Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 310 du 19 décembre 2003 - p. 6
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Discrimination positive : racisme officiel

Quand Chirac se donne les gants de s’opposer, au nom de la tradition laïque et républicaine, au projet sarkozien d’instaurer une discrimination positive copiée sur l’ "affirmative action" américaine et qui consiste à préférer un candidat au motif qu’il est d’une ethnie ou d’une religion allogène, il feint d’oublier que lui-même a été le premier à imposer cette mesure raciste.

C’est bien Chirac, en effet, qui oubliant "le bruit et l’odeur" qu’il dénonçait naguère a, dès sa réélection, ordonné à Raffarin de prendre deux Maghrébins dans son gouvernement.

Ainsi, c’est la discrimination positive qui a désigné le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants Hamlaoui Mekachera et la secrétaire d’Etat au Développement durable Tokia Saïfi.

Un tel choix ne choquerait personne s’il était fondé sur la compétence. Mais ce n’est pas le cas. Tokia Saïfi le confirmera ingénument : « Si je ne m’étais pas fait "booster", si j’avais suivi le circuit normal, j’en serais à faire des réunions de quartier. »

Plus tard, en juillet 2003, c’est Chirac encore qui impose le Franco-Algérien Ali Bencheneb à la tête de l’académie de Reims. Là, la compétence est indiscutable puisque M. Bencheneb, docteur d’Etat en droit, est professeur à l’université de Bourgogne.

Mais l’Elysée, inspiré par l’ex-garde des Sceaux Jacques Toubon et Jeannette Bougrab, benjamine du bureau politique de l’UMP, membre du Haut Conseil à l’intégration et auteur d’un rapport sur "Les Discriminations dans l’accès au marché de l’emploi" présente cette nomination non comme un acte banal mais comme un « signe pour la communauté musulmane de la volonté du président de forcer l’Etat à bouger ».

Deux mois plus tard, c’est toujours Chirac qui oblige Ferry à donner le poste d’inspecteur général de l’Education nationale à Zaïr Kédadouche.

Et là encore, loin de considérer cette nomination comme normale eu égard aux qualifications de ce fonctionnaire, l’Elysée l’explique par la volonté « d’éviter que n’explose la bulle de la frustration » et d’envoyer « un signe fort en direction des quartiers ».

"Quartier" est un des termes politiquement corrects pour désigner les territoires occupés livrés à "l’économie souterraine", autre terme politiquement correct pour désigner le trafic de drogue et le racket. On en conclura que le chef de l’État croit la désignation d’un inspecteur d’académie arabe ou d’un secrétaire d’Etat kabyle suffisante pour jeter la racaille repentante dans les bras de la république.

Quel imbécile, décidément !

En fait, tout cela relève d’un autre racisme, le racisme anti-français dénoncé depuis près de vingt ans par l’Agrif(1) et qui, aujourd’hui, se trouve légitimé par les plus hauts personnages de l’État. Au point que Jean-Claude Dassier, directeur de LCI, la chaîne d’info câblée de Canal Plus peut, sans crainte d’être poursuivi, avouer à Libération : « Maintenant, à compétence égale, je choisis le candidat black ou beur. » Alors que la déclaration contraire serait immédiatement le motif d’une inculpation.

En fait, le terme de "discrimination positive" est le cache-sexe de la "préférence étrangère" que les lois antiracistes interdisent, Même si, à ce jour, elles ont été exploitées à sens unique, comme en témoignent certaines décisions iniques de tribunaux saisis par l’Agrif à l’occasion d’insultes proférées par tel journaliste juif ou tel comique nègre contre les Français ou les catholiques.

Il n’en reste pas moins que la discrimination "positive" est aussi punissable selon la lettre de la loi que la discrimination tout court.

Dans une vraie démocratie, la jurisprudence Catherine Mégret (condamnée pour avoir institué à Vitrolles une prime de naissance en faveur des Européens) obligerait donc à condamner Sarkozy.

Non seulement parce qu’il prétend nommer un préfet en raison de son appartenance à l’islam mais surtout parce qu’il lance cette absurdité : « Quand on est musulman, ça se voit sur la figure. »

Remplacez musulman par Juif et imaginez la suite...

Le Libre Journal

(1) Alliance générale contre le racisme et pour la défense de l’identité française. 70, boulevard Saint-Germain, 75005 Paris. (Cotisation : huit teuros par an.)
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