Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 307 du 20 novembre 2003 - pp. 18 et 19
Vérités interdites
Créationnisme et géocentrisme,
ces autres révisionnismes

S’il est vrai que les thèses évolutionnistes de Darwin publiées en 1859 dans "De l’origine des espèces par voie de sélection naturelle", sont l’objet de beaucoup de critiques, peu connaissent le courant opposé : le créationnisme.

Les créationnistes veulent démontrer que la Bible a une valeur scientifique. Leurs observations géologiques et astronomiques entendent prouver que la création de la Terre est indissociable des plans de Dieu. L’un de leurs maîtres à penser, Fernand Crombette, écrivait : « La Foi, loin d’être l’éteignoir de la science et de l’esprit, en est la lumière véritable ».

Pour certains la Terre est le centre de notre système solaire, tandis que les autres planètes, comme Jupiter, Mars graviteraient autour d’un point proche du Soleil. C’est le schéma géocentriste.

Pour les géocentristes la thèse officielle de l’héliocentrisme (le soleil centre du système solaire) n’est pas fondée.

Cette conviction est celle du CESHE(1), par exemple, qui mentionne dans "Galilée avait-il tort ou raison ?" que « les expériences de Michelson (premier prix Nobel américain) faites en 1887 et en 1924, prouvent définitivement que la Terre est quasiment fixe par rapport à l’éther dans son mouvement annuel et ne tourne donc pas autour du soleil ». Elle est également défendue par Yves Nourrissat, ancien élève de l’Ecole Polytechnique de Paris, par l’autrichien Helmut Posch dans "Das wahre Weltbild nach Hildegard von Bingen" (La vraie conception du monde selon Hildegard von Bingen) (1998). Elle fut celle de saint Thomas d’Aquin, de l’astronome protestant danois Tycho-Brahe dont Képler est l’élève et, bien sûr, de Fernand Crombette (1880-1970), qui écrit sous le pseudonyme "un catholique français".

Autre sujet cher aux créationnistes, la cryptozoologie, qui est l’étude d’animaux inconnus, non répertoriés.

Sous le nom de Behemoth, le Livre de Job (XXX,10) donne la description d’un monstre laissant penser à un dinosaure. C’est une des raisons pour lesquelles les créationnistes mettent en avant la plausibilité du monstre du Loch Ness. Surtout depuis que des apparitions semblables auraient été constatées dans les lacs d’Italie du Nord, au lac Champlain (entre le Québec et les Etats-Unis), au lac Titicaca ou dernièrement en Norvège.

Le trimestriel néerlandophone Leviathan(2) étudie ce dernier cas dans son n° 26 de janvier 2003. L’article "Op zoek naar Nessie in Noorwegen" (A la recherche de Nessie en Norvège) raconte : « Une équipe de scientifiques qui était sur les traces du Loch Ness, a récemment rejoint les rives du Fjord de Roemsjoen. Des témoins affirment avoir aperçu un monstre semblable à celui du Loch Ness. Les récits de ce genre ne sont pas rares dans ce coin de Norvège. Les premiers remontent au XVIIIe siècle. Cette nouvelle a même été diffusée par la BBC et The Sunday Herald du 12/07/02. Il y a quelques années, de tels témoignages avaient conduit plusieurs expéditions scientifiques au Congo, dans la forêt équatoriale de Mokele Mbembe. Pour les créationnistes, ces monstres ne seraient autres que les survivants des dinosaures rescapés du Déluge de la Bible ».

"Galilée avait-il
tort ou raison ?"

Des oeuvres d’art représentent des "dragons" : mosaïques romaines, sceau minoen de 1 600 ans av. JC, dessins des grottes du grand canyon, proue des drakkars Vikings.

Le folklore sioux parle d’un oiseau géant abattu par la foudre.

S’agissait-il déjà de légendes ? Y a-t-il vraiment 70 millions d’années que les dinosaures ont disparu ? D’anciens livres comme l’Historia Animalium, écrit au XVe siècle, affirment que ces créatures préhistoriques existent mais sont extrêmement rares.

Au XVIe siècle, le naturaliste Ulysses Aldrovandus évoque le berger Battista qui aurait tué un grand lézard ressemblant à un Tanystropheus près de Bologne en 1572.

En 1977, au Japon, un bateau de pêche a attrapé dans ses filets une énorme carcasse ressemblant à celle d’un Plésiosaure.

Depuis les années 80, le Dr Clifford Wilson affirme avoir identifié au Mexique et au Texas des empreintes de dinosaures et d’hommes d’époque "récente".

Dans "After the flood"(3) (1995), l’historien Bill Cooper répertorie 81 lieux de Grande-Bretagne où hommes et dinosaures se seraient côtoyés. Il relate le cas d’un reptile énorme qui aurait vécu dans le Suffolk en 1405 : « A côté de la ville de Bures, à Sudbury, est apparu un genre de dragon qui provoqua une grande panique parmi les villageois. C’était une bête qui avait un corps énorme, une crête au-dessus de la tête, des dents pointues et une énorme queue ». Un témoignage concerne des empreintes de reptiles volants trouvées au Pays de Galles à la fin du XIXe siècle dans les bois bordant le château de Penlin.

A propos du Loch Ness, B. Cooper écrit que l’Ecosse compte plusieurs lochs où d’autres monstres auraient été aperçus. C’est le cas du Loch Monar où, depuis la Seconde Guerre mondiale, plus de quarante témoignages ont été enregistrés.

Les défenseurs du Loch Ness affirment que certaines photographies ont déjà été reconnues comme exactes par le corps scientifique, avant d’être officiellement décrétées fausses. Les photographies de Frank Searle publiées dans le Spiegel du 30/07/79 sont controversées.

Pour avoir soutenu la théorie de l’existence de "Nessie", certains ont perdu leur emploi. Dans les années 50, Gordon Atwater dut partir du Hayden Planetarium et le zoologiste Denys Tucker quitter le British Museum. Cependant, dans "The Enigma of Loch Ness" (1991), le Professeur Henry Bauer note l’importance et le sérieux d’un tel sujet. Dans "De mythe van de evolutie"(4), Philip Stott démontre que les darwinistes sont des faussaires. Son accusation repose sur les hommes de Piltdown et du Nebraska ainsi que sur la fameuse Lucy, cadavre-mascotte de la ridicule propagande antiraciste qui, selon lui, est un assemblage fantaisiste de divers ossements consolidés avec du plâtre.

Le Dr A.E. Wilder Smith, titulaire de trois doctorats d’université et le Dr Malcolm Bowden, paléontologiste, ont démontré que l’homme de Piltdown, détenu au British Museum, a été réalisé à partir d’un crâne d’homme et d’une mâchoire de singe.

En 1891, le Néerlandais Eugène Dubois a avoué un trucage semblable : l’homme de Java, présenté comme le chaînon manquant entre l’homme et le singe et qui était l’assemblage d’un tibia d’homme avec le crâne fossilisé d’un gibbon géant. Le tout est conservé aux Pays-Bas, au Museum d’histoire naturelle de Leyde.

Cette fausse découverte est primordiale.

Lorsque Darwin écrit son oeuvre, la science ne dispose pas de squelettes fossilisés démontrant l’ascendance simiesque de l’homme.

Est-ce aussi un hasard si dans sa lettre du 18 décembre 1860 adressée à Friedrich Engels, Karl Marx parle du livre de Darwin comme « la base naturelle historique de (leurs) idéologies » ("Marx and Engels Letters" vol. II, p. 456) ? S’agit-il alors d’appuyer le fantasme talmudique du Goy comme animal à apparence humaine et de détruire ainsi la vision chrétienne ?

Contrairement aux créationnistes, les évolutionnistes ont droit à beaucoup d’égards.

Et la découverte de leurs trucages semble chaque fois être passée sous silence.

Dans "L’écroulement scientifique de la théorie de l’évolution et le contexte idéologique de la théorie", Harun Yahra en donne une raison essentielle : les dynasties comme Rockefeller et Carnegie ont été les principaux sponsors du darwinisme aux Etats-Unis.

Les créationnistes attaquent sur d’autres fronts. Ils tiennent que la Terre n’a pas 4,5 milliards d’années mais un âge compris entre 7 000 et 10 000 ans, comme l’expose une lecture littérale de la Genèse.

Par cette datation, complétée par la description du Behemoth, les créationnistes expliquent des mystères comme celui du Loch Ness. Car si la Terre est si jeune, certaines espèces pourraient ne pas être éteintes.

Sur le plan scientifique, le Dr Russel Humphreys observe que la désintégration des comètes est trop rapide, l’eau et les sols marins manquent de vase et de sel, l’inclinaison des couches géologiques est trop forte, pour que la Terre et l’univers aient plusieurs milliards d’années(5). Pour démontrer la relative jeunesse de notre planète, Ph. Stott cite l’astronaute Neil Amstrong, qui expliqua qu’avant la mission d’Apollo XIII, les chercheurs de la NASA redoutaient qu’une importante épaisseur de poussière recouvrit la Lune.

Le Dr Harold S. Slusher, géophysicien, fait le calcul suivant. Sachant que de la poussière interplanétaire se dépose au rythme minimal de 14,3 milliards de tonnes par an sur la Lune, l’épaisseur devrait être de 135 à 300 mètres pour 4,5 milliards d’années. Or, l’épaisseur constatée est de 3 mm à 7 cm. Cela permet de déduire que la Lune a environ 10 000 ans.

La Terre a un âge compris entre 7 000 et 10 000 ans

L’observation du Soleil est aussi révélatrice.

Son diamètre diminue de 1,5 mètre/heure. A cette vitesse, il y a 20 millions d’années, sa surface aurait touché celle de la Terre. Le Dr Melvin A. Cook(6), physicien-chimiste pressenti pour le prix Nobel, arrive aux mêmes statistiques grâce à l’étude du taux d’hélium contenu dans l’atmosphère. Si la Terre avait 4,5 milliards d’années, son atmosphère serait saturée en hélium. C’est loin d’être le cas !

Concernant la création de la cellule, l’argumentation évolutionniste ou darwiniste repose sur une Terre de 4,5 milliards d’années et un univers d’environ 10 milliards d’années. Cette théorie permet sans doute d’enfouir dans la nuit des temps ou l’obscurité profonde du passé, "l’origine de l’homme", fruit supposé d’une génération spontanée par croisement du "hasard et de la nécessité"...

Pourtant, la génération spontanée a été exclue dès 1668 par l’Italien Francesco Redi qui, en mettant des morceaux de viande sous cloche, a démontré que des asticots ne peuvent naître que des oeufs pondus par des mouches.

Deux siècles plus tard, Pasteur démontrera que les êtres vivants ne proviennent pas de la matière stérile. C’est la loi de la biogenèse.

De plus, les systèmes de datation comme le Carbone 14 qui proposent des âges aussi précis que lointains, sont très contestés. Ph. Stott relate une datation effectuée en 1967 sur de la lave provenant de l’éruption de 1801 du volcan Hualaleï à Hawaï. Les résultats basés sur le potassium-argon donnent à cette lave de 60 à 160 millions d’années, ceux basés sur l’uranium lui attribuent 3 milliards d’années.

Si les thèses créationnistes peuvent inspirer la réserve, l’impartialité impose la même attitude à l’égard des évolutionnistes.

Mais les questions soulevées par les créationnistes sont "dangereuses". Comme les révisionnistes, ils contestent un dogme.

D’une part, ils mettent en évidence les incohérences des évolutionnistes.

D’autre part, leurs travaux remettent en question le mythe de l’homme-nègre-père-de-l’humanité.

Dans une société qui a remplacé le Culte divin par le culte de la laïcité et de l’antiracisme, c’est un crime passible des bûchers de la nouvelle Inquisition ou des ergastules de l’oubli médiatique.

Laurent Blancy

(1) CESHE-France, BP 1055, 59 011 Lille.
(2) "Leviathan", Klein Potestraat 6, 3130 Betekom, Belgique.
(3) Ed. New Wire Press, England.
(4) Edité par Christian Press, Postbus 102, 9900 AC Appingedam, Pays-Bas.
(5) Cahier du CESHE n° 65 ; 3e trimestre 2002.
(6) Les Drs Malcolm Bowden, Harold S. Slusher et Meluin A. Cook ont réalisé en 1993 avec seize autres scientifiques de renommée mondiale une série de six cassettes vidéo très didactiques et accessibles pour toute la famille. Leur diffusion en version française a été assurée par Télé-Vidéo Production - Rochettes 3 - 2016 Cortaillod - Suisse, et ViViFie - 45, Avenue de Valenciennes - 59 400 Cambrai - France.
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