Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 304 du 17 octobre 2003 - p. 10
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Chanal était-il lié à la porno-criminalité ?

« L’affaire Chanal est un scandale d’Etat. Cet ex-adjudant-chef du 4e Dragons de Mourmelon poursuivi pour plusieurs assassinats précédés de tortures et de sévices sexuels sur de jeunes hommes était détenteur d’un secret dont la révélation aurait provoqué une grave crise politique. C’est pourquoi la Justice était si encombrée de cette affaire qui durait depuis vingt-trois ans et c’est peut-être ce qui explique son "suicide" invraisemblable. »

Cette opinion d’un homme qui a approché de près l’enquête sur les "disparus du triangle de Mourmelon" pourrait expliquer les mystères de cette terrifiante affaire criminelle : obstruction de l’armée, ratages de la gendarmerie, non-lieux injustifiables, cadavres introuvables (faute d’avoir été cherchés), bavures administratives (les parents d’un appelé disparu ont reçu notification d’une amende pour désertion), valse des juges d’instruction, complaisance des médecins face au faux suicide du criminel et à ses grèves de la faim bidon (Chanal prétendait ne plus s’alimenter depuis trois mois alors que les plus résistants ne dépassent pas cinquante jours...), arrogance du ministre de la Défense de l’époque, André Giraud, qui déclara : "Les disparus de Mourmelon, c’est une blague ridicule." Persécution de l’expert Loïc Le Ribault, dont les conclusions accablaient Chanal et qui, réfugié en Irlande pour échapper à des poursuites totalement disproportionnées aux faits en cause (exercice illégal de la pharmacie), vient d’être obligé de fuir son pays d’accueil parce qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui quelques jours à peine avant le début du procès Chanal.

Enfin, suicide du criminel dans des conditions exorbitantes de tout bon sens (dans une chambre gardée par trois policiers et visitée quatre fois l’heure par une infirmière, Chanal se serait tranché l’artère fémorale gauche de la main gauche avec une lame de rasoir, ce qui plonge les anatomistes dans la stupeur...)

Qu’a fait Chanal et que sait Le Ribault qui soit de nature à expliquer l’indulgence pour le premier et la férocité de l’acharnement contre le second ?

Eh bien, il est probable qu’en accablant Chanal, qui était sorti de prison après une première condamnation pour viols, et en démontrant sa culpabilité dans l’assassinat d’un jeune auto-stoppeur, Le Ribault avait fait rater une opération de camouflage liée au grouillement de crimes sexuels en France (affaire d’Auxerre, de Saint-Ouen, de Perpignan, du Pas-de-Calais, etc.)

Chanal aurait été au contact d’un réseau occulte de riches et puissants amateurs d’émotions fortes pratiquant le crime sexuel, voire la magie noire à base de sacrifices humains, et à qui il vendait des copies des vidéos réalisées lors des séances de torture infligées à ses victimes.

Ce réseau comprend des personnalités importantes et puissantes. Comme en Belgique, où le roi lui-même a pu être mis en cause, en Grande-Bretagne où des membres du parlement sont compromis, au Portugal où un gigantesque scandale pédomane secoue le Parti socialiste (LLJ n° 302) et en Allemagne, où un responsable politique homosexuel militant, le maire socialiste de Brême, Michael Engelmann, 34 ans, a démissionné, mis en cause dans une enquête sur des agissements à caractère pédophile sur internet.

La puissance et la dangerosité de cette mafia permet de mieux comprendre pourquoi, en Belgique, Dutroux n’est toujours pas jugé, pourquoi un marchand d’ordures pédomanes comme le militant communiste Dugué a pu, depuis vingt ans, récidiver une demi-douzaine de fois, être condamné, emprisonné, libéré avant terme et reprendre ses activités de producteur et vendeur d’images et même de chair fraîche, pourquoi à Auxerre Emile Louis n’est toujours pas jugé après qu’un magistrat local se soit opposé de toutes ses forces à la bonne marche de l’instruction, pourquoi à Nice des magistrats sont constamment mis en cause par des parents d’enfants victimes de pédomanes, pourquoi à Toulouse, un pourri de presse, lui-même amateur de chair fraîche, a monté contre l’ancien maire une campagne de calomnie qui aurait pu être fatale, pourquoi, enfin, dans l’affaire de Mourmelon, un même juge d’instruction a pu perdre les pièces à conviction et remettre en liberté un homme convaincu de nombreux crimes et fortement suspecté de plusieurs assassinats.

Si vraiment Chanal savait la vérité sur les réseaux de la criminalité pornographique en France et en Europe, on comprend la peur qui règne sur ce dossier immonde. Peur de l’establishment, qui a tout fait pour que le procès avorte et peur du prévenu qui s’attendait à tout moment à subir un mauvais sort.

On sait aujourd’hui que ce n’était pas de la paranoïa et, même si la mort de ce pervers dangereux n’arrache pas une larme, il est bon de savoir que ses complices et clients, eux, sont toujours aussi vivants et redoutables.

Le Libre Journal
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