils se sont aperçus qu’à gauche les socialistes se sont "amusés" avec eux pendant des années, ont donné des ballons à certains et des balais à d’autres. Au RPR, on a accepté les Français d’origine maghrébine, mais derrière le comptoir de la buvette ; c’est-à-dire pour ouvrir les bouteilles. Ils réalisent aujourd’hui que Jean-Marie Le Pen a su donner un sens aux mots intégration, insertion et assimilation. Regardez ! Grâce à Jean-Marie Le Pen, je suis candidat aux élections législatives dans le 16e arrondissement-Nord. C’est quand même extraordinaire. Et tous les adhérents du Front National ont voté en faveur de mon entrée au bureau politique. (...)

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