Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 307 du 20 novembre 2003 - p. 14
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Le nouvel Ordre Noir

On se souvient de la petite phrase de Raffarin : « La France est métissée et elle le restera ».

Certes, il n’y a pas de ministre africain noir dans le gouvernement chiraquien, mais on y trouve au moins deux figures marquantes issues de l’immigration : le secrétaire d’Etat aux anciens combattants et la secrétaire d’Etat au développement durable, Tokia Saïfi.

Foudroyante riposte de la gauche de gouvernement : la création du club socialiste "Enjeux socialistes et républicains"... En principe club de réflexion, cette structure n’est que la façade d’un puissant lobby constitué par des cadres, militants ou sympathisants du P.S. d’origine non communautaire... Traduisons : exclusivement d’origine sud-méditerranéenne !

Son président, qui répond au nom imposant de Gaspard-Hubert B. Lonksi Koko, est particulièrement explicite :

« Il faut que le P.S. réalise que l’électorat noir et beur ne lui est pas forcément acquis. Il faut qu’il le mérite ! Pour ce faire les symboles ont leur importance, comme celui de donner le droit de vote aux immigrés non communautaires, qui payent des impôts, pour les élections locales. »

Une centaine d’Africains constitue ce nouvel "Ordre Noir" formé au sein du PS et réuni dans ce club des "Enjeux socialistes et républicains".

Son slogan est clair : « La politique, c’est un rapport de force. En tant que rose noire, il faut tout faire pour que le socialisme soit à l’image de sa variété... Il n’y a qu’à voir le nombre de variétés de roses qui existent... » On n’est pas plus clair !

En outre ce club affiche clairement ses visées communautaristes : il n’est ouvert qu’aux immigrés d’origine non européenne au sens le plus large et est même uniquement composé d’Africains noirs à l’exclusion stricte des Beurs ou des Asiatiques, qui auraient pourtant tout autant le droit que les Africains de "rechercher l’intégration" par la voie politique.

Mais l’Ordre Noir, qui s’y croit déjà, n’a que faire de ces nuances. Il suffit de voir le credo de monsieur Koko : « Je milite pour qu’il y ait une justice sociale dans ce pays et que le clientélisme laisse la place aux compétences ! »

Avis donc aux éléphants du P.S. en cette période préélectorale : l’Afrique Noire de l’intérieur veille... et elle a visiblement les dents longues !

Pour mener à bien leur "projet d’intégration politique", traduisons de noyautage du P. S., les membres du club de monsieur Koko préparent déjà une réunion avec les têtes de listes socialistes aux élections régionales.

Il est curieux de constater que, très pragmatique, "Enjeux socialistes et républicains" ne s’est tourné ni vers les gauchistes de la L.C.R. ou de L.O., ni du côté des Verts, mais bien vers le P.S., qui peut seul lui permettre d’obtenir immédiatement une position de choix.

Le discours de fond est bien rodé : « Nous ne voulons plus vivre aux crochets de la société. Nous voulons que chacun d’entre nous soit en mesure d’exercer des responsabilités et de gérer la chose publique. Nous voulons notre autonomie. Faire pour nous sans nous, c’est faire contre nous !... »

Autrement dit nous voulons aujourd’hui que la société française accepte sa mutation africaine et que les politiques comprennent que la France doit devenir une république bananière...

Mais cela, un dénommé Jacques Chirac l’avait déjà compris depuis un moment !

Saint-Plaix
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