Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 303 du 8 octobre 2003 - p. 20
C’est à lire
Israël-Palestine, Holeindre monte au front

Son rôle de Président du Cercle national des combattants, son passé de résistant à quinze ans, de sous-officier deux fois blessé, cinq fois cité, médaillé militaire à titre exceptionnel en Indo puis en AFN, son dévouement à la cause de l’Algérie Française, son allure de baroudeur, sa faconde extraordinaire de tribun des armées, son engagement politique, en un mot (il nous pardonnera ce trait) "sa gueule et sa grande gueule" ont presque fait oublier que Roger Holeindre fut avant tout, vingt ans durant, grand reporter. Un des meilleurs de la presse française.

Présent sur tous les fronts pour Paris Match puis pour Le Fig Mag quand ces titres, jadis prestigieux, étaient le rendez-vous des plus grands aventuriers du métier, il signa, textes et photos, quelques scoops flamboyants.

L’oeil vif, le coeur hénaurme, le mot précis, Roger courait le monde, son éternel sac en bandoulière, passait en coup de vent et posait son reportage sur le bureau du rédac’ chef, se plantant devant lui jusqu’à l’arrivée de la "morasse", histoire de s’assurer qu’on ne changerait pas un mot sans son accord et qu’un titre tordu ou une légende vicieuse ne viendrait pas lui faire dire le contraire de ce qu’il pensait.

Une fois ou deux, un... malentendu provoqua quelques excès de décibels et des déménagements rapides de mobilier de bureau. Jusqu’au jour ou Holeindre prit acte, dans une lettre mémorable à Genestar, commissaire politique d’un Paris-Match larbinisé, de l’évidence qu’il n’avait plus rien de commun avec un milieu devenu une sinécure pour domestiques et gens de maison.

Mais la maladie du journalisme (voir et comprendre pour montrer et expliquer) le tenaille encore aujourd’hui et il vient d’y céder en publiant un livre inattendu et surprenant de la part d’un nationaliste pur et dur.

Qu’a donc à faire, se demande-t-on d’abord, qu’a donc à faire un homme comme Roger Holeindre d’un conflit qui, à des milliers de kilomètres de notre pays, oppose deux peuples dont les cultures sont à des années-lumière de la nôtre ?

Eh bien, répond en substance Holeindre, qui retrouve la juste voie indiquée jadis par Maurras, ce que je défends, dans ce livre, c’est l’intérêt national.

Et le journaliste, qui est aussi un militant politique, montre de quel prix nous payons, nous Français, la guerre de mensonges qui, là-bas, jette juifs et arabes dans une tuerie que rien ne semble pouvoir interrompre.

Holeindre ne pratique pas la langue de bois. Son livre est donc comme ses discours : franc, clair, direct et nourri d’expérience, de faits, de révélations, de réminiscences historiques.

On redécouvre, par exemple, dans un chapitre passionnant comment, lors de l’offensive du Kippour, Sharon a mis en échec avec une seule division blindée, un complot élaboré par Kissinger pour imposer l’imperium anglo-saxon sur le Moyen Orient. Que l’on s’en félicite ou non, il faut reconnaître que l’implacable détermination de ce jeune général a eu raison des calculs glacés et mortifère de la mafia mondialiste.

Ainsi encore, Holeindre rappelle-t-il sans fard les manoeuvres des dirigeants juifs qui, déterminés à implanter leur peuple en Palestine, n’hésitèrent pas à s’aboucher avec les chefs du IIIe Reich puis à recourir au terrorisme sauvage qu’ils condamnent aujourd’hui.

En somme, ce qui fait la valeur exceptionnelle de cet ouvrage, au-delà du regard de l’historien de l’immédiat, au-delà du jugement du soldat sur d’autres soldats, au-delà des révélations du journaliste, c’est la passion inextinguible avec laquelle Holeindre défend l’intérêt national, avant tout, sans l’ombre d’un racisme mais avec un courage moral qui le conduit à ne rien dissimuler et à balayer les mensonges, les travestissements, les conventions et à faire face, sereinement, aux flics de la pensée.

Le Libre Journal

"Israël Palestine, assez de mensonges" Par Roger Holeindre, Ed Godefroy de Bouillon, 25 keuros.
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