Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 303 du 8 octobre 2003 - p. 19
Point de vue
par François Ryssen
Le retour : c’est possible !

Je lis dans un "grand quotidien du soir" daté du 17 septembre (une grande date de l’histoire de France pour les connaisseurs) une nouvelle à peine croyable : le gouvernement vient d’ordonner l’expulsion de 80 000 "sans-papiers", et le plus incroyable est que ceux-ci s’exécutent immédiatement : ils se dirigent eux-mêmes vers la frontière, sans que les flics ne portent leurs bagages, sans assistantes sociales, et sans chèque de dédommagement.

Bien entendu, vous l’aurez compris(1), ce n’est pas en France qu’une telle mesure est prise, mais en Afrique, et plus précisément à Djibouti, où effectivement, la grande majorité des "sans-tickets" est en train de fuir le pays. Ils sont plus de 80 000 fraudeurs sur les routes, paraît-il, par crainte des rafles et des exactions de la part de la police. Ces immigrés, en majorité Ethiopiens et Somaliens, représentaient près de 15 % de la population du pays. Il faut dire que Djibouti fait figure d’Eldorado dans la région, grâce à la rente octroyée par la France pour prix de sa base militaire. Là encore, l’argent des Français sert à aider les défavorisés de la planète. La France est grande, la France est bonne, la France est généreuse... et les Français sont maintenant endettés à hauteur de 71 000 euros francs par actif. On ne vous parle pas des intérêts de la dette. Grâce à la réserve inépuisable de petits Africains malheureux, donc, les financiers internationaux peuvent se faire des c... en diamant sur le dos de ces abrutis de Français, avec la bénédiction de toutes les ONG et du lobby humanitaro-trotskiste.

En tout cas, la preuve est faite une fois de plus qu’il est possible d’expulser les "sans-tickets", et ce quel que soit leur nombre. Il suffit simplement de s’en donner les moyens. C’est une simple question de police et de volonté politique. Les Africains comprennent très bien ce langage et appliquent eux-mêmes régulièrement ce type de solution quand bon leur semble, pour le plus grand bien-être de leurs concitoyens. Je suis sûr qu’ils nous remercieraient.

En 1958, la Côte-d’Ivoire expulse 10 000 Dahoméens (Béninois) en deux temps trois mouvements.

En 1969, le Ghana expulse un million d’étrangers, sous les clameurs joyeuses de la population locale.

En 1983, le Nigeria fait décamper dare-dare un million et demi d’indésirables même pas rasés.

En 1985, le Nigeria, encore, met à la porte 700 000 Ghanéens après les avoir dûment sermonnés.

En 1993, l’Afrique du Sud invite poliment mais fermement 80 000 Mozambicains à prendre le large. En 1994, l’Afrique du Sud se débarrasse de 90 000 fauteurs de troubles.

En 1995, le Gabon vire à grands coups de pompes 55 000 voyous de banlieue.

En 1996, le Sénégal fiche dehors des milliers de Guinéens reconnaissants.

La même année, le Gabon se débarrasse de 80 000 relous et la Libye de 330 000.

Le colonel Kadhafi considérait qu’ils représentaient une menace pour la sécurité intérieure, accusant même une partie d’entre eux de propager le sida.

En 1998, l’Éthiopie éjecte 50 000 Erythréens à la plus grande joie de la population.

La liste n’est évidemment pas exhaustive.

Voilà ce qu’à peu près, messieurs, vous auriez fait, si vous aviez un peu de lettres et d’esprit. Mais d’esprit national, vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n’avez que les huit qui forment le mot : traîtres !

Ce que peuvent faire ces pays-là avec leurs faibles moyens, la France peut évidemment le réaliser avec bonheur à une échelle bien plus vaste. Il serait même possible, si l’on y songe, de pousser dehors par la même occasion, une petite partie de la population française de souche, convaincue avec brio, par le bon professeur Alberg Jakar, de ses origines africaines. Techniquement, c’est possible !

Bien sûr, on peut penser avec Rita Süssmuth, responsable d’une commission en Allemagne, que « l’immigration est un enrichissement », ou avec Steven Choukroun, en charge du pôle développement d’une importante ONG, que « sans les immigrés, la France serait un pays du Tiers-Monde », ou encore avec Lionel Stoléru que « l’immigration est une chance pour la France ». Mais ces brillants penseurs seraient peut-être bien inspirés de jouer ce rôle de conseillers influents auprès des dirigeants de l’Israël, par exemple, pays si cher à leur coeur de vrais démocrates.

Tout le problème est que nous sommes dirigés par une petite clique de mondialistes qui ont déjà planifié l’édification de la société métisse et l’instauration du gouvernement mondial. Leurs opposants "altermondialistes" ont curieusement le même projet ! Ils désirent simplement, dans leurs rêves d’illuminés, que les grandes banques et les multinationales soient autogérés par les travailleurs ! En attendant, ils font un bon travail de destruction des identités nationales européennes. Un « sacré bon travail » comme dirait le général Schwarzkopf.

Les uns et les autres sont imprégnés, imbibés par cette idéologie des droits de l’homme, qui s’avère être la meilleure arme de guerre, le meilleur instrument de dissolution des peuples ethniquement homogènes.


(1) Nos lecteurs l’ont d’autant mieux compris que cette nouvelle figurait également dans le n° 302 d’un petit décadaire catholique, dont nous conseillons vivement la lecture à notre excellent chroniqueur.
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